‹ La région de l'Abitibi, terres à coloniser, etc. [microforme]Chapitre 37 sur 38 · PAGE A RELIRE · texte numérisé non relu

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On l'a dit et on l’a répété bien souvent : il n’est pas de sort plus enviable que celui du cultivateur. Levé avec l'aurore, il salue le premier le réveil de la nature ; tout le jour, il vit au milieu d'elle, jouissant de ses beautés et respirant l'air de la plus complète liberté. Sür du lendemain, le coeur joyeux et l'âme remplie d'espoir, soit qu'il trace le sillon d'où sortira la nourriture de l'humanité, soit qu'il mois-

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sonne les blés qui se bercent à la brise d'automne ou qu'il prenne le repos du soir, entouré de ses enfants, rien ne peut ébranler la confiance qu'il a dans l'avenir.

. + Cultivateurs, aimons bien noire province, sachons nous y attacher et la cultiver avec amour, car à quoi pourrait servir de nous en éloigner ? Si le Canada est notre grande patrie, la province de Québec est, ne l'oublions pas, notr jetite patrie, c'est-à-dire le lieu où nos aspirations les plus chères doivent nécessairement trouver leur plus complet é-anouissement. Notre province est belle, riche et prospère et je ne connais pas de ciel au monde sous lequel nous serions plus heureux.

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