‹ La Réforme en Italie [microform]Chapitre 88 sur 470 · MUZIO · texte numérisé non relu

MUZIO

L'un des polémistes catholiques les plus actifs après Contarini, fut l'écrivain Girolamo Muzio, auquel ses nombreuses et véhémentes publications contre les doctrines protestantes valurent le titre de Maliens hœreticorum, le marteau des hérétiques * .

1. Paolo Gi.wicii, Vie de Muzio, Trieste, 1847. A. KorcciiiNi, Lettre di J. Muzio. Dans Archivio di l'arma, Parme, 1864,

192 COMMENT SE RÉPANDIT LA RÉFORME

Il était né à Padoue en 1^96, mais sa famille était originaire de Capo d'istria et c'est pourquoi on le surnommait Giustinopolitamis. Il avait d'ailleurs lui-même transformé le nom de sa famille de Nuzio en Muzio qui avait une tournure plus classique. .

Après avoir, comme il le raconte lui-même, parcouru « la haute et la basse Allemagne », la France et les Pays-Bas, séjourné à plusieurs rci^rises à Rome, servi divers souverains, cherché fortune dans bien des cours sans y jamais réussir, il se laissa persuader au sortir d'une très grave maladie de s'enrôler parmi ceux qui défendaient de leur plume le Saint-Siège. « Depuis trois ans, écrivait-il le G février 1552, que j'ai entrepris mes écrits catholiques, bien des personnes savantes et pieuses m'ont réconforté et conseillé de consacrer à Dieu le peu de temps qui me reste à vivre. » Il commença en effet une série de répliques aux écrits de Vergerio, d'Ochino et d'autres promoteurs de la Réforme. Les Vevgeriane furent publiés en 1550, les Mentite Ochiane ïdinnée suivante; il eut une longue controverse avec un Romain, Francesco Betti, lequel avait raconté dans une lettre qui fut publiée, la fuite d'Ochino et son entrée parmi les rangs des protestants. Betti ayant répliqué, Muzio lui répondit par un pamphlet intitulé Malizie Bettine qui parut en 15G5. Betti mit neuf ans à préparer une réponse qui fut imprimée en 157^,

p. ^,1, TiRABOscHi, vol. VIII, p. 326. voir à l'Appendice sa bibliographie.

Page 1