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Investigationes, vol. XXVIII, fol

MŒURS DU CLERGÉ

mieux ses tuteurs, car l'enfant avait parfois trois ou quatre ans; le but de ces reconnaissances était le plus souvent d'habiliter l'enfant à succéder à son père. Le nom de la mère manque rarement ; il figure toujours quand, et c'était le cas le plus fréquent, elle était de mauvaise vie, avec le qualificatif (c mulier soluta ». Quand c'était une veuve, elle n'était généralement pas nommée.

Une constatation assez curieuse qu'on peut faire dans ces actes, c'est que les enfants portent presque toujours des noms tirés de l'antiquité latine ce qui tendrait à prouver l'influence de l'humanisme dans tous les rangs du clergé.

En 1517 (16 septembre), le fils naturel de l'évèque de Bassano est légitimé par les soins d'un notaire qui reçoit 5 giuli ; peu après, une fille du même prélat est légitimée moyennant même rétribution*.

Le 26 mai 1536, légitimation de quatre enfants, Tommaso, Cornelia, Cassandra et Lucrezia, qu'un prêtre du diocèse de Fermo, Pieranti Montone, avait eus de deux fenmies.

Le 7 juin suivant, légitimation de Giulio, Virgilio et Fui via, qu'un prêtre, Cesare de Nobili, avait eus d'une femme dont le nom répondait peu d'ailleurs à sa profession car elle s'appelait Santa 2. Le 28 juillet 1539, légitimation d'Hannibal et de Pietro-Tarquinio, âgés de huit ans et de sept

1. Archiv. Stor. CapiL, S. R. Curia, Legitlimazioni, vol. II,

fol. 95.

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