Nunz. Yen., vol. X, col
2. Nunz. Yen., vol. XXVl. col. 51. 52. Voir B. Cecchetti, p. 200; procès relatifs à la moralité dans les couvents.
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LA RÉFORMATION A VENISE
rendit en 1570 au monastère S. Salvatore pour ôter l'habit à tous les moines qui n avaient pas seize ans, conformément à une décision récente du Chapitre général de l'ordre. D'après lui, dans certains couvents se trouvaient des « moinillons » bien plus jeunes encore, souvent âgés de moins de quatorze ansi. Dans un monastère, le légat en délivra sept qu'il envoya dans leurs familles.
D'autre part, les évoques se refusaient à la résidence et donnaient un détestable exemple ; celui de Goncordia, Pietro Quirino, répondait au nonce qui le pressait en 1575 d'aller diriger son diocèse, qu'il était trop malade et cependant il semblait en santé florissante et Goncordia n'était qu'à une demi-journée de barque de Venise. Gette négligence à remplir ses devoirs ne l'empêcha pourtant pas de conserver son évêché pendant quarantehuit ans, de 1537 à sa mort en 1585 %
Quand le cardinal Borromée se rendit à Venise, en 1580, il y trouva seize évêques qui y vivaient continuellement; il insista auprès du nonce pour qu'il les obligeât à regagner leurs diocèses 3.
Le Gonseil des Dix se plaignait de ces négligences. Le 21 juin 1550, il déclarât que le gouvernement pontifical devrait, loin de lui reprocher sa mollesse envers l'hérésie, « s'occuper d'obliger les évêques à prendre soin eux-mêmes des âmes qui leur étaient confiées et qui ne se perdaient que