‹ La régence et Louis QuinzeChapitre 53 sur 72 · IX)IIS XV · texte numérisé non relu

IX)IIS XV

scnter à M. de Clioiscnl rimilililé de cette guerre et lui prédire son désastreux: résultai ; il avait ordouiié à uotre ambassadeur d'aller de l'avant, et, sur de nouvelles observations de M. de Vergcnnes, il lui avait envoyé sa démission cl l'ordre de venir en Bourgogne, où, depuis cette époque, il était resté sans crédit et sans emploi.

Ce (pi'avait prédit M. de Vcrgennes arriva ; la Turquie fut battue, comme nous l'avons dit, à propos des fêtes données par Potemkin à Catherine II ; les armées russes envahirent la Moldavie, et les chevaux des cosaques du Don se désaltérèrent au Danube. Alors l'Autriche, effrayée du contact qui s'opérait entre les conquêtes russes et ses possessions territoriales, se rapprocha du roi de Prusse , sollicitant la neutralité en cas de guerre. Ainsi , le vieux Frédéric , presque intrus à son arrivée au trône dans la grande famille des rois européens , ce petit électeur de Brandebourg, comme on l'appelait encore au commencement de son règne , se trouvait dans la vieillesse courtisé par les deux grandes puissances du nord, et l'arbitre des destinées européennes, tandis que M. de Choiseul, qui avait voulu le détrôner, était, lui, exilé à Chanteloup.

De ce rapprochement de l'Autriche et de la Prusse , naissait l'idée du partage de la Pologne. Chacun y trouvait son compte.

La chose fut donc promplement arrêtée entre les puissances du nord, qui ne crurent point pour cela avoir besoin de la France.

L'Autriche introduisit ses troupes dans Zips, et la Prusse dans le duché de Posen.

Catherine tenait Varsovie.

La commotion fut grande à Versailles quand on apprit le grand écartellement politique.

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