ce
Il y a iei d’autres couches plus étroites, — une de dix-huit pouces, et plusieurs variant de deux à six pouces.
Dans le 14 N. O. sec. 4, tp. 22, R. IIL, il y une couche de lignite dont l'épaisseur varie de 2 pouces à 3 ou 4 pieds. L’inclinaison est presque nulle, maïs la formation est plutôt irrégulière et onduleuse. Il y a un vieux tunnel effondré sur la rive nord du creek, ce qui indiqne qu’on y a jadis extrait de la houille. Sur la rive sud du creek, et à 200 ou 309 picds en amont, il y a une autre couche, probablement la même. Cette pronriété est connue sous le nom de ‘‘houiller Patter-
son ”?, Bras Nord du Fish Creck
Sur la rive sud de ce creek, et à 400 où 500 pieds à l’intérieur 14 S. O., sec. 21, pt. 22, r. III, se trouve un certain nombre de vieilles exploitations minières, toutes cffondrées ou inondées.
La section suivante a été obtenue dans un endroit voisin d’un ancien puits.
Pieds Pouces
Houille .. ,. .. .. .. ., .. ,, ee ee + ou ce eee 2 Ù Schiste .. ,, .. .. .. se Ù 6 Houille .. .. .. .. . 9ig à à ..
Schiste ., .. ., .. ces sue . 4 à5 .
Huuille .. .. ., .. ., .. .. 4, .. 1 ü
Jei, l'inclinaison est à peu près perpendiculaire.
Ce gîte est connu sous le nom de ‘‘houille Gansby””, et est le plus riche de ces houillers du Fish ereek, qui sont tous du même horizon, mais qui devraient avoir une importance considérable. Ces houilles semblent être du même horizon que celles de B. de P. Lineham, sur le bras sud de la Sheep river et sur la propriété de M. Tower, sur le creek Jumpingpound.
Bras Sud de la Shecp Hiver
Sur le 14 S. E. see. 80, tp. 19, r. IV, il y a une couche de houille de très bonne apparence, d’une épaisseur de plus de 7 pieds. Un cchantillon d’affleurement moyen, analysé par M. Hoffmann, donne :—
Eau. Mat. Vol. Comb, Carbone fixe. Cendre.
Il y à aussi plusieurs couches plus étroites ici, d’une épaisseur de quelques pouces serlement.
Dans le 14 $. O., sec. 29, tp. 19, r.iV, plusieurs couches de houille se présentent à quelques pieds de distance. On en a remarqué deux qui avaient une épaisseur de 5 à 6 pieds, et cinq de 2 à 4 pieds. Il y a aussi deux vieux tunnels complètement effondrés, ce qui empêche l'examen des couches qu'ils ont couvertes. En aval de cet endroit, et dans un ravon d'environ trois milles, un certain nombre de couches, tpaisses de quelques pouces à trois pieds, affleurent ; il y en a probablement d’autres qui n’ont pas été vues. Ces assises sont plutôt irrégulières par endroits, mais on peut trouver des couches régulières à cause des rives abrnptes et hantes et des collines élevées an sud, de bons avantages sont offerts à la prospection et à l'extraction.
Un échantillon d'affleurement moven de la couche de 5 picds cidessus, analysé par M. Hoffmann, donne :—
Eau. Mat. Vol. Comb. Carbone fixe, Cendre.
Ici, les houilles du Sheep Creck sont de la formation Belly River, et les analyses indiquent qu’elles sont des véritables houilles, d’une qualité supérieure à celle des lignites Edmonton et de quelques houilles Belly River. Il y à aussi un bon chemin de roulage le long de la rivière, ce qui les rend très accessibles; elles devraient avoir nne valeur considérable dans un avenir rapproché.
18 CUMMISSIUN GÉULUGIQUE, CANADA Gas et hulles naturelles.
1 ÿ a possiblement plusieurs horizons de gaz dans ce district, dont quelques-uns où tous pourraient produire du gaz en des endroits favorables. Le gaz de Medecine lat vient à peu près du centre de la formation Belly River; le gaz de Langevin vient du même horizon; le gaz de Cassils est d'un horizon supérieur, juste au fond de la Pierre. 1 ÿ a aussi un horizon probable à la base de l'Edmonton, et un autre plus haut dans la même formation. On peut trouver du gaz ct même de l'huile dans le Dakota inférieur et dans le Kootenay — les sables goudronneux trouvés le long de la rivière Athabaska correspondent au Dakota.
Lien que ce soient là les horizons probables où le gaz puisse être trouvé, il ne saurait exister en quantité économique que dans les endroits favorables. Comme le gaz et l'huile sont légers, ils cherchent à monter jusqu'à ce qu'ils soient arrêtés par quelque strate imperméable. C'est seulement là où les roches sont arquées ou de forme anticlinale que le gaz peut s’accumuler : si les roches sont plates, cassées, ou si elles ont une tendance à la synelinalité, le gaz s'échappe. Toutes choses étant égales, il est naturellement désirable, en sondant, de travailler dans quelque vallée ou autre point, de facon à s’approcher le plus possible de l'horizon de gaz avant de commencer les sondages. Les endroits les plus propices sont généralement les vallées et les rivières,
Dans la partie ouest de l’aire étudiée cette année, les formations sont très sujettes à des lithoclases trop fortes pour tenir une grande accumulation de gaz ou d'huile; mais dans la lisière est du district les conditions de sondage sont favorables en plusieurs enûroits. On peut localiser de très près les anticlinaux et calculer les profondeurs approximatives jusqu'aux horizons, sur presque tous les points de la carte même, d’après les coupes, et d’après les descriptions de l’aire.
Description générale du district.
A l'est de l'aire décrite dans ce rapport, le pays est presque parront très ouvert, et s’adapte bien au grand élevage ; mais à l’ouest 11 devient de plus en plus accidenté et fortement hoïisé jusqu’à ce que le principal escarpement des Montagnes Rocheuses soit atteint, près de la lisière ouest de la feuille. Les montagnes de calcaire et leurs contreforts, les montagnes Moose et Forgetmenot, ont très peu de hois, étant trop accidentées, sauf dans les fonds de vallée où sur quelque courte distance au-dessus d’elles, pour nonrrir une venue d'arbres quelconques.
La vallée de la Bow river, au nord de ce district, est large hasse et ouverte jusqu'aux moutagnes, et ressemble au pays de l’est. Mais immédiatement au sud de cette vallée prairiale, le pays commence à être plus ou moins boisé, la forêt devenant dense vers le sud comme elle le devient vers l'ouest, jusqu’à l'angle sud-ouest de cette aire, le long du bras de la Sheep river, à l’est des montagnes, alors que le sol est si fortement couvert d'arbres dressés et de ehâblis qu'il est presque impossible d'# voyager. Il y a sur quelque distance des chemins de roulage le long de quelques-unes des principales rivières, mais ceux qui désirent traverser ce district suivent surtout les sentiers de chasse des sauvages.
Nous avons suivi de Morley au creek Sibbald, le sentier des sauvages passant hmnédiatement à l’est du lac Chiniquy. Dans la maison de sécheresse ou de gelée, c’est une route muletière, mais en d'autres temps, on rencontre de mauvais muskegs. Les collines au sud du lac Chiniquy et autour du creck Sibbald sont couvertes à pen près aux trois quarts de petits arbres, surtout de cyprès, d'épinette, de peuplier, et de tremble ; mais ces arbres ne sont pas assez fourrés, nulle part, pour rendre la marche difficile.
Un bon chemin de roulage va des cabanes Sibbald, sur le creek Sihbald, longeant le creek Jumpingpound jusqu’au B. de P. Jumpinground. À cause de quelques muskegs, toutefois, des voitures chargées ue pourraieut pas traverser certaines parties de ce chemin dans la saison humide.
Les collines basses au sud de ce chemin et le long de sa partie ouest, sont presque tontes couvertes d’arbustes persistants, la pousse étant très forte par endroits ; maïs au nord et à l’est, sur une courte distance, les arbres sont principalement le peuplier et le saule. A l'est et au nord, plus loin, c'est la terre ouverte, onduleuse, à pâturages, presque le prairie. Les collines, immédiatement au nord de l’emplacement du réservoir Springbank, sont couvertes d'une forte venue de peupliers et de saules, et les muskegs au sud du réservoir sont les plus dangereux du district. °
Toutes les vallées, ici, contiennent des superficies considérables de muskegs qui sont généralement couverts d’herbes où de brouissailles seulement, ce qui les rend dangereux pour les bestiaux sauf dans les saisons sèche et froide. Ces muskegs, la plupart du temps, reposent sur les formations de schistes mous et foncés, mais ils indiquent parfois des éveux ou des synelinaux bas. Une vallée de muskegs de ce cenre existe à deux milles à peu près à l’est de Pine Top et Bragg nord.
Nous avons encore siivi le sentier, remontant le creek Jumpingponnd jusqn'à sa source; le sentier se continue le long du creek jus-
20 COMMISSION GEOLUGIQUE, CANADA
qu'à sa souree, où nous avous rencontré d'autres petits muskegs. La vallée est plutôt étroite sur la majeure partie du chennn, et les collines, du chaque côté, sont assez hautes et quelque peu dentclées; elles sont à moitie couvertes d'arbres verts — cyprès et épinette pracipalement, avec un peu de peuplier et de tremble, Îl y a aussi une forte quantité de petit bois mort, debout où tombé.
A un mille environ de la source du ereek, il y a deux ou trois milles de bois mort épais resté debout le long du sentier ; mais de là au creuk Canyon, le pays, de chaque côté, est densément couvert de plantes vivaces. Il n'y a pas de gros arbres dans cette partie du pays.
La crête de la Moose mountain, vue de loin, consiste en hauteurs rugeuses et nues de calcaire. Le mont Coxcomb et la haute crête qui va de ce mont à la colline Forgetmenot, sont dénudés, aussi, et plutôt hachés. Les sommets des hautes collines au nord du Mont Coxcomb, et qui vont de là à travers le creek J'umpingpound, sont presque partout déboisés. La plupart des collines au nord et au sud du creek Canyon et à l'ouest de la Moose Mountain, sont épaissement boïsées, surtout de cyprès, de sapin et d'épinette. Le pays a été presque entièrement brûlé il y a plusieurs années, et le bois, qui était touffu, est presque tout tombé, et comme la nouvelle venue est très fourrée et. de bonne hauteur, il est presque impossible de traverser quelques-unes des collines entre le chäblis et les nouvelles pousses.
La vallée du creek Canyon est large, et consiste surtout en lit de graviers, ce qui indique que le ereek est sujet à de fortes inondations. Il coule dans un canyon profond à travers le calcaire de Moose Mountain, et de là continue dans une espèce de canyon jusqu’à son embouchure. Ce creek a ceci de remarquable : bien qu’il soit en tout temps considérable, on ne voit jamais d’eau dans son lit sur une distance que va jusqu’à trois milles environ de son embouchure, sauf lors des inondations, l’eau passant toujours sous le gravier pendant ce trajet. La truite, qui fréquente les eaux hautes, est done maintenue dans les trous profonds du canyon supérieur, ce qui procure la meilleure pêche de truite découverte dans tout le pays.
Le sentier de chasse indien depuis la source du ercek Jumpingpound jusqu'à la Elbow river, passe en partie à travers des muskegs. Le pays est presque complètement boisé d’arbres verts de taille moyerne, des deux côtés, sauf au sommet de la crête, qui continue à l’est du sentier et qui est rugueux et libre de tonte arborisation. Une chaîne de petites collines rondes et vertes se continue sur tout le trajet du ereck Canyon à la rivière Elbow le sentier passant à l’ouest des denx premières, mais à l’est des autres.
Par endroits, le fond de la rivière Elhow est large d’un quart de mille, formé presque entièrement de barres de gravier, aux eaux
basses, ce qui indique que la rivière est fort sujette à des saisons d’inondations sérieuses.
Le sentier remonte la rivière au sud et à l’ouest, en suit le fond, la traverse et la retraverse plusieurs fois jusqu'à ce que les montagnes de calcaire soient atteintes. Les collines basses entre cette partie de la rivière et les montagnes sont surtout couvertes d'arbres verts; toutefois la crête de l’est est élevée et boisée presque jusqu'au sommet, qui est découvert. La partie du sentier qui remonte la rivière Elbow à travers la première chaîne calcaire du bassin Kootenay à l'ouest, est très rude et escarpée en plusieurs endroits, et traverse des bois considérables, qui ne s’étendent pas toutefois très
haut sur les versants des montagnes.
En touchant ce bassin, le sentier bifurque au sud-ouest jusqu’à la source du bras de la Shecp river, qu'il descend sur une distance de cinq ou six milles, puis traverse les crêtes de l’ouest ct continue au sud jusqu'à la rivière Highwood. Cette partie du sentier au sud de la rivière Elbow n’a pas été beaucoup fréquentée depuis quelques temps. La vallée est très découverte ; on n’y voit que quelconsiste en collines onduleuses basses sur deux milles environ au sud ques arbustes et quelque taillis. La partie nord de ce hassin Kootenay de la rivière Elbow, mais pins au sud encore elle devient plus montagneuse, et snr quelques milles forme une crête élevée et très hachée, presque autant que les chaînes paléozoïques qui la bordent.
Un sentier remonte le bras Fisher, ct revient au sud jusqu’à la rivière Elhow, comme Ja carte l'indique. Il est un pen rude, mais les chevaux v passent sans trop de difficulté. Le lit de la rivière est large, plat et presque partout graveleux, comme il l’est plus loin à l'est. Toutefois, il y a un canyon étroit et profond, d’un mille de longueur environ, et à quatre milles environ de l'embouchure de ce bras de la rivière Elbow, où se voit un hon sentier bien placé au sud de Ja rivière, et coupé autour d'elle: chaque extrémité de la conpe est bien marqnée sur la rivière. Sans ce sentier if faudrait heaucoup de travail pour contourner le canyon, car le boïs est très épais iei. Pous le reste du parconrs, aussi loin que le sentier est indiqué sur la carte, les chevaux peuvent passer à l’ean basse le long des harres de gravier. Le bois est épais de chaque côté la plupart du temps; en plnsienre endroits on a fait des abatis, ee qui aide beaucoup la marche, En quittant le bras Fisher, le sentier tourne an midi: il est bien piaqné et se suit facilement dans son retour à la rivière Elhow.
Un antre sentier descend Ta rivière Elbow jusqu’à l’emhouehure du creek Bragr, mais comme il suit les barres et les berges basses de la rivière sur nne honne partie de son traiet et traverse la
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rivière plusieurs fois, il ne peut servi: qu'aux époques des eaux très basses.
La chaîne Forgetmenot, vue de la rivière Elbow, est très saillante, la partie est étant du calcaire dont le sommet est très large et découvert, surtout sur quelques milles au sud de la rivière, Le sommet de la crête est à l'ouest ; c'est une surrection étroite formée par le conglomérat qui surmonte les houillers Kootenay. Entre les chaînes Forgetmenot et Moose, le pays au sud de la rivière est bas et très découvert sur trois ou quatre milles, mais il est un peu plus onduleux et fortement boïsé d’arbres persistants au nord.
La chaîne de Moose Mountain, aussi formée de calcaires et de quartzites paléozoïques, est très hérissée; et ses collines surplombent celles du pays voisin, ce qui les démarque nettement dans le paysage. Sur la lisière de la rivière Elbow, toutefois, elle n'est pas si haute ni si larg que plus loin au nord le long du ereek Canyon, où ses collines sont presque aussi élevées et raboteuses que les Rocheuses principales.
Le creek de la Poule de Prairie (Prairie Chicken) coule dans un canon profond de plusieurs centaines de pieds sur plus de deux milles à partir de la rivière, et d’autres petits creeks du voisinage sont à peu près semblables ; ceeï, avec l'épaisseur du châblis et du bois debout, partout où les collines ne sont pas trop rudes pour la venue, rend îici le travail plutôt difficile. A l'est de la chaîne Moose, le pays, de chaque côté de la rivière, est bas et onduleux, et le devient davantage vers l’est. Sur cinq ou six milles les collines sont toutes densément couvertes de petit bois vert, mais plus à l’est l'épinette et le pin eèdent graduellement la place au peuplier, au tremble et au saule, et le pays se découvre, surtout au nord de la rivière. Sur deux milles environ à l’ouest de l'embouchure du creek Bragg, le sentier suit virtuellement les barres de gravier du fond riverain ; les chevaux non ferrés fréquenteraient done difficilement ce sentier.
Il y a de grandes prairies à foin sur deux ou trois milles le long de la rive nord de la rivière Elbow, près de la lisière ouest du Ve rang. Personne ne les utilise ; elles ne sont pas trop humides et auraient bonne valeur si elles étaient d’accès plus facile. Pendant les mois sces, toutefois, une voiture pourrait v arriver en suivant le chemin de roulage allant de la bouverie Robinson, sur le bras nord du Fish creck, jusqu'à un mille environ à l’ouest de la barrière sarcise, puis de là vers le nord jusqu'à la rivière Elbow. à travers un pays plat et découvert, et ensuite en suivant les larges platières de la rivière. Le long de cette partie de la rivière l’eau est assez basse pendant les moïs d'été pour permettre de la traverser presque partont eu voiture, facilement et sûrement. Il serait toutefois difficile de re-
LA KÉGION DE MUUSE MUUNTAIN DANS L’ALBERTA-SUD 24
monter l'Elbow en voiture, en suivant la rivière à partir de l'emboucüure du creek bragg.
Iiy à aussi de riches prairies à foin au nord de Grande Prairie (Bigmeadow), où conduit le chemin de roulage qui remonte le bras nord du Fish creek, maïs le foin est ici coupé chaque année.
11 y avait aussi autrefois un chemin de roulage qui remontait le ereck Bragg jusqu'à la mine Thorne, à sa source; mais maintenant, sauf sur les deux premiers milles, c'est tout au plus un sentier, et encore presque partout difficile à trouver. El y a un très mauvais muskeg à environ trois milles de l'embouchure du ereck, mais on l'évite en suivant le fond du creek sur une courte distance. Le pays est très ouvert de chaque côté du ereek Bragg, sur quatre milles environ au delà de l'Elbow, sauf quelques bouquets de peuplier, de saule, etc, ça et là. Une herbe longue pousse partout, et l'endroit est très propre à l'élevage si l'on excepte les muskegs; toutefois, les hestiaux semblent les éviter en général assez bien. Cependant, le temps le plus sûr pour le rabbattage du bétail est au commencement du printemps et à la fin de l’automne, alors que le sol est gelé. C'est ici la lisière ouest du pays d'élevage.
Bragg-nord est très découvert, comme Bragg-sud vis-à-vis, maïs le gros du pays à l'ouest est fortement boisé de pins, d’épinettes, etc. 1] y a très peu de peuplier où de saule dans ce voisinage. Sur deux ou trois milles à l’est de la mine Thorne, il y a du bois assez riche, la croissance est très épaisse, et les arbres sont plus gros que ceux qu'on à vus un peu partout ailleurs cette année.
Un autre sentier, à partir de Morley, traverse le creek Jumpingpound, près de l’emplacement du réservoir Springbank. IL est bon jusqu'ici : mais les Indiens voyagent généralement d’ici vers le sud à travers la vallée du muskegs à l’ouest du creek James Greyson, juseu'au creek Bragg. Il vaut beaucoup mieux, pour quiconque ne connaît pas très bien le sentier, prendre le chemin de roulage indiqué sur la carte, passant de la ferme de M. Greyson jusqu'à la rivière Elbow, et de là au sud, tel qu'indiqué. La réserve sareise a été fermée de tons les côtés par une clôture en fil de fer barbelé cet été, et comme n’y a de barrières que sur les principaux chemins de roulage, les sentiers suivent maintenant l'extérieur de la clôture. e la rivière Elbow au bras sud de la rivière Sheep, ce sentier est bon, bien fréquenté et facilement suivi.
Les collines, sur trois ou quatre milles àl’est de Big Meadow, sont à peu près aux deux tiers couvertes d'une épaisse crue de peuyliers, de trembhles et de saules. Robinson et à l'est sont un peu plus ouverts. Topknot et Big Meadow ne sont qu’en partie couverts d'arbres, pour la plnpart des persistants. Les collines au nord de
24 CUMMISSIUN GÉULUGIQUE, CANADA
“tte partie du éreek fish sont basses et onduleuses; mais au sud du creuk le pays est beaucoup plus rabotenx et les collines beaucoup plus hautes et hérissées, et beaucoup plus fortement boisées. Tous les arbres, virtuellement, sont des persistants au sud de la partie de ce creek indiquée sur la carte, La Pointe aux Roches (Rock l'oint) ot les collines, sur quatre ou ciuy milles à l’est, surgissent très abruptement de la rive sud du cereek, formant contraste marqué avec le pays bas et plat au nord. La vallée du bras sud du Fish creek à l'ouest de la tête du chemin roulier, se continue large, basse et plate ou maints endroits, mais elle est souvent couverte d'arbres et de tail Lis, et il y a quelques muskegs, ce qui rend difficile le voyage avec des chevaux. Toutefois quelques parties sont très découvertes, ct pourraient avoir quelque valeur pour l'élevage, avec la vallée ouverte et lärge qui va jusqu'à L'Elbow, immédiatement à l’ouest de Topknot. De bons chemins de roulage (voir carte) vont de l'embouchure du Fisher creek à la ferme de John Quirk, le ranch le plus éloigné du haut de la rivière. Cette vallée s'adapte particulièrement à l'élevage, ayant de vastes prairies à foin, étant elle-même plutôt large, et les collines avoisinantes étant basses et couvertes en partie seulement de peupliers, de trembles, ete. Mais ce qui est plus remarquable, e'est qu'on n’v a pas vu de muskeg ; la vallée semble en être purgée. Un chemin de roulage remonte aussi le creek Ware, connu localement sons le nom de creek Sinnot. Jusqu'au bout du chemin la vallée de ee creck est large et découverte, mais elle se rétrécit plus haut et se hoise fortement, surtout de persistants. Les collines au sud de ce creek et jnsqu'an creek Gleason sont fortement couvertes de bois, principalement d’épinettes et de pins : il n'y a pas de clairière sauf dans Gleason, qui soit trop rocheuse pour la poussée. Les parties supérieures de Sinnot 1 et Sinot 3 sont maigrement couvertes de peupliers entremêlés de pins et d’épineîtes abattus. D'iei la venne de pin et d'épinette angmente le long de la chaîne Death's ITead, bien qu'elle ait été récemment presque toute brûlée, et qu'il y ait beaucoup de chäblis. Death’s Ilead est très découvert, Le long de la rive sud du creek Ware, il y a aussi beaucoup de penplier et de tremble. Le versant sud de la chaîne allant deDeath's Iead à Volcano, et la chaîne Gleason Meadow, ont été brûlés, et nne jeune ere de pin les couvre maintenant ça et 1à. Presqne tout le pays à l'ouest de Gleason et de Missing Link, jusqu'à l’escarpement des Rocheuses, est complètement. fortement et densément couvert de persistants. Le sommet de Ware ITead, toutefois, est une crête rocheuse
qui snrplomhe toute fondaison de plusieurs centaines de pieds.
Le sentier qui remonte le ercek Ware et descend le creck Gorge tusu'an bras sur de la rivière Sheep, cest très praticahle sauf dans
les saisons humides, alors que les muskegs à l'embouchure du creek Ware peuvent offrir quelque danger. La plus grande partie des collines au sud de cette portion du bras nord de la rivière Sheep, de l’embouchure du creek Ware au sud de la colline Mesa, est fortement boisée, les persistants dominunt {e peuplier et le tremble. Le côté nord n'est que maigrement couvert ça et là, surtout de peuplier, Mesa Hill, Lowndes, et les collines à l’est et au nord ainsi que les vallées qu'elles embrassent, sont couvertes d'une forte croissance d'épinette, de pin et de peuplier, sauf les sommets des collines, qui sont très découverts. Le pays, à partir d’un mille environ à l’ouest de la colline Mesa, et suivant le versant sud de la chaîne Barwell, et à l'ouest de Nichi, est presque partout fortement couvert d'épinette et de pins; vers l’est toutefois, il y a quelques peupliers et saules près de la rivière. Le sommet de Nichi est brûlé et fort découvert. Du côté sud de la rivière, les collines ont une venue comparativement fai. Lie de pin, commençant à deux milles environ à l’est d’Allsmoke, mais le pays à l'ouest de la colline Mesa a été en partie abattue par les feux. Le versant nord d’Allsmoke et le pays qui s'étend de là au calcaire est fortement boisé, surtout de pin. La plus grande partie des vallées des creeks Three-Points et Volcano est fortement boisée, maïs le muskeg et le pays à l'ouest de l’embouchure du ereek Threc-Points à l'ouest de la rivière Elbow, est très découvert.
Le sentier qui remonte la rivière, de la propriété John Quirk à l'embouchure du creek Muskeg, est excellent ; mais plus en amont, on n’a vu aucune trace d’un passage quelconque depuis des années. Ça et là des parties d’un vieux sentier étaient visibles, maïs le fort châblis aurait réclamé du travail de bûcheron sur cinq ou six milles pour conduire les chevaux jusqu'à la rivière Elbow par ce chemin. La vallée riveraine se rétrécit considérablement au nord de Death’s Icad: elle devient gorge à l'embouchure dun ereek Muskeg, entre des murs presque pespendiculaires, et rest ainsi jusqu'aux chûtes, en aval desquelles la gorge mesure 390 pieds de profondeur ct conserve cet aspect en plusieurs autres endroits. Sur environ un mille au-dessus des chûtes, les hords du ereek Three-Points sont escarpés en pentes herbeuses, en partie boisées, La vallée se renferme et se creuse encore à l'ouest de Niehi. et un canyon dont les hords sont surtout faits d'un talus calcaire. s'étend à travers la chaîne Forgetwenot, Un chemin de roulage, excellent sauf dans les saisons humides, remonte Île hras sud de la rivière Sheep jusqu'an camp de hûcheron au nord Au mont Hoffmann. D'ici. une honne route muletière continne à remonter la rivière, ponr raccorder avee le sentier venant de Ja rivière Elhow vers le snd, à l'onest des premières rhaînes raleaires des Rocheuses. Te sentier est très rude en passant
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à travers cette chaine extréme-cst des montagnes proprement dites, et il traverse plusieurs fois la rivière.
La Sheep river coule dans ce qui est virtuellement un canyon de cinquante à trois cents pieds de profondeur sur toute la distance entre l'embouchure du creck Macabee, jusqu'au camp de bücheron susdit à l’ouest, et comme presque tous les creeks qui l’alimentent ont aussi formé des canyon près de la rivière, le voyage le long de la rivière devient difficile, et le chemin de roulage qui la remonte suit pour cette raison le creek Macabee sur plusieurs milles.
An nord de l'embouchure du ereek Macabee, Les collines sont très découvertes, maïs vers l'ouest, le pays se couvre graduellement, sur trois ou quatre milles, de peuplier et de tremble, qui sont alors veu à peu remplacés par une croissance plus ou moins épaisse de pins, jusqu'à Lower Camp. À l’ouest de cet endroit, et de chaque côté de la rivière jusqu'à l’escarpement des Rocheuses, le pays est densément boisé. Darkie ct les collines à l'Est ne sont qu’en partie boïsés, surtout de pin, mais à l’ouest il y a partout une très forte venue d’arbres verts.
Le long de la rivière, sur quatre on cinq milles au nord de Greenslope, la rivière coule dans un canyon de schiste sombre ayant des murs presque perpendiculaires de cent à deux cents pieds de hanteur. En haut du creek Gorge, ce canvon continue sur à peu près trois milles, avee une profondeur moyenne de plus de deux cents pieds.
Les sommets de Junction et Hoffmann sont virtuellement les seuls endroits découverts dans cette partie du pays, sauf quelques platières ouvertes au nord de la rivière, tout près du faîte du canyon et immédiatement à l’ouest de Lower Camp.
Géologie générale.
Dans la portion des contreforts étudiés cette année, les formations suivantes ont été examinées :—
Formation Edmonton Schistes Bearpaw Couches de Belly River Schistes Claggett Niobrara-Benton Couches Dakota Formation Kootenay
Crétacé
Schistes Fernie | Jurassiqne
Caleaires et quartzites dévoniens et carbonifères.
LA RÉGION DE MUOSE MOUNTAIN DANS L'ALBERTA-SUD 27 É'ormalion Edmonton
La formation Ædmontun consiste en grès, schistes et argiles de couleur päle ordinairement assez bien stratifiés et alternant fréquemueut. Les grès douunent, sont souvent de couche mince, parfois très durs, et se patinent parfois au jaune ; les teintes grises ou brunes sont toutefois un peu plus communes. Les schistes et les argiles sont gris, jaunes, gris-brun, bleu-brun, bleu-gris, ou même très bleus ou gris pâle. Les mollusques abondent. 1l y a au moins deux horizons houillers daus l'Edmonton, l’un près de la base, et l'autre un peu plus haut. Cette formation correspond aux couches inférieures des couches de la rivière Sainte-Marie de M. Dawson, qu'il plaçait au fond du Laramie. Ce nom de Laramie, toutefois, est devenu si indéfini et si peu satisfaisant qu'on l’omet dans cette classification. On considère ici que l'Edmonton fait toit au Crétacé, et que les couches supérieures sout placées dans le tertiaire. Il nous à été impossible de trouver une section complète de l'Edmonton qu'on aurait pu mesurer d’une façon satisfaisante dans l'aire travaillée cette année ; son épaisseur n’a donc pas été déterminée pour ce district. C’est une formation d’eau douce qui devient saumätre vers la base.
Couches Bearpaw ou Pierre-Foxkhill
Comme on trouve des fossiles Foxhill dans différents horizons du Pierre, comme ïls semblent y être distribués partout, et comme les roches Pierre et Foxhill sont dans la plupart des endroits si entremélées que le premier terme devient dans cette localité trop indéfini pour être utile, on n’a pas du tout cherché, dans ce rapport, à les démarquer entre elles, ou à séparer les roches Foxhill ; les deux sont comprises sous le nom de Pierre où de Pierre-Foxhill. Elles consistent en schistes ou argiles schisteuses du gris foncé au brun, ou même, par endroits presqu'au noir, d’une apparence très uniforme. Des Pandes de schistes sableux et de grès plus grossiers et plus pâles se présentent à des intervalles incertains dans toute la formation. Œlles sont parfois très visibles, mais souvent À peine perceptibles, à moins ‘ue la formation ne soit examinée de près. Les couches de grès les plus saillantes sont généralement près du centre. An faîte et à la base les schistes foncés se dégradent dans les séries de grès d’eau douce légèrement colorées sonsjacentes où surmontantes. Ces schistes sont essentiellement marins. Plusieurs handes et nodules de terre de fer s’y présentent partout.
Ïl est un pen difficile de mesurer ces schistes, sauf dans les endroits où la formation est très irrégulière, car s’il y a quelque dis-
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location, ces roches molles et flexibles se plient et se cassent bien plus facilement que les grès qui les couvrent ou les portent ; les irrégularités sont, aussi, difticiles à résoudre à cause de l'apparence uniforme des schistes, avec peu ou rien du tout pour démarquer les horizons.
On a toutefois mesuré cette formation en quelque endroits, et l'épaisseur, dans chaque cas, était en moyenne de six cent cinquante pieds.
Un horizon charbonneux existe près de la base de ces schistes, mais on n'a remarqué aucune houille de valeur économique dans cette aire.
Les géologues, tant dans l'ouest du Canada que dans les Etats de l'ouest américain, ont éprouvé de grandes difficultés à trouver des schistes Pierre soit au-dessus ou au-dessous des couches Belly river, C'est ce qui a fait assigner celles-ci à différents horizons. Les récentes études ont démontré que les régimes marins et lacustres ont alterné si souvent que la formation Belly River existe en quelque sorte sous forme de coïn dans les couches Pierre. Des variations dans l'épaisseur et dans les caractères des couches Belly River, et dans ceux des couches Pierre, ainsi que dans les portions relatives de celles-ci sur et sous les premières, ont fortement augmenté les difficultés dans l'étude de cette partie de la section crétacée.
Couches Belly River
La formation appelée Belly River a été rattachée en 1875, par M. G.-M. Dawson aux séries Judith River du Missouri. Ce sont à les mêmes couches qu'il avait appelées en 1874 des lignites tertiaires. Des recherches récentes out prouvé cette corrélation des couches Judith River et Belly River. On a aussi tenté de rattacher celles-ci aux grès Dungevan, dans le district de la rivière de la Paix.
Cette série est sous-jacente au Bearpaw et consiste en grès, schistes et argiles pâles, très semblables sous certains rapports à ceux de l'Edmonton. Dans cette aire, toutefois, les mollusqnes qui abondent dans l’Edmonton manquent presque entièrement dans les couches Judith River, surtout Ostrea Glabra, dont aucun spécimen n'a été trouvé dans cette série, mais qui abondaïent dans la première. Des débris de plantes, de feuilles, de troncs d’arbres, ete., abondent aussi dans les couches de Belly River. Une épaisse couche de grès blanc, pintôt massive, a été particulièrement remarquée dans plusieurs endroits qui offraient des spécimens de troncs d'arbres, d’nn diamètre ani atteignait parfois dix-huit on vingt pouces. Ces strates de grès blanc, souvent transconchées, sont très caractéristiques dans cette
formation. Des schistes on des argiles jaunâtres, gris, bleus où grisverdätre, sont communs et deviennent parfois très durs. On voit de temps à autre quelques couches de schistes brunâtres. Des schistes qui se patinent au brun, au gris ct au jaune, en érosion, dominent.
C'est là une formation essentiellement d'eau douce, mais elle devient saumâtre vers le faîte et la base. On a même découvert des couches marines en certains endroits de cet horizon. Là où l’on a mesuré, l'épaisseur de ces couches était de 1,025 pieds, mesurée le long de la rivière à l'Arc. Une bonne coupe a été obtenue plus au sud, mais la formation n'avait ici que 850 picds de puissance.
Formation Claggett
Ces schistes correspondent aux schistes sombres inférieurs de M. Dawson, et forment réellement une partie inférieure du Pierre; mais pour plus de facilité, ce nom de Claggett a été adopté pour les schistes sombres genre Pierre, qui sont immédiatement sous-jacents aux couches Belly River. Ils contiennent une faune que l’on considérait jadis comme étant principalement du Pierre on Foxhill Dans les Etats de l’ouest où les calcaires Niobrara sont aisément reconnus, ces schistes Claggett sont facilement distingués des Bearpaw et des Benton ; mais quand le Niobrara manque, on quand il n'est pas suffi. samment démarqué pour être reconnu, les distinctions entre le Bearpaw et le Claggett ne peuvent être vérifiées que par leurs positions relativement aux couches Belly-River. Les fossiles aident quelque peu, mais comme ils se ressemblent beaucoup, ils ne sont utiles, dans ce cas, que si on peut en faire de nombreuses collections.
El y a dans cette partie des contreforts et sous les conches Belly- River, de cent cinquante à trois cents pieds de schistes sombres, suivis par des séries de grès de cinquante à cent cinquante pieds d'épaisseur, qui surmontent, encore, de einq à six cents pieds de sehistes sombres lithologiquement semblables au Pierre et au Claggett. On peut corrélier les cent cinquante à trois cents pieds supéricurs avec le Claggett, stratigraphiquement et lithologiquement. Les quelques fossiles découverts corroborent aussi cette corrélation, des trpes comme le Baculites Compressus étant plutôt communs. A la base de ce groupe supérieur des schistes noirs, plusieurs bandes calcarifères variant de quelques pouces à nn pied de largeur se constatent, et les schistes deviennent enx aussi quelque peu calcaires. Les séries de grès qui sont immédiatement sous-jacentes à celles-ci, sont pins marqnées dans la Bow river, et consistent en trois bandes de grès séparées par des schistes noirs, et un pen mêlés avee eux. Une, on chacune de ces bandes de grès, est parfois surmontée d’un conglo-
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tuérat que l'on à de temps à autre mépris pour le conglomérat qui surmonte les houilles Kootenay. Puisque des portions de ectte série de grès aussi bien que la partie supérieure des schistes en desous sont très caleariières, et puisque les fossiles du Colorado abondent tant dans les grès que dans les schistes, il semble virtucllement certain que les roches calcarifères correspondent au Niobrara, et les schistes de dessous an DBenton ; les séries de grès et les schistes noirs de dessus sont donc compris dans ec dernier rapport sous le nom de Niobrara-Benton. En conséquence, pendant le travail de cette saison, le Claggett ne pouvait être distingué que sur le terrain des schistes Benton dans lesquels on trouvait des fossiles, ou seulement lorsque les séries de grès iütervenant entre eux étaient assez démarquées pour être reconnues ; et le Claggvtt ne pouvait être distingué du Bearpaw que lorsque leurs positions, relativement aux autres horizons (Belly-River ou séries de grès entre Claggett et Benton) pouvaient être déterminées.
Des spécimens de Cardiuim Pauperculum sont si abondants dans cette série de grès, que M. Hector, en 1858, appella toute la série des schistes, le long de la rivière à l’Are, y compris le Claggett et le Niobrara-Benton, les schistes Cardium. Plus loin au sud, cette série de grès, que pour plus de facilité nous appellerons les grès Cardium, n'est plus si saillante, n'ayant que cinquante pieds d'épaisseur environ, et les conglomérats caractéristiques qui lui sont associés ne se voient que rarement; de sorte que ce qui démarque si précisément les horizons le long de la Bow river, cesse de servir aux mêmes fins le long au bras sud de la Sheep river. Comme il faudrait en conséquence nn travail considérable pour cartographier d’une facon précise, et séparément, le Claggett et le Benton, sauf dans quelques localités, les schistes Claggett, les grès Cardium et les schistes Benton sont donnés sons nn même groupe sur la carte qui accompagne ce rapport,
Nous donnons ci-après une coupe d'ensemble des grès Cardium tels que mesurés le long de 1a Bow river près de l’ancien Bow fort:
Schistes Claggett:gcnre schistes Picrre foncés.
Grès Cardium Pieds
Conche supérieure de grès. Grès grisâtres ct vert-grisâtre, tournant, à l'air, à une teinte rongeâtre. Les schistes intercalés sont presque noirs, presque partout calcarifères ., .. .. .. 70
Couche de grès intermédiaire. An sommet: 18 ponces de conglomérat., Conche de grès massif quartzeux très dur de couleur blenâtre .. .. .. .. .. .. .. .. .. 4... .. ., .. 80
Schistes foncés genre: Pierre .. .. .. .. .. .. .. ,. ., ., .. 20
Couche de grès inférieure, Conglomérat au sommet. Tourne sous l'influence de l'air, à une teinte rougeûtre. Quantité considérable de schistes foncés inturealés. Grès grisâtre à grain fin plutôt dur... .. .. .,.......,..,..,.....,.... 40
Schistes Benton: foncés, genre Pierre.
La formation Eagle, si bien développée le loug de la rivière Missouri, n'a pas encore été reconnu dans l'ouest du Canada; MA. Stanton et Hatcher sont toutelois d'opinion que certaines roches attribuces par M. Dawson à la Belly River appartiennent à cette série. Dans le bulletin No. 257 de la Commission Géologique des Etats-Unis, ils disent: ‘Les grès ruiniformes de la Milk river, eutre la coulée Vert-de-gris et la coulée du Cheval Mort (Dead Horse), tel que décerits à la page (a) 40 C et tels que dessinés (b) dans un rapport autérvieur, ressemblent aux grès Eagle beaucoup plus qu'une partie auelconque du Bellr-River, ou que tout autre horizon dans la région. Ce mème horizon de grès a été reconnu dans la chaîne de Rocky Spring et sur le flanc ouest de West butte (collines Sweetgrass), reposant sur des grès noirs qui, dans cette dernière localité, ont une épaisseur d'environ hnit cents pieds. Cette épaisseur est beaucoup trop importante pour les schistes de la formation Claggett, qui gisent sous le Bellr-River, et qui sont de même formation que les schistes Fort Benton sons l'Eagle."”?
Dans la partie des contreforts comprise dans ce rapport, les grès Cardinm correspondent stratigraphiquement à la formation Eagle, et l'on pourrait rattacher à celle-ci une ou plusieurs de ces couches, mais on n'a pas eu cette année assez de preuves pour le faire.
Schistes Benton
Ce sont là des schistes noirs marins qui se présentent sous les grès Cardium, et ils ont nne épaisseur de einq cents à huit cents pieds. Ils correspondent lithologiquement au Bearpaw et au Claggett, et, sauf là où les grès Cardium sont visibles, on ne peut tracer aucune démareation entre eux et le Clagget. Ces schistes, plutôt mons et flexibles, sont facilement pliés et tordns, et il faudrait en conséquence nn gros travail de détail pour cartographier séparément les schistes Benton et Claggett: il sont donnés dans la earte eidointe, comme on l’a expliqué ei-dessus, sous nn même groupe. Comme
1881) Commission géologique du Canada, Rapport des Opérations pour 1882. ) {b) Rapport des Opérations pour 1880-1882, Avant-propos du rapport de M awson.
ces schistes noirs se décomposent très facilement, leurs affleurements tendent à s'aplanir en vallée; et à canse de cela leurs surrections seraient parfois difficiles à trouver sans les grès Cardium. qui sont très durs, et dont les affleurements forment très souvent les sommets des collines et des crêtes ; on sait alors que les schistes sont de chaque côté.
Formation Dakota
La formation Niohrara-l3enton repose sur une formation de grès, laquelle, prise comme masse, offre une nuance bleu-verdätre. Les couches supérieures consistent en grès, schistes et argiles de couleur pâle, à peu près semhlables, sous quelques aspects, à une partie des Belly-River; mais ils sont plus durs et plus finement granulés, offent une plus grande variété de couleurs et sont un peu plus foncés. Les couleurs les plus remarquables sont les verts, les bleus et les gris, mais il y a aussi des bandes rouges très persistantes, de deux pieds de largeur environ, qui se présentent près du faîte du Dakota, et forment des indicateurs d'horizons dans certaines localités. Les roches de cette formation sont hien stratifiées et sont principalement d’eau douce, surtout Îes couches supérienres pâles.
Sous ces couches supérieures, il en est de plus sombres et de plus dures, qui a leur tour gisent sur des couches de grès plus grossier, pâle et quelque peu plus massif. Celle-ci, encore, sont suivies par trois ou quatre cents pieds de strates plus minces, plus dures et plus sombres, Les grès, qui sont très durs et souvent quartzitiques, surgissent fréquemment comme des crêtes dans les schistes de chaque côté, qui s’érodent beaneoup plus vite parce qu’ils sont beaucoup plus mous. On remarque ceci près du camp de bûcheron sur le bras de la Sheep river. eLs schistes d'ici sont très sombres et parfois très noirs. Règle générale, les grès offrent une couleur vert-foncé où blen verdàtre. Plus bas, il y a quelques couches plus épaisses de grès finement granulé, et de couleur grise, la couche inférieure étant très remarquable et presque blanche ; son épaisseur moyenne est de dix à cinquante pieds. Cette couche est très persistante et a été suivie sur plus de trente milles, presque la distance entre la rivière à l'Are et le bras sud de la Sheep river. Sous cectte couche gît le conglomérat qui forme la base du Dakota. Ceci donne à cette formation dans l’aire nne épaisseur totale de 900 à 1,700 pieds. Ce conglomérat est le meilleur indicateur d'horizon de toute l’aire étudiée cette année ; il s'étend d'environ einq milles an sud de la rivière à l’Are jusax un endroit qui dépasse la limite sud de ce district, et maintient ses caractéristiques dans tontr son étendue. T1 a généralement de dix à trente pieds d'épaisseur, et consiste principalement en cailloux pé-
trosiliceux et laiteux, qui ne sont pas ordinairement très gios, variaut de la grosseur d'un marbre à celle d'un oeuf de poule. Il est parfois taché de fer, mais offre à l'ordinaire une apparence bleu-laiteuse. Les caillonx sont tenus ensemble par un ciment siliceux.
Ceci indique uue ligne de rivage passant immédiatement à l'est des Rocheuses sur cette distance, et elle s'étend probablement sur jdlusieurs milles au sud. Comme ee conglomérat est très dur, ses affleurements forment les sommets des collines et chaînes où on le trouve; et comme les houillers Kooteuay lui sont immédiatement sous-jaceuts, il est très utile aux personnes qui cherchent de la houille ; cn conséquence, on le mentionne souveut dans le rapport présent comme Conglomérut de Houille.
La formation Dakota semble aussi correspondre très étroitement aux couches Flathead observées plus loin au sud et à l’intérieur des montagnes. Il semble toutefois très possible, d’après le témoignage fourni par une nombreuse collection de plantes fossiles recucillies cette année, que les couches inférieures sombres de cette zone pourraient être du Kootenay. Ceci rendrait le Dakota plus mince et le Kootenay plus épais, et rapprocherait alors les épaisseurs relatives signalées dans les montagnes. Nous avons toutefois considéré le congloinérat comme ligne de division entre les deux formations, non pas senlement parce qu'il indique bien l'horizon, et qu’il est utile comme ligne de division, mais aussi parce qu'une étude minutieuse des roches démontre une différence lithologique décidée dans les formations sus-jacentes et sousjacentes.
Formation Kootenay
M. MeEvoy, dans le Rapport Sommaire de ce Département pour 1900, donne une section des houillères Crowsnest sur l’Elk river, dont 3,290 pieds sont probablement des roches Kootenay. Cette masse contient 216 picds 2 pouces de houille. Sur cette épaisseur de houille, toutefois, 198 pieds se présentent dans 1,847 pieds d'assises. Dans le rapport sommaire pour 1902, M. W.-W. Leach donne des sections des houillers Blairmore-Frank, qui sont à l’est des houïllers ei-dessus, et séparés d’eux par la chaîne-mère des Montagnes Rocheuses. Au mont du Chat (Cat), versant ouest de la chaîne Livingstone, les assises de charbon, sous la chaîne de neuf pieds six pouces de conglomérat, n’ont qu'une épaisseur de 732 pieds 6 pouces, avec un total de 127 pieds 3 pouces de houille. Tinmédiatement à l’intérieur de la première chaîne calcaire, à la sourve dn bras sud dun Sheep ereek sur le terrain honiller de P. Burns, on n'a trouvé que quarante-quatre pieds de houille. À l’est des Monta-
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gues Rochuuses, daus cette partie des contreforts, l'épaisseur moyerue des assises de charhon Koutenay était d'environ 340 pieds, contenant de vingt-et-un à vingt-cinq pieds de houille. Ceci démontre que les houillers Kootenay $ aminuissent rapidement vers l'est, ct ne s'étendent pas au-delà de la parue disloquée de la région des contreforts. Jusqu'à cette année, on iguorait même qu'elles se rendissent jusqu'aux contreforts.
Les strates, entre le conglomérat à la base du Dakota et les schistes noirs Mernie au-dessous, contiennent toutes les couches de houille découvertes sous les couches Delly-River, et elles correspondent stratigraphiquement et lithologiquement à la formation Kootenay telle que trouvée à l'intérieur des montagnes. Il y à au faîte, généralement, une couche de grès sombre et grossier, de dix à trente pieds de profondeur. Au-dessous, on trouve principaleënent des chistes et des grès foncés, clfrant une teinte générale brunâtre. Les couches de houille les interstratifient, Sous celles-ci, il y; a une couche persistante et très remarquable de grès dur, de trente à soixanteque pieds d'épaisseur. Il tourne à un jaune smgulier, semblable à celui qu'on voit souvent sur le calcaire. Les faces de ces couches sont, aussi, toujours singulièrement grêlées, mais le grès n’est pas du tout calearifère. fn cassure fraîche, la surface est toujours finement greaue ef d'un brun allant presqu’au noir.
Les fossiles, des plantes principalement, trouvés en diverses iucalités dans cette formation, semblent indiquer fortement qu'elle rourrait être jurassique ct non pas crétacée, comme on l’a supposé antérieurement. Les schistes Fernie, immédiatement sous-jacents, ont été reconnus jurassiques par M T.-W. Stanton et par d’autres : et dans cette région des contreforts, il n’y a aucune preuve de discordanee où de différence d'époque entre le Kootenay et le grès Fernie (au fait ils changent graduellement l'un en l’autre) ; il semblerait possible qne le ronglomérat au faîte du Kootenay marquât un léger hiatus, surtout puisque les roches susjacentes et sous-jacentes diffèrent beaucoup dans leurs caractères, tant en couleur qu’en compnsition. Pour ces raisons, il semble done probable qne les assises houillères, ainsi que les grès Fernie, sont jurassiqnes, et que le Dakota. dans cette région. forme la hase du Crétacé.
Sclastes Fernie
Tmimédiatement sous la conche de grès brun, au fond du gîte houiller, il v a de minces couches de grès brun et de schistes foncées, se dégradant en qnelqnes pieds au noir, des schistes argileux finement granulés et stratifiés, qui sont presque partont plus durs et ar-
doiseux. Les fossiles sont plutôt rares dans ces schistes, mais dans un undroit les bélémnites abondent. Ces schistes foncés ont dans le distuict de cent à deux cents cinquante pieds d'épaisseur, et comme les couches Kootenar au-dessus, s'amineissent plus vers l’est qu’à l'intérieur des montagnes.
Géologie descriptive.
Kelevé général du district
Le contact entre le Paléozoïque et le Crétacé vient d'une faille, rremier ayant été poussé sur le dernier sur plusieurs milles : la plongée va vers l'ouest dans la plupart des rejets, ordinairement à angles aigus. Ce sont les calcaires et quartzites paléozoïques, et ensuite le Crétacé, qui forment l'escarpement est des Montagnes Rocheuses ; immédiatement à l’est se trouve la région disloquée des contreforts, dant la partie située entre la Bow river et le bras sud de la Sheep river, est traité dans ce rapport.
Une pression énorme, et longuement continuée du sud-ouest, a produit de grandes irrégularités dans la géologie de ce district les 10ches étant toutes plus où moins pliées, et les plis ayant été poussés ct souvent cassés. Les chaînes paléozoïques hautes et raboteuses — la Moose et la Vorgetmenot — quelque pen à l'onest du centre de cette aire, sont les résultats les plus saillants de cette pression, et forinent non seulement les traits topographiques les plus marqnants de ce district, mais sont aussi les plus intéressants au point de vue géologique. Ce sont tout simplement d'immenses plis. Les monts de la chaîne Moose forment une crête anticlinale, ou plutôt un quaversal de calcaires et de qaurtzites, qui font surmonter les schistes de Fernie par les roches Kootanie qui reposent sur eux, et qui plongent de tous les côtés. Immédiatement à l’ouest et au sud de cette chaîne calcaire, il en est une autre — la chaîne Forgetmenot — plus étroite et moins accusée que la première, et qu’on disait autrefois être reliée avec elle ; mais à leur plus grand rapprochement, elles sont séparées par un mille et demi environ de roches crétacées et ivrassiques. Cette chaîne n’est pas aussi régulière que celle qui est le plus à l’est, étant brisée dans presque toute sa longueur du côté est : mais le long de la lisière ouest, et aux extrémités nord et sud, les strates crétacées inférieures sont exposées.
C'est en travaillant autour de ces chaînes que s’est réalisé notre attente de trouver le Crétacé inférieur, et ainsi d’avoir une coupe, dans les contreforts de l’Alherta, du Carboniférien au Tertiaire. Ta strate crétacée susjncente a été soulevée avec les roches paléozoï-
ques de cette chaîne ; et maïutenant, après de longues périodes d'érosion, les roches crétacées inférieures paraissent avec leurs crêtes retournées très haut sur les versants de ces montagnes de caleaire, les investissent complètement, sauf sur le versant est de la chaine Forgetmenot, où la pression a été trop forte, et où le pli s'est cassé, faisant pousser les calcaires sur les roches crétacées, de la même facon que dans le contact à l'est de l'escarpement principal des Rocheuses. Ainsi, ces deux chaînes offrent une excellente occasion d'étudier le crétacé, une coupe complète étant exposée à commencer avec le Koctenay et passant, en quelques milles, dans l’Edmonton. Les épaisseurs de ces couches ont été mesurées en plusieurs endroits, une coupe à peu près moyenne ayant été obtenue inimédiatement au sud de la chaîne F'orgetmenot, sur les bras nord de la Sheep river.
Nous donnons ci-après la puissance moyenne des diverses formations géologiqnes de cete région:
Edmonton, (non mesurée)
Pieds Bearpaw (Pierre-Foxill) .. .. .. .. .. .. .. 650 Belly-River .. .. .. .. .. .. ., .. .. .. .. 850 Claggett (schistes foncés inférieurs) .. .. .. 250 Grès de Cardium .. .. .... .. .. .. ...... 60 Niobrara-Benton .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 725 Dakota .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 950 Kootenay .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 810 Fernie .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. 225
Paléozoïque (non mesurée) Coupe de la Bow river
La carte qui accompagne ce rapport montre une coupe structurale le long de la Bow river, des montagnes à une courte distance à l'est de l'embouchure du creek Jumpingpound. Cette section est mesurée à l’est et à l’ouest francs, les affleurements étant ceux qui sont observés principalement le long des berges de la rivière, et projetés sur cette ligne est et ouest, de sorte que les distances entre les divers points de cctte coupe sont les distances qui séparent ces points entre eux à l’est et à l’ouest, et conséquemment un peu moïns étendues que la distance réelle mesurée le long de la rivière.
La région disloquée des contreforts s'étend le long de la Bow river, des montagnes à l'est jusqu’à l’embouchure du creek Grand Valley. À l’est d’ici la formation est très régulière, mais les collines sont plutôt ondnlenses sur quelque distance, formant ce qu’on pour-
rait considérer comme le prolongement nord des montagnes Porcupine.
À l’embouchure du ereck Jumpingpound, des grès et schistes caractéristiques ont uu peudage de 5° à 10° à l’est. À l’est de cet endroit, jusqu’au bout de la coupe, la formation a un plongement moins prononcé, devenant presque plate au sud de la station de Cochrane, où les roches sont de Laramie supérieur, ou de ce que M. Dawson appelait séries des montagnes Porcupine.
A l'ouest de Jumpingpound et jusqu’à l'embouchure du ereek Grand Valley, les roches Edmonton continuent à plonger très régulièrement, augmentant l'angle d'’inclinaison à 26° environ, immédiatement à l'embouchure du ereek. Ces roches sont des grès, schistes et argiles faiblement colorés, ordinairement de teinte brune très pâle, ou jauuâtre; toutefois, des grès gris-pâle afflearent aussi. Les schistes et argiles à l’embouchure du ereek Grand Valley sont jaunes, bleus, et vert päle. Les mollusques sont fréquents dans ces grès, l’Ostrea glabra abondant en plusieurs endroits. C'est aussi à cette embouchure que se rtonvent le houïller et les vieux chantiers de mine déerits eidessus. Sur un mille à peu près, à l’ouest d'ici, les roches indiquent une dislocation considérable, exhibant une série de plissements accompagnés assez fréquemment de failles. De là jusqu’à deux milles environ à l’ouest du pont de Morley, une distance d’environ quinze milles et demi le long de la rivière, les pendages donnant sur la rive sont tous vers l'ouest, à quelques exceptions près. Comime les horizons s'abaïssent, ceci pourrait de prime abord paraître étrange, mais le changement est causé par le plissement renversé. On a remarqué quelques failles à l’ouest du creek Grand Valley, mais elles sont de faible importance seulement; ce sont des poussées avec rejet de quelques pieds seulement vers l’est.
Entre le creek Grand Valley et l’embouchure de la Ghost river, on voit deux couches de grès foncé Bearpaw. Celle qui est plus à l’est ne montre que le sommet d’un pli anticlinal, qui ne dépasse l’eau que de quelques pieds, et où les grès Edmonton surmontent les schistes noirs qui le composent.
Sur environ trois milles à l’ouest de la Ghost river, les roches sont considérablement disloquées, et celles des formations Pierre-Foxhill, Edmonton et Belly-River, sont très entremêlées, et à tel point qu'en certains endroits il est excessivement difficile de les distinguer l’une de l’autre. Les fossiles trouvés étaient tous ceux du type Pierre-Foxhill a a reconnn dans cette distance trois bandes de schistes noirs Pierre, entre lesquelles il y avait surtout de la strate Judith River. Par endroits, il y a d’étroites couches de grès, sonvent de dix à trente pieds d'épaisseur, interstratifiées de por-
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tions de ces schistes Pierre d'à peu près la même épaisseur, ce qui iudique que ces formations sont considérablement pressées ensemble. La coupe indiquée est quelque peu diagrammatique. ÆElle est trop petite pour désigner l'interstratification serrée, et ne fait voir que les plis principaux.
On voit les premières roches Niobrara-Benton dans un pli de la rivière, vers quatre mnilles et quart en amont de l'embouchure de la Ghost river. Les grès Cardium sont ici importants, et chacun des trois est surmonté d'un conglomérat variant de quelques pouces à douze pivds de profondeur. On a observé deux bandes du couglomérat, de dix à douze pieds de largeur, sur les collines immédiatement au nord de la rivière. Les spécimens de Cardium lauperculum abondent dans ces grès. D'ici, jusqu'à deux inilles et demi environ en amont de la rivière et jusqu'à quelques cents pieds audessus du pont de Morley, ces schistes noirs affleurent continuellement avec les grès Cardium, soit sur les berges ou dans les collines du nord. Les grès et les conglomérats traversent deux fois La rivière en amont du pli susdit de rivière, la deuxième traverse passant immédiatement à l'agence Morley. Des fossiles Pierre, comme Baculitcs compressus, se présentent en plusieurs endroits dans les schistes Claggett, et des types Benton, comme Znoceramus problematicus. et Scaphites ventricosus, se voient dans les schistes sous-jacents.
En amont de la rivière, et partant du point le plus occidental susdit, les roches Bellv-River affleurent sur un demi-mille environ, surmontant le Claggett, et sont ici remarquablement blanches. Une faille poussée, avee faible regard, ramène les schistes noirs à la surface sur quelqnes pieds, puis sur denx milles il + à nn pl svnclinal bas et plat de couches Belly-River, à l’ouest duquel les formations de grès Claggett, Benton et Cardium occupent le lit de la rivière, à venir jusqu'à un mille du contact paléozoique, l'affleurement sur les rives étant presque continue. On peut ici distinguer stratigraphiquement entre elles les couches inférieures et supérieures de schistes noirs, à cause de la proéminence des grès intercalés. Les formations schisteuses sont lithologiquement presque identiques, les inférieures étant toutefois de beaucoup les plus épaisses. Sur cette distance, ces formations ont la forme d’un pli synelinal très plat, semblable à celui qu’on observe dans le pays au sud de la rivière, toute la partie centrale du pli étant à peu près plate et onduleuse. À l’est du vieux Bow fort, les grès Cardium affleurent sur plus de deux milles le long de la rivière, et sont virtuellement plats sur toute la distance.
La chute Kananaskis, à l’embouchnre de Ia rivière Kananaskis, est produite par des grès. La couche supérieure est au-dessus de la
chute proprement dite, et donue lieu à un rapide. Les autres affleureut en aval de l'embouvhure de la rivière, et produisent la majeure partie des chutes. Ces couches de grès plongent à environ 20°, et l'eau tombe par-dessus leurs protubérances. Lu couche inférieure est d'uu grès très dur se patinant au rougeâtre; elle est assez bien stratifiée, Le grès susjacent est gris sur une surface nouvellement cassée ; il est très massif, épais, dur, et inême quartsitique. 1 y a une couche de couglomérat épaisse d'environ un pied au faïte de chacune de ces deux couches inférieures de grès. Le gris supérieur est, ici, très dur aussi, et se patine à une couleur rougeâtre. Les couches Belly-River surmontant les sérics supérieures de schistes — les Claggett—à l’ouest d'ici, peuvent être vues atteignant très haut sur le versant est des montagnes qui forment l’escarpement est des Rochenses; et celles continuent ainsi sur environ vingt milles au sud de la Bow river.
Les informations nord, de l'extrémité septentrionale de ia Moose Mountain, sont cn forme d'un vaste pli anticlinal à l'est ct à l'ouest, plongeant à telpoint vers le nord qu'à la hauteur de la Bow river, immédiatement à l'ouest de la rivière Kananaskis, les schistes Benton sont les roches les plus basses qui affleurent, même à ce niveau relativement has — environ quatre mille pieds au-dessus de la mer, — alors que huit ou neuf inilles seulement au sud-est, les roches Kootenay et les schistes Fernie, à mille pieds plus bas, afeurent sur le mont Coxcomb, à un niveau d'à peu près sept mille pieds. Ceei indique que la struetüre de eette aire au nord-ouest du mont Moose, est cn forme d'un orteil inclinant vers le nord, et se penchant de chaque eôté à l'est et à l'ouest. Cet aspect se présente aussi, quoique moins visiblement, sur tous les côtés de la chaîne Moose, qui influence ainsi la géologie et la topographie de presque tonte l'aire décrite.
Creck Jumpingpound.
En remontant le ereek Jumpingpound de l’embouchure du Petit Jumpingpound, on voit afflenrer deux zones de schistes noirs, allant au nord de la rivière Elbow, comme la carte l'indique. À cause de la rareté des affieurements, les collines étant basses et profondément couvertes d'alluvions et de matériaux de transport glaciaire, ces zones n’ont pas été suivies plns loin que les endroits indiqués, et peuvent être plus larges à leurs extrémités, au nord. A l’ouest est le pli synclinal bas des couches Belly-River, qui ont ici huit milles de largeur, et qui sont composées de grès, de schistes et d’argiles faïblement colorés, parfois presque tout blanes, mons et se décomposant facilement, Des nodules de terre de fer abondent en plusieurs en-
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droits. Dans toute la partie centrale de eette zone, la formation est quelque peu onduleuse, mais elle est tout à prendre virtuellement plate. Une section de sa lisière ouest, jusqu'au bord de cette carte à l'est, ressemblerait beaucoup à celle qu'on a indiquée le long de la rivière Elbow, sauf que la zone de grès à l'ouest est de beaucoup plus large.
À l'ouest de ce pli synclinal, les schistes foncés paraissent encore; ils ont ici une largeur d'environ deux milles et demi, à cause du plissement considérable et des dislocations, mais ïls s'inclinent prineipalement à l'est. On peut facilement en suivre les plissements, car les grès Cardium sont plutôt saillants, et marquent bien les horizons. Ces schistes, originairement, ont été pliés sur le pli anticlinal des roches Dakota à l'ouest, mais la partie supérieure du pli est complètement érosée. Cette formation Dakota est ici composée de grès brun, rouge et gris, et de schistes et argiles bleuâtres, jaunes, verts, brun-rouge et noirs; au fait, c’est là une série fortement colorée, quoique un peu sombre. Les grès sont surtout grossiers, mais sont généralement plutôt durs; et ils sont parfois, avec les schistes, finement granulés, extrêmement durs et quartzitiques—presque autant que les grès Cardium. Les roches supérieures sont des bandes vertes et bleues très caractéristiques, avec quelques rouges. Les couches de cet anticlinal plongent plutôt abruptement vers l’est et l’ouest, maïs la partie centrale du pli est presque plate dans une direction ouest et est, avec une très légère ondulation. A l’ouest de ces roches Dakota, les sehistes noirs paraissent à rouvean, les surmontent, maïs sont ici plutôt étroites; elles sont très régulières et ont une plongée régulière à l'oucst. Les grès Cardium sont hien définis le long des creeks qui coupent cette formation, et des spécimens de Cardium pauperculum y abondent comme an nord. À l’ouest de cette zone les couches Belly- River surmontent les schistes noirs Claggett, et plongent à l’ouest, elles aussi, diminuant l'angle d’inclinaison jusqu’après la faille qui les sépare du paléozoïqne. Leur angle de pendage coïncide avec celui de la faille, qui est ici d’environ 23°.
Les collines au nord et eu sud du creek Jumpingpound, là où il passe dans l’anticlinal de ro“hes Dakota, sont hautes et un pen rabotunses, avec inclinaisons au nord et au sud vers le creek, des côtés nord et sud respectivement, de sorte que le creek coule dans un chenal naturel, évidemment un peu creusé par l'érosion et la glaciation. Les roshes Kootenav, près du sommet du mont Coxcomb, plongent si rapidement au nord sur la surface des collines, qu’elles affleurent dans le fond du ecreck, à près de 2,000 pieds an-dessons, et à nn mille seulement de distance. Celles qu'on voit dans le creek, toutefois, sont de Koctenax supérieur, et nul affleurement houiller important ne s’y montre.
LA RÉGION DE MOO0SE MOUNTAIN DANS L'ALBERTA-SUD ai
Le long de la partie supérieure du ereek Sihbald, et aussi le long d’un petit creek conlant dans Le creck Lusk, de l’est, et se dirigeant vers le même endroit à peu près que le creek Sibhald, nne coupe splendide du Dakota est exposée, les collines montant abruptement sur près de mille pieds par endroits, tant au nord qu’au sud des sources de ces creeks. On remarque iei une couche de grès quelque peu épaisse, ronge, grossière, d'environ cinquante pieds d’épaisseur. Plusieurs des schistes et grès sont très durs et diffèrent beaucoup de ceux qu'on voit à l’est de l'embouchure du ereek Sibbald.
La zone schisteuse, à l’ouest d'ici, est représentée topographiquement sur la majeure partie des trente-cinq milles en longueur de son affieurement, par une vallée ou plus souvent par des collines basses, les schistes mous se décomposant plus facilement; les grès Cardium sont plus durs et forment l’axe d’une rangée de collines. Ces grès aident beaucoup à localiser les schistes, car leurs affleurements sont faciles à trouver, et les schistes noirs se dacouvrent de chaque côté.
Les formations restent constantes en direction, en plongement et en apparence générale, le long du cereek Jumpingpound, jusqu'à sa sourec, en continuant au sud jusqu'au creek Canyon, en remontant le Trail ereek et en descendant le Ford creek jusqu’à la rivière Elbow. La zone de schistes noirs (Claggett-Niobrara- >enton) se dirige parallèlement aux montagnes vers l’ouest. Elle a une largeur persistante, et maintient un pendage de 35° à l’ouest. On voit très hien une rangée de collines hasses ondulées entre le creck Canyon et la rivière Elbow. Les grès Cardium qui forment leurs axes, et conséqnemment leurs sommets, ont bien plus résisté à l'érosion que les schistes de chaque côté. Des creeks venant des montagnes, vers l'est, ont rongé les vallées et formé les collines séparées: autrement, il v aurait une longue chaîne sur cette distance. À l’ouest d'ici, les séries de grès Belly-River plongent à l’ouest sous les roches paléozoïques ; à l’est, il v a une longue et haute chaîne, allant de l’ouest du mont Coxcomb à la chaîne Forgetmenot, et composée surtout de roches Dakota, le sommet étant ordinairement le conglomérat qui surmonte les assises de houille. Le creek Canvon a creusé une vallée large dans cette chaîne, mais elle est autrement très continue. Ainsi, sauf le long du ereck Canvon et le long de la rivière Elbovw, cet affleurement des assises de houille est très élevé sur les collines: de fait, il est près du sommet de la crête. Le long du versant ouest de la chaîne Forgetmenot, l’affleurement de conglomérat forme une crête qui dépasse presqne partout les calcaires et les quartzites.
42 COMMISSION GÉOLOGIQUE, CANADA En amont de la rivière Elbow
L'embouchure du creck Bragg est quelque peu à l'ouest du centre d’une zone de couches Belly-Rier, large d'un mille environ. Seuls les membres inférieurs de cette série affleurent ici, la formation étant en forme de pli synelinal, et les couches supéricures étant érosées, de sorte que la même strate se reconnaît facilement de chaque côté de la zone. Des séries de schistes noirs se présentent de chaque côté; celles de l’ouest sont surtout considérablement disloquées, plissées et cassées, permettant aux grès Cardium qui y sont interealés de paraître en plusieurs endroits. À l’ouest, encore, règne la basse vallée synclinale de roches Belly-River, ayant une largeur d'environ trois milles, le long de la rivière Elbow. Cette série offre une teinte presque continuellement grise, et les couches sont pour la plupart molles et grumeleuses, quelques-unes sont toutefois un peu plus dures. Les grès sont de nuance principalement grise et jaune pâle, les schistes étant bleuâtres, gris ou jaune pâle.
D'après le contact observé le long de Ia rivière, entre cette dermière série et les schistes noirs qui sont à l’ouest, il serait difficile d'établir l'ordre d'ancienneté; mais les expositions, le long des collines au nord et au sud, ne laïssent là-dessus aucun doute, le contact y étant bien défini, et les strates ayant toutes une plongée régulière basse à l'est, sur une distance considérable le long du contact. Cette zone de Claggett et de Niobrara-Benton a environ deux milles et demi de largeur ici, et les plongées sont principalement basses, de 10° à 15° à l'est. Ici comme aïlleurs, toutefois, ces roches ont. été heancoup plus disloquées que les séries de grès de chaque côté, et sont redouhlées par le plissement et la paraclase, de sorte qu’elles ne sont pas aussi épaisses qu’on le supposeraïit d’après les affleurements larges. On n'a remarqué les grès Cardium qu’en un endroit; les irrégularités n'ont done pas suffi à les ramener à cette hauteur après qu'ils étaient sous la surface.
À l’onest de ces schistes, il y a une zone de grès Dakota, large d'environ deux milles. Par contraste avec les schistes Pierre, Claggett, Benton et Fernie, les formations Edmonton, Belly-River, Dakota et Kootenay sont sonvent signalées dans ce rapport comme séries de grès. Ceci ne signifie pas qu’elles sont toutes formées de grès. mais simplement qu'elles ont tant de grès en plus qu’elles semblent être des horizons de grès, par comparaison avec les formations schistenses Les roches de cette série Dakota susdite diffèrent beauconp des roches Belly-River, étant beanconp plus dures, et à tout prendre beaucoup plus foncées. Ici, la série entière pend à l’est et est un peu plissée, comme la eonne le long de la rivière l'indique.
Les parties supérieures des assises houillères sont exposées et indiquent une dislocation considérable là où la formation Kootenay truverse la rivière Elbow, à l'embouchure du cereek Canyon. Une couche régulière assez bonne, de six pieds six pouces de largeur, af- Heure; et d'antres, de douze pouees ou moins, ont été vues. La imajeure partie des assises, toutefois, est cachée. Les schistes Fernie sout bien exposés en amont du creek Canyon, à une faible distance de la rivière; on y trouve d’abondants bonquets de pyrites de fer, comme ceux de la mine Thorne.
Les assises de houille Kootenay affleurent aussi du côté ouest de la chaîne Moose, tout le long du versant ouest de la chaîne Forgetinenot, et ont été remarqnées sur une courte distance le long de son versant est; ceci provient d'un pli double, les roches paléozoiques ayant été ici poussées sur les crétacées, l'effort a brisé ces dernières et en à fait déferler une partie sur elle-même. Le eraquis ci-joint (Fig. 1) montre une coupe à travers la chaîne Forgetmenot, immédiatement au sud de la rivière Elbow, où la double faille se présente.
À l'onest de cette chaîne Forgetmenot, le long de la rivière Elbow et du bras de la Fisher jusqu'aux montagnes, le pendage domiuant est à l’ouest. Les roches Dakota plongent très régulièrement, mais les séries de schistes noirs plus mous sont fortement plissées et cassées, beaucoup plus qu'an nord, où elles sont encore surmontées par les couches Belly-River.
La coupe A-B, indiquée sur la carte qui accompagne ce rapport, est approximativement le long de la rivière Elbow, et fait voir les principaux plis, failles, ete, des différentes formations.
Bras sud du Fisher creck.
Les couches Belly-River, le long du versant ouest de Robinson, pendent à l'est, surmontant les schistes noirs à l’ouest. Ces schistes, Claggett et Niobrara-Benton, sont sous forme d’un pli double, et les grès Cardium affleurent le long des sommets des deux chaînes du nord et du sud, au nord de ce bras du Fisher creek. Dans cette partie du pays les affieurements sont très rares et ces grès Cardium durs sont souvent les seuls qui affleurent visiblement sur ces vastes superficies. Le pinacle même de quelques-unes de ces crêtes est fortement couvert de ponssière alluviale et de dilivium. Une couche Belly-River repose immédiatement à l’ouest de ces schistes, s’amincissant vers le snd et disparaissant complètement à trois milles environ au sud de ces creeks. Une autre zone commence immédiatement à l'est et à nn mille environ an nord de Bert, et continue jusqu’au bras de la Sheep river.