‹ La région du Lac Saint-Jean, le grenier de la province de Québec [microforme]Chapitre 5 sur 55 · I. Bousi doux ntréal · texte numérisé non relu

I. Bousi doux ntréal

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Jean jusqu'au 12 octobre. Cn peut cnltiver même le melon sur les bords du lac, et les nuits y sont moins froides que dans Je reste du pays.”

Ces assertions au sujet du climat sont largement sanctionnées par les observations officielles des bureaux de météorologie, Llles prouvent

ue la température d'été du district du lac Saint- LS est en réalité la même qu'à Québec, et plus chaude que celle de Rimouski, de Dalhousie, N,. B., Port Arthur, Ont. et Winnipeg, tandis que la chute de neige est plus de moitié inférieure à celle de Montréal, Jilies font voir de plus que le climat, l'automne, est remarquablement doux, la moyenne de la température la plus élevée à Roberval, du 15 septembre au 8 octobre 1897 étant de deux degré. de plus que celle de Montréal.

Oïtons un extrait du rapport de M, Ballantyne, adrecsé au gouvernement en 1857 :

“ L'expérience acquise par sept annéss d'excursions dans les divers cantons qui composent une partie de ce beau territoire, m'a montré les choses sous un jour trop clair pour ne pas fair connaître toute la vérité. Je dirai donc avec la certitude de n’éprouver aucun démenti, que je ne connais nulle part en cette province un territoire qui, sur une étendüe aussi considérable, offre des qualités supérieures, à tous égards, aux terres qui composent une partie des cantons que j'ai arpentés

“Maïs ce n’est pas tout. Le climat vient apporter son contingent de faveurs à l'agriculture. J’ai vu bien des personnes raarquer de la surprise, lorsque je leur disais que le climat du lac Saint-Jean peui rivaliser avez celui de Montréal ; rien de plus vrai cependant, Une chose importante à remarquer est que les vents de nordest, si humides et si désagréables sur les bords du Saint-Laurent, perdent leur cortége de vapeur avant d'arriver au lac Saint-Jean, et sont alors ce que sont les vents du sud-ouest sur les bords du fleuve. Les arbres fruitiers que l’on voit dans le jardin du poste de Métabetchouan, sur les bords du lac, attestent la douceur du climat. Il suffit de jeter un coup d'œil sur ces forêts de cèdres d’une grosseur prodigieuse de pins blancs, de pius rouges, d’épinettes et de merisiers, pour

se convaincre de la bonté de ce climat et de la vigueur nourricière du sol.”

Ajoutons à ces témoignages d’une hante valeur l’appréciation suivante d'un touriste qui a visité dernièrement le pays :

“ Le lac Saïat-Tean,” dit-il, “ est une magnifique étendue d’eau ; on n’en peut voir le côte opposé que lorsque le temps est très clair; en tout autre temps on reste sous l'impression que c'est une mer intérieure. En suivant le rivage occidental du lac la scène est très belle. Une pointe bleue éloignée, à peine visible d'abord, se change graduellement en une longue côte, couverte de fermes, de villages et d'églises, nous rappelant les rives du Saint-Laurent en bas de Montréal. L'œil ne se fatigue jamais à regarder ce magnifique panorama ; d'un côté, des champs de blé, s'élevant graduellement des bords du lac ; de l’autre côté, l'immense étendue du lac.

COMPARAISON DU CLIMAT DU LAC SAINT-JEAN AVEC CELUI DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC.

Pour démontrer de quel excellent climat jouit la vallée du lac Saint-Jean, particulièrement à l’époque de la moisson, nous donnons ci-dessous un tableau des observations faites sur la température du 15 septembre au 8 octobre 1890, par les officiers des bureaux météorologiques de Montreal, de Québec et de Roberval.

On y constatera que la moyenne de la température à cette époque a été de 2 degrés plus élevée à Roberval qu'à Québec et à Montréal même.

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