Cambi, Giovenni, Delizie degli Eruditi, vol. XXL
qui ont le moins de religion, il en faut attribuer la cause aux coupables exemples de la Curie romame. Nous devons aux prêtres d'être mauvais et incrédules 1. » Le cardinal Carafa (Paul IV) s'exprime à peu près de même dans une lettre qu'il fit parvenir au pape Paul IIÏ par l'intermédiaire de fra Bonaventura, provincial des frères mineurs de l'Observance : « 11 n'y a pas de fauteurs, de défenseurs et de promoteurs de l'hérésie plus grands que les mauvais prêtres; on voit par suite de la libérahté de F Église, des enfants et des soldats posséder chacun trois ou quatre paroisses et ils ne s'y font point remplacer par économie; entrés comme des loups dans ces églises et dans la garde des âmes, ils font un massacre du sang de Jésus-Christ et un commerce des sacrements auxquels d'ailleurs ils
ne croient pas -. »
Et Luther cite dans son Appel à la Noblesse le dicton : « Pins près est Rome, pires sont les chrétiens. «