Tacchi-Venturi, p
3. Né en 1508, mort en 1578. Poète et auteur de diverses comédies dont une Amor cosfnnte fut jouée devant rempereur*Charles- Quint, lors de son passage à Sienne en 153G. Grégoire XIII le nomma archevêque de Patras en 1575. De Tnou, Histoire, liv. LXV, m fine, parle de lui.
COMMENT SE REPANDIT LA RÉFORME
rencontraient avec les érudits et les philosophes et y apprenaient à connaître leurs idées.
A Rovigo, lacadémie des Endormis suivait attentivement le mouvement protestant. Longtemps, ce fut en grand secret, mais en 1560, un placard les dénonça publiquement comme pactisant avec les hérétiques. Le capitaine de la ville, Gaspare Bembo, assoupit l'affaire en sorte que l'académie put continuer à propager les idées protestantes. Un nouveau capitaine lui ayant sueccédé, l'académie, considérée comme « un nid d'hérésie », fut dissoute (1562). Presque toutes les personnes suspectes firent une abjuration solennelle, quelques-uns durent quitter la ville.
A Naples, les Sirènes, les Inconnus, les Ardents formaient des centres de critique et d'agitation ^
Mais l'exemple le plus frappant de l'action que pouvaient exercer les académies se voit à Modène ^.
Un médecin qui enseignait le latin et le grec, Grillenzone, avait institué une société dont les membres se réunissaient chez lui en des banquets ; on appelait sa maison « l'auberge des lettrés ». Dans ces réunions on s'entretenait de morale, de théologie, d'exégèse et de la réforme de l'Église. En 1537, un livre considéré comme hérétique circula dans la ville, grâce à la connivence des membres de cette association; une dénonciation parvint à Rome et l'inquisiteur local eut mission