‹ La région du Lac Saint-Jean, le grenier de la province de Québec [microforme]Chapitre 43 sur 55 · UNE FERME PRES DE MISTASSINI · texte numérisé non relu

UNE FERME PRES DE MISTASSINI

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Delegations.

Depuis l’année 1889, tous les ans, la compagnie du chemin de fer du Lac Saint-Jean invite les curés des différentes paroisses du Canada «ct des Etats-Unis à envoyer des délégués pour se rénseigner eux-mêmes sur les lieux et faire rapport de leur voyage au lac Saint-Jean. Nous mettons sous les yeux du lecteur quelques-uns de ces rapports :

Des délégués de l'Islel :

“ Le mauvais état des chemins, les pluics abon-

dantes n’ont pas permis aux délégués d'exécuter

leur programme. Ils n’ont pu visiter que Säint- Louis et Saint-Jérôme ; mais ils ont beaucoup interrogé les habitants'et ont pu se former des idées. $ :

Le sol leur a paru extraordinairement riche, très propre à la culture des herbes fourragères, des céréales et des légumes. Ce qu'ils en ont vu dépassait de beauconp en qualité celni de nos campagnes. |

Ils ont été frappés de l'esprit dont sont animés les colons du lac Saint-Jean. Comine ïls sont contents de leur situation, comme ils aiment leur pays, comme ils sont sans regret pour tout ce qu'ils ont laissé, et éomme ils s’applaudissent d’avoir eu le courage de s'éloigner de leurs amis, de leurs parents, pour chercher les moyens d'élever et d'établir leurs enfants !.........,.....,

CHARLES BAG N, prêtre.

De Saint-Cyrille de L'Istet.

“Les deux délégués que j'avais choisis j2" visiter la vallée du lac Saint-Jean ont été enchantés de leur voyage. Ils ont fait beaucoup d’éloges de la richesse du sol, de la beauté des‘forêts et de celle de la nature. Ils m'ont fait un rapport de leur voyage que je vous transmets ci-inclus.

Ici, nos jeunes gens avaient d’abord goûté le projet d'aller ouvrir de nouvelles terres, mais quand le retour du printemps s'annonce, il faut suivre la masse du courant et courir s’enfermer dans les “brick yards” des Etats-Unis, où ils perdent

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leur santé et leur avenir. Quand nos jeunes gens comprendront-ils cela ?.........

M. J. FILION, prêtre, curé,

Ce que disent deux membres distingués du clergé dés Etats-Unis qui sont récemment allés visiter le lac St-Jean.

M. l'abbé J. O. Perreault, curé de la paroisse du

St-Nom-de-Jésus, Worcester, Mass :

“ Que dire du lac St-Jean et de la belle vallée qui l'entoure ? En voyant cette immense nappe d'eau, en apercevant dans le lointain, échelonnés autour du lac tous ces villages coquets, au milieu desquels l'œil distingue d'abord le temple catholique dont les clochers élancés semolent toucher aux nuvé ; en comtemplant ces belles campagües de moissons jaunissantes, je ne pouvais m'empècher de me demander pourquoi cette région si belle, si riche, si fertile, avait été si longtemps ignorée, ét pourquoi les fils de nos cultivateurs n'allaient pas là plutôt qu'aux Etats-Unis, chercher avec l’aisance et la tranquilité, le bonheur de leurs familles ?

Combiën de milliers de nos jeunes gens qui s'étiolent dans les manufactures de nos villes américaines et vivent au jour le jour, trouveraient, dans la vivoureuse région du lac St-Jean, une meilleure santé et avec nu peu de travail, une aisance qu'ils cherchent en vain ici et qui leur assurerait l'avenir de leurs enfants. Quel obstacle donc empêche nos jeunes gers et les vôtres d'aller s'établir dans cette fertile partie de la province tte Québec ? Serait-ce l'éloignement ? Mais les colons sont à quelques heures de Québec.par la voie des chars, et dans quelques années, les chemins de fer sillonneront toutes ces riches campagnes. Serait-ce la pauvreté du sol? Mais les riches mcissons qui s'étalent aux regards, prouvent le contraire. Serait-ce le climat, la rigueur des hivers ? Le climat y est plus sain, me dit-on, que dans aucune autre partie du pays, et les hivers y sont moins rigoureux qu’à Québec.

J'ai été frappé par l'apparence d’'aisance qui semble régner partout. L'œil se repose agréablement sur ces maisons coquettes ei proprettes que les cultivateurs ont pu ériger sur leurs iermes

après quelques années de sacrifices et de travail, et je me dis ceci: ces braves gens ne sont pas tous riches, plusieurs même, n ont encore que le strict nécessaire, mais ils sont heureux et confiants dans l'avenir. Ils ne craignent pas que leurs enfants perdent leur langue et leur religion ,etils restent convaincus qu'ils sont une des forces vives de la patrie.

Pour nous ti visitions pour la première fois la vailée du lac Saint-Jean, le spectacle qui se déroulait sous nos yeux était toute une révélation, et j'aurais voulu que les canadiens des Etats-Unis qui n’ont pas encore de chez eux et qui sont inquiets pour l'avenir, eussent été avec nous. Peut-être se seraient-ils dit : c'est 101 que Dieu nous veut, ici nous pourrons établir nos enfants et faire fructifier nos économies.

Dans mon opinion la vallée du lac Saint-Jean sera, avant longtemps, l’une des plus prospères de la province de Québec. Honneur en sera dû au gouvernement de vuéber, aux hommes généreux et entreprenants qui s'occupent de c olonisation, et surtout au clergé et aux hardis pionniers qui, aux prix de œrands sacrifices, ont ouvert cette contrée à la colonisation.”

M. l'abbé J. V. Caumpeau, curé, à West Boylston, Mass, dit :

“ Ce voyage à complètement chassé les idées préconçues et les préjugés opposés au euurs. de l'émigration vers cette région, en apparence si lointaine. La beauté du paysage, les ressources naturelles de cette immense vallée, les belles récoltes, les chemins bien entretenus, les communications si faciles et si commodes, la proximité d’un marché où les produits sé ‘oulent à un prix assez élevé, puis l’air d'aisance et de contentement des habitants des paroisse s florissantes qui bordent le lac, tout concourt à convaincré l’étranger, que la région du lac Naint-Jean deviendra bientôt, œrâce aux soins éclairés et à l’ardeur infatigable des hommes qui s'occupent de la colonisation, une des parties 18 pius belles et les plus prospères de la province de Québec. Les nom-

vail, breuses scieries établies le long des lacs et des

pas rivières contribuent aussi pour beaucoup au bien ue le être des colons qui y trouvent un emploi lucratif iants et un grand moyen de progrès. ” leurs Rapport des délégués de la Rivière Ourlle : etils ' ‘ Saint-Prime, à 9 milles de !‘oberval, est une orces paroisse très remarquable par sa position géogra- : phique, offrant tous les avantages aux cultiva- » fois teurs, qui paraissent en profiter sous tous les rapul sé ports.

véla- Les chemins sont très droits et traversent la des paroisse depart en part, et il y a des habitants ux et de chaque côté. La paroisse a trois rangs doubles. avec Saint-Félicien, qui est à 18 milles de Roberval, i que offre sous tous rapports. les mêmes avantages, et ‘ nos le coup-d’œil des habitations échelonnées sur les bords de la rivière Ashuapmouchouan est très joli. Jean Normandin qui est à 18 milles de St. Félicien pères est très remarquable par l'étendue de son terrain a dû plat, et la terre y est très fertile. Le défrichemnent œéné- = est très avancé pour le temps et les habitations nIsa- sont construites avec goût. Nous avons aussi niers visité de jolis trorpeaux améliorés. Les fermes avert les plus remarquables sont celles de MM.Girouard,

Laliberté et Beaudet. Au nord nous apercevors le canton d’Aïbanel qui ne manque pas d’être aussi beau que Nor-

mandin.

oyls- Saint-Jérôme, situé sur les bords du lac Saint- Jean, est une des plus grandes paroisses du lac dou Saint-Jean. La partie la plus remarquable est le a de -+ rang du l’oste qui est habité en partie par les 0-4 colons qui viennent des paroisses du sud ; leurs oo habitations annoncent l’aisance, At : Hébertville, situé à quatre lieues plus bas que raie Saint-Jérôme, dans l’intérieur des terres, est la os plus grande paroisse du lac Saint-Jean, et est prix dl habitée en partie par des personnes qui viennent ru des paroisses du sud, en bas de Québec, et la $ qui majeure partie des personnes du comté de Kamoustran- raska.” :

nâra ANTOINE GUY.

‘infa- OCTAVE LEVESQUE.

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