‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 86 sur 470 · RÉFUTATIONS · texte numérisé non relu

RÉFUTATIONS

tion des Serinons, Ochino avait développé par écrit ses opinions daas une lettre adressée aux Siennois aussitôt après sa fuite d'Italie (août 1542) V Catarino réfuta ce factum dans un écrit qui parut deux ans après et qui a pour titre Rimedi a la pestilente doctriaa di frate Bernardino Ochino. Catarino y expose à son habitude, argument par argument, les idées, de son adversaire et les contredit :

Ochino. — C'est une chose impie de souffrir et de travailler avec la pensée d'effacer, au regard de Dieu, ses péchés et de mériter la bienveillance divine, car c'est dire que Jésus -Christ n'a pas satisfait pour tous.

Répo7ise. — C'est là un infâme blasphème. Saint Pierre aurait donc eu tort de parler comme il l'a fait. Ainsi parce que Jésus a satisfait, nous n'aurions pas besoin de satisfaire ; parce qu'il a prié, nous n'aurions pas besoin de prier; parce qu'il a été juste pour nous, nous n'aurions pas besoin d'être justes. C'est un blasphème que de dire qu'il ne faut pas travailler pour mériter et recevoir la grâce de Dieu.

Ochino. — Il est impossible que nous accomplissions de nous-mêmes une œuvre vraiment bonne et agréable à Dieu, si nous ne possédons la vraie foi, parce que celui qui ne sent pas le grand bénéfice du Christ, garde en lui de l'amour-propre et de la confiance en soi-même.

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