Archiv. di Stato, Atti gov., Sec. XVI, Prot. 10, fâsc
pendant quatre ans, entretenu une femme dans le monastère; elle s'y croyait tout permis, insultait les moines, régentait la communauté; quand on eut fait comprendre à l'abbé que ce scandale devait prendre fin, il l'établit dans une maison voisine qui fut meublée et approvisionnée aux dépens du monastère. Cette femme, qui avait été servante à l'hôpital S. Antonio et ne possédait rien, devint fort riche. Un jour elle alla avec Fabbé à Pistoia acheter une vigne; on les voyait d'ailleurs se promener ensemble dans les rues et dans les marchés de la ville ^
En 1548 (18 février), une femme déclare qu elle est venue à Home en 1535 avec un prêtre, Francesco Ponza de Cavour, qu'elle avait connu étant dans un couvent de Savoie, à Savigliano; le jardinier du couvent avait servi d'intermédiaire; son frère l'avait placée dans ce couvent pour plus de sûreté sept mois auparavant, « parce que les soldats battaient la campagne et <iu'on en use ainsi avec les jeunes filles ^ ».
Ce qui prouve surabondamment la licence des mœurs d'une partie du clergé et combien peu elle était réprouvée, ce sont les légitimations. Ces légitimations, d'ailleurs fréquentes, avaient lieu dans des formes tout à fait officielles, devant le collège « Scriptorum Archivii Romanœ Curiœ », lequel siégeait dans le palais du Vatican. C'était tantôt le père qui les provoquait, tantôt l'enfant ou