C\J(TV,lEretici,ivo\. II, p
148 COMMENT SE RÉPANDIT LA RÉFORME
Au temps de Paul 111 :
Pour qu'ils chantent, on donnait jadis aux poètes beaucoup Que me donneras-tu, Paul, pour que je me taise ? [d or ,
D'autres pasquinades sont d'im tour plus hardi. Oa transposa des vers de lÈnéide. Au pape inquiet du sort des siens, Pasquin disait :
Dii patrii, set^ate domum, servate nepotem.
Curione ne pouvait faire mieux que d'adopter cette forme si bien accueillie, puisque aussi bien il sV^tait proposé d'écrire, non un livre de méditation et de douceur évangélique comme le Bénéfice du Christ, mais un pamphlet destiné à ridicuhser la papauté et ses dogmes.
Conformément à la formule consacrée, Pasquin a pour interlocuteur Marforio, mais celui-ci n est ^uère qu'un confident de tragédie qui, par une interjection ou une remarque, permet à Pasqum de reprendre le cours de ses invectives et de ses raisonnements. Il attaque les tièdes comme ses pires ennemis Érasme qui ^ balance entre le Ciel papistique et le Ciel chrétien » est comparé dans une image compliquée i\ un homme attaché par le milieu du corps à une corde liée à deux colonnes, ayant un sac pesant aux pieds et sur la tête deux grandes cornes droites entre lesquelles on aurait placé un voile, en sor e aue lorsque le vent souffle, le corps est renverse la tête'enbaset, lorsqu'il cesse, le corps se redresse à cause du poids du sac. Ailleurs la Vierge « chargée d'anneaux et de bracelets, couverte de pierre-