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MŒURS DU CLERGÉ
prendre par la barbe ; l'évêque lui cria : (< C'est ainsi que tu en uses avec un évêque dans la maison d'un autre ! » Et les choses en restèrent là ; cet accident suffit à montrer le peu de respect qu'inspiraient parfois les plus hautes dignités ecclésiastiques.
Deux mois après, le 29 octobre 1551, Tévêque de Tivoli, Marco Antonio Croce, faillit être assassiné à la suite d'un dijBFérend '.
L'évêque de Reggio, Gio Batta Grosso, était un joueur de cartes sans vergogne, ce qui l'amenait parfois à proférer d'affreux jurons. Un « preposito » à l'église S. Nicola de la même ville déposa, le 16 janvier 1555, qu'il se rencontrait souvent avec des joueurs de profession à un jeu fort en vogue alors, la « primiera » et que, lorsqu'il perdait, il criait : « Par le sang, par le corps du Christ » ; ou bien pis encore. Parfois il allaitjouer chez des gens de la ville, habillé en laïc et l'épée au côté ; il entrait même chez des femmes et y tenait des propos indécents. D'autres témoins confirmèrent ces dépositions ^.
En 1538 (11 avril), « la Curie eut la certitude », dit un document, qu'un prêtre, Bartolomeo de Galli, avait volé avec le concours de quelques complices une croix d'or et des calices dans une église du diocèse de Novare ; ces objets avaient été vendus ù, un juif de Mantoue ; l'évêque fit arrêter le cou-