Investigationes, vol. VI, fol
4. Turin, Archiv. di Stato, Sez. I, Let. amb. di Roiïih, Maz?» I.
MŒURS DU CLERGÉ
abbé de Bertinoro, dans laRomagne, un témoin à qui on avait demandé si, à sa connaissance, l'abbé avait contracté mariage, répondit qu'il l'avait vu (( passer l'anneau au doigt d'une femme nommée Antoniai ». Ensuite l'abbé vécut quatre ou cmq ans avec une nonne dont il eut deux fils.
Neuf ans plus tard (janvier iW*) il eut de nouveau à comparaître devant le gouverneur de Rome parce qu'il avait été cause d'un scandale 2. Une femme déposa que l'abbé avait enlevé sa fille Caterina qui était mariée et que depuis des années il vivait avec elle ; que même lorsqu'il avait été emprisonné à la Corte Savella, elle allait le retrouver car il y jouissait d'une certaine liberté. L'abbé s'était servi de sa fille pour faire porter à la femme de Alessandro Mattei des nouvelles de son fils détenu comme lui à la Corte Savella. La servante de Caterina confirma cette déposition. Cependant les parents du mari de Caterina la menaçaient de la tuer si elle continuait de vivre avec l'abbé; alors elle se sauva dans le couvent des « emmurées » de Sainte-Marie-Majeure; l'abbé l'y rechercha et lui fit par écrit de telles promesses qu'elle en ressortit. Sur quoi, le cardinal Cesi fit fermer le couvent. Les lettres de l'abbé avaient été retrouvées dans le coffre de Caterina.
En ibk^ [V"- mars), le fiscal et la Curie engagèrent une action contre Francesco Marchesim, abbé d'un monastère à Florence, parce qu'il avait,