Cod. Cas., 2653, fol
330 PROGRÈS ET EXTINCTION DE LA BÉFOnME.
contre les hérétiques, les étudiants Protestèrent «t obtinrent que des remontrances leur fussent aï esle^ Défense était faite de rendre les derniers honneurs aux morts qui n'auraient pas fa.t une fin
bien chrétienne^. .a,.
Padoue demeura longtemps un des centres du protestantisme italien. BuUinger parle dans ses fettres dun chanoine qui voulaH combmer les nte catholiques et les nouvelles .dees3 Le S^mt^Siè^e écrivait au nonce Capilupi, le 17 octobre 1562, qu V avait à l'Université des étudiants français qu, « ne vivaient pas catholiquement » et que 1 Inqursition devait, ou bien les faire mettre en Pnson. ou bien les obliger à quitter la ville\ L'année suivante, le 16 efle 30 janvier (1563), la secreU.rene d'État prévenait encore le nonce que « ^^^^^^''l secte huguenote^ » se développait plus qu on ne pensait à Padoue comme à Venise et le pressait de !^a" r le péril au Conseil des Dix. Un peu p us ard, ce sont les étudiants allemands qunnquiètent VÉg ise ; le légat écrit à Rome, le 14 septembre 1566 au'fls mangent de la viande le vendredi et le Triedi et se conduisent en luthériens bien que
1 B.X0.0 Bbuo,, La Scuola padovana di Diritto romano nel *T'"coYBaKxi.!2t Lettres originales de Faechinettl.
de ces petits enfants éunt J°"^be malade à Pad^ou , ^^^
Sr r S" r^teuTd-e mr/e lu concile de Trente. Fa...
""sS irpr'emTr-e fois que le mot est employé dans la correspondance des nonces.
LA REFORxMATlON A BRESCIA.
sans ostentation. Le gouvernement, ajoute-t-il, Fa constamment tolérée En 1596, l'évêque « se proposait de ramener par la douceur à la religion catholique, deux jeunes étudiants ou de procéder judiciairement contre eux s'ils se montraient obstinés»^. Au commencement du xvii' siècle, on discutait encore dans les écoles et dans les académies padouanes sur la a mortalité de l'âme » ; le philosophe Gesare Cremonini y enseigna pendant quarante ans; or ses doctrines ne laissaient pas d'êtres suspectes^; l'Inquisition, sur la dénonciation d'un moine, Angelo Castellani, engagea contre lui un procès qui n'abautit pas^; sa maxime n'étaitelle pas qu'on devait penser à sa guise et agir comme tout le monde : « Intus ut libet. foris ut moris^? » Tous ses ouvrages furent mis à Tindex.