LUTHER : DE L ETAT DE JUSTICE
nier Dieu ; il se considérait à l'égal des damnés, se trouvait maudit et abandonné de Dieu, ressentait la colère divine, se croyait rejeté par Dieu, tenait Dieu pour Satan, et souffrait ce que souffrent actuellement les damnés. »
Et pourtant Luther soutenait que, dans l'homme, le premier et moindre mouvement, le mouvement le plus imperceptible de la concupiscence est un péché damnable : Luther, qui mettait dans l'àme de Jésus-Christ tous les mouvements que nous venons d'énumérer d'après lui, et qui, en parlant de l'état de Tàme de Jésus-Christ au Jardin des Olives, prétendait que le Rédempteur y avait évidemment opposé sa volonté à la volonté de Dieu, qu'il y avait voulu le confraire de ce que Dieu voulait, et cela si fortement qu'il n'avait brisé sa volonté propre et ne Tavait soumise à celle de Dieu qu'après de grands efforts *.