Voir p. 25 et PonUficat de Paul IV
OUVRAGES POLÉMIQUES
Le duc de Savoie, Charles III le Bon, se lamentait en 15*27 que ses États fussent infectés d'hérésie et en attribuait la faute aux « livres dangereux » qui y étaient introduits sans cesse de toutes parts. Pour parer au danger, le pape Clément VII conféra, le 13 janvier 1527, les fonctions d'inquisiteur général en Savoie à Tommaso lilirico qui avait auparavant lutté efficacement contre l'hérésie dans certaines parties de l'Allemagne i.
Mais il ne semble pas qu'il ait réussi puisque vers la fin du siècle, en 1569, Turin était encore plein de livres défendus sans qu'on pût découvrir le libraire qui les vendait ; on supposait que c'était un commis en librairie qui avait vécu longtemps à Lyon où il s'en faisait un grand trafic, mais les preuves manquaient. Une perquisition ne donna aucun résultat-.
u Des librairies entières ont été transportées en Italie malgré tous les édits du pape », écrivait vers 1540 Mélanchton au prince George de Anhalt^.
A Rome même les libelles se multipliaient. Pendant des années, le gouvernement pontifical laissa apposer sur la statue de Pasquin des épigrammes dirigés d'abord contre les gouvernants, contre les maîtres de l'Université, les grands et les prélats, puis contre le souverain pontife et enfin, à l'instigation de l'Are tin et de Anton Lelio, contre l'Église et les dogmes. On fit des recueils de ces pasquinades ^.