CONCLUSION
D'après la description qui vient d'être faite de l'Abitibi, il est évident que cette région sera avant longtemps une des parties les plus peuplées et les plus riches de la province de Québec. Ce qui s'accomplit là est tout simplement merveilleux ; la hache du colon taille largement dans la forêt vierge, la charrue ouvre le sol riche et fertile, les paroisses se bâtissent, s'organisent comme par enchantement, Rien n'est laissé au hasard, tout marche d'après une idée préconçue, une méthode déterminée.
Pères de famille qui avez des fils à établir, jeunes gens qui voulez vous. attacher à la terre, et rester fidèles aux traditions ancestrales, journaliers des villes et des campagnes, qui songez à embrasser le noble métier d'agriculteur, venez vous établir dans l'Abitibi, au milieu de compatriotes qui seront heureux de vous recevoir. N'allez pas vous disperser au loin, éparpillant ainsi des forces qui ont besoin d'être groupées dans le moment.
En venant travailler au développement d'un petit coin de l'Abitibi, vous travaillez au développement de notre belle province de Québec, vous accomplissez une oeuvre patriotique et nationale ; vous le comprendrez en lisant ces belles paroles de Sir Georges-Etienne Cartier :
“ La population ne suffit pas à constituer une nationalité, il lui “* faut encore l'élément territorial. La race, la langue, l'éducation et les ” moeurs forment ce que j'appelle un élément personnel national. Mais ” cet élément devra périr s'il n’est pas accompagné de l'élément territorial. ” L'expérience démontre que pour le maintien et la permanence de toute ” nationalité, il faut l'union intime et indissoluble de l'individu avec le ‘* sol.
“ Canadiens-Français, n'oublions Pas que, si nous voulons assurer ” notre existence nationale, il faut nous cramponner à la terre. Il faut ” que chacun de nous fasse tout en son pouvoir pour conserver son patri- ” moine territorial. Celui qui n'en a point doit employer le fruit de son ” travail à l'acquisition d’une partie de notre sol, si minime qu'elle soit.
SE
* Car il faut laisser à nos enfants non seulement le sang et la langue de * nos ancêtres, mais encore la propriété du sol.” (21 oct. 1855).
Bureau d'immigration et de colonisation et agence de mines, de pêche et de chasse du gouvernement de la province de Québec, 82 rue St-Antoine, Montréal, Canada.
Pour Immigration et Mines, comprenant le placement gratuit de domestiques et de valets de ferme ; l'émission des certificats de mineurs ; de permis d'exploration minière et toutes informations relatives aux sujets ci-dessus, prière de s'adresser à
EMILE MARQUETTE, Agent d'Immigration et de Mines, 82, rue St-Antoine, Montréal.
(L'immigrant est certain de trouver promptement ici, à son arrivée, des emplois avantageux sur les fermes et dans les f: milles.)
Pour la Colonisation, Pêche et Chasse, com, renant les informations générales sur les régions de colonisation ; l'obtention de facilités de transport pour les colons et l'émission de permis de Chasse et de Pêche, prière de s'adresser à
L.-E, CARUFEL, Agent de Colonisation, de Pêche et de Chasse, 82, rue St-Antoine, Montréal.
N. B. -— Pour brochures, cartes régionales, se rapportant à l’Immigration, à la Colonisation, aux Mines, à la Chasse et à la Pêche, prière de s'adresser aussi au No 82 rue St-Antoine. L'envoi par poste de brochures et de cartes est franc de pert.