Pallavicino, vol. II, p
LA CONGRÉGATION DU DIVINO AMORB
en 1515 et en 1516; il y fréquenta les érudits et les gens de lettres et fut un des hôtes assidus de ces assemblées littéraires que réunissait dans ses jardins du forum de TrajanS le luxembourgeois Goritz, auquel on donnait à Rome le nom de Corycius. Bembo, Sadoleto, qui penchèrent vers les idées nouvelles, y venaient volontiers ainsi que Girolamo Vida; on comparait même plaisamment Corycius à Luther : « Ambo blbaces, ambitione ambo nequitiaque pares. » Hutten chanta lui-même « l'autel » de Corycius. Hutten ne fut pas seulement à Rome; il visita les principales cités du Nord, Venise, Milan, Ferrare et Bologne et ne put manquer d'y faire connaître ses idées.
Coritz avait reru également Reuchelin.
Érasme résida assez longtemps à Rome où il fut en relation avec la plupart des érudits et des esprits éclairés que la ville comptait alors. Bembo demeura en correspondance avec lui.
CONGRÉGATION DU DIVINO AMORE
Il s'était constitué dans plusieurs villes d'Italie des associations qui, bien qu'animées d'un tout autre esprit que les académies, favorisèrent également, mais involontairement, la diffusion des revendications protestantes.
La doctrine de l'Amour divin était en grande vogue en Italie dans les premières années du