‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 447 sur 470 · PADOUE · texte numérisé non relu

PADOUE

A Padoue l'afflux incessant déjeunes Allemands entretenait le foyer qu'avaient créé les premiers promoteurs du protestantisme.

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col. 120. Parfois on ne pouvait se °^«'^^^,^*^^°„\\uentaloire à du blasphème, étaiwl "«'é^'l^^ <>» ""^^2*°'^, , «ut une longue la majesté divine. Le cas se présenta en 1621 , y controverse^Cod. Cas. 2653 foLbS. ^^ ^^, ^^^^

2. Nunz. Yen., vol. XXii, c. ^i*, Casanatense, 2653, fol. 86.

LA REFORMATION A PADOUE

Dans une séance du Conseil des Dix tenue le 21 juin 1550, il fut annoncé que plusieurs « chefs de secte » faisaient à Padoue une ardente propagande. Les recteurs de Padoue, ainsi que ceux de Vicence, Brescia, Bergame, étaient avisés d'avoir à surveiller ce mouvement sans rien faire toutefois avant de consulter le Conseil. Les recteurs de Padoue répondirent qu'il n'y avait pas d'hérétiques dans la ville mais le Conseil leur imposa d'exiger des étudiants le serment de fidélité au Saint-Siège et de faire savoir aux chefs des colonies étrangères que l'intention du gouvernement était qu'elles vécussent catholiquement^*

Un jeune étudiant, Pomponio Algeri, qui était arrivé de Nola déjà imbu, il est vrai, des idées nouvelles, entreprit de faire des prosélytes; il fut arrêté et, contrairement à la coutume, livré à l'Inquisition romaine; comme il avait refusé de se rétracter et, au moment suprême, de se confesser, on lui infligea le supplice du feu (19 août 1556)'^.

Un peu plus tard, l'inquisiteur de Padoue se plaignait que plus de six cents étudiants étaient hérétiques et le Saint-Office lui recommandait de les surveiller, « de faire qu'ils vivent catholiquement », et de ne permettre qu'on leur décernât le titre de docteur qu'après qu'on aurait obtenu des gages certains de leur retour à la foi catholique^. Cependant certains prédicateurs s'étant emportés

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