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Tacchi-Ventubi, p. S32, Nunz. Ven., IV, col

LA RÉFORMATION A VÉRONE. 555

leurs premiers interrogatoires confessé leurs opinions luthériennes et dénoncé des complices; un noble, Andréa Pasqualigo; un avocat, Ludovico Corte; un médecin, Vincenzo Negrone, lesquels prirent la fuite, excepté le dernier qui avait été aussitôt saisi; on le soupçonnait fort d'avoir envoyé deux lettres hérétiques à un moine, mais les preuves certaines de sa culpabilité manquaient; il en était de même pour les autres ; on ne possédait contre eux que des présomptions et l'on sait que l'Inquisition mettait autant de circonspection à engager des poursuites que de rigueur ensuite dans les moyens employés pour arriver à la conviction des suspects. Or, le 2 mai (1S67), le principal inculpé et témoin, Matteo Riva, fut trouvé mort dans sa cellule et le bruit se répandit aus-' sitôt qu'il avait été assassiné pour l'empêcher de parler. Deux médecins furent immédiatement charges de procéder à son autopâie et ils assurèrent qu'il avait succombé à une attaque d'apoplexie.

Son fils Alessandro qui, dès le début, avait montré peu de fermeté, se rétracta en due forme; aussi fut-il simplement condamné à se présenter chaque mois, pendant cinq ans, devant le tribunal mquisitorial, à jeûner tous les vendredis, à se confesser et à communier quatre fois par an ; en outre il devait être exposé toute une matinée avec le sanbenito devant la porte S. Gemignano, sur la place Saint-Marc. En ce qui concernait cette dernière pénitence, le Conseil des Dix avait pro-

testé à cause « de la qualité de la personne ». mais le légat passa outre ' .

Pie V déplorait, en 1569, les progrès du protestantisme dans le diocèse véronais et l'attribuait au relâchement et à la nonchalance des frères mineurs; pour y remédier, il décida q"« l^/'^^^" tion des tribunaux inquisitoriaux, tant à Brescia qu'à Vérone et à Yicence, serait désormais confiée

aux dominicains'^.

On n'envoyait pas les hérétiques de Vérone aux galères, non par humanité, il est vrai mais parce qu'on trouvait que leur travail était insuffisant (décret du 4 février 1558). Toutefois, en 1568. on revint sur cette mesure parce que, dans leurs prisons, les condamnés avaient fait de la propa-

^^he'n juin 1576. eut lieu l'exécution d'un jeune homme de vingt-cinq ans, qui avait ete à

Genève. , „ . ,•

Le 12 juillet 1576, on précipita dans 1 Adige. un

hérétique, avec une pierre au cou.

Le 24 juin 1584, un vieux peintre eut le même

sort

En 1591, l'Inquisition engagea un procès contre la ville de Vérone, sous le prétexte quelle avait autorisé certains habitants à aller en France prendre du service dans l'armée du roi Henri IV

4 Niinz. Ven., vol. IV, col. 7, 14.

2* c4t ce qui s'était fait à Venise comme on Ta vu i. Alessandro Righi. Nuovo Archivio Venelo, n. 80, Venise, 1910, p. 305 et suiv.

LA RÉFORMATION A BERGAME

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Mais on reconnut que l'affaire était mal engagée; il y avait eu de faux témoignages, l'inquisiteur fut déplacé et le pape s'entremit pour assoupir le procès^.

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