‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 458 sur 470 · Cod. Cas., 2653, fol. 42. Année · texte numérisé non relu

Cod. Cas., 2653, fol. 42. Année

3. L. CARCERERr, Appunti..., Zurletta, p. 26. Cav. Carlo Giu- LiANi, Étude sur la famille Madrucci, demeurée manuscrite et déposée à la Bibliothèque de Trente. Elle contient d'abondants détailssur la Réformation dans le Trentin.Cf. Zanolini, Appunti.,., Trente, 1909.

1. Nunz. Ven., vol. XIII, col. 451. Lettre du 18 janvier 1575.

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LA REFORMATION DANS LE FRIÔUL

le cadavre avait disparu; le diable impatient l'avait déjà emporté.

De telles histoires habilement propagées devaient faire plus que les rigueurs inquisitoriales pour écarter de la Réforme les esprits simples.

Les représentants des cités du Frioul résistèrent constamment aux empiétements des tribunaux ecclésiastiques ; plus d'une fois ils adressèrent à ce sujet des suppliques au patriarche ou aux autorités vénitiennes.

En 1579, le « lieutenant » Daniele Foscarini annula un procès de l'Inquisition parce que les deux magistrats laïcs et le représentant du gouvernement n'avaient pas été convoqués. L'année suivante, son successeur prit une décision semblable.

En 1575, la ville de Villach était « infestée d'hérésie » par la faute du patriarche d'Aquilée •qui avait accordé aux autorités locales le choix de désigner les curés des paroisses; or ceux qui étaient ainsi choisis avaient, paraît-il, des sentiments hérétiques. Le nonce fut même chargé de le réprimander et de lui rappeler qu'il avait charge d'âmes^

On trouve des réformés à Trévise, à Conegliano, à Bellune où Giulio Maresio professait ouvertement les doctrines luthériennes; il fut condamné à cinq ans d'exil, revint, fut de nouveau arrêté et, cette fois, condamné à la peine de mort qu'il subit,

ce semble, à Rome, le 1" octobre 1567, en même temps que Carnesecchi*.

Un inquisiteur envoyé à Bellune, ne put exercer ses fonctions malgré l'intervention du nonce, parce qu'il n'était pas natif de la ville^.

A Dignagno et à Pola, la majorité des habitants s'étaient détachés du catholicisme; on ne disait plus qu'une courte messe chaque jour; les reliques de sainte Lucie avaient été envoyées ailleurs; il n'était partout question que de controverses religieuses (1549). Dans le cloître de S. Clara à Udine, il y avait, en 1550, cinq nonnes luthériennes^.

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