‹ La région du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 17 sur 25 · ARCHEVÊCHÉ DE QUÉBEC, 9 MAL · texte numérisé non relu

ARCHEVÊCHÉ DE QUÉBEC, 9 MAL

J. G. Scorr, Ecr., Secrétaire de la Compagnie du chemin de fer de Québec et dû Lac Saint-Jean.

MonsiEuR—Je me fais un devoir d’accuser réception de votre lettre d'hier avec une copie de la circulaire No. 275, qui offre de si grands avantages aux colons qui veulent aller s'établir, soit seuls, soit avec leur famille, sur les belles terres du lac Saint-Jean. Je porte un grand intérêt à la colonisation dans cette région, qui a fait partie de l’archidiocèse de Québec pendant les sept premières années de mon épiscopat.

Je l'ai visitée en 1874, et la haute idée que j'en ai conçue m'a engagé à demander immédiatement l'érection du diocèse de Chicoutimi pour favoriver les progrès de cette importante partie de notre pays.

Les nombreuses paroisses qui ont pris naissance depuis cette époque et l'augmentation vraiment admirable des anciennes que j'ai visitées, ont dépassé mes prévisions.

La création du chemin de fer, et surtout la libéralité de la Compagnie qui l’a construit, a été en grande partie la cause de ce progrès admirable.

La Compagnie mérite donc la reconnaissance de toute la province, et veuillez croire que personne n’en a plus que

Votre dévoué serviteur, E. A. carD. TASCHEREAU, arch. de Québec.

Lettre de Mgr A. Labelle.

Rome, HÔTEL MaRinNi, 30 Mar 1890.

CHer Monsieur, —Je viens de recevoir votre circulaire du 5 mai, et je l’'approuve en tous points. En'effet, il y a d'excellentes terres dans les lieux que vous désignez à la colonisation, et je ne doute pas que l'élevage des bestiaux, la confection du beurre et du fromage avec la culture des légumes, du grain et l’ensilage ne rendent cette région aussi prospère que n'importe quelle autre partie du pays

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C'est au district de Québec de continuer à y envoyer ses enfants ; ils y trouveront d'avance des amis, des parents, dont le courage et les efforts ont été couronnés d’un plein succès.

Cet exemple sous leurs yeux ne peut qu exciter leur zèle et leurs esnéraces,

Continuez de stimuler la colonisation, et le lac Saint-Jean et le pays et votre chemin de fer en recueilleront les fruits les plus abondants.

Mgr Marquis doit vous être d’un précieux concours. Le Pape le comble de faveurs parce que € ’est à présent une Excellence colonisatrice. Il me semble que de loin j'en reçois une petite part, et que les colons sauront en être reconnaissants à Dieu et à la patrie.

Tout à vous, A. LABELLE, Ptre, Ass. Min., etc., etc.

M. J. G. Scorr, sec. et gérant du ch. de fer de Québec et du Lac St-Jean, Québec, Canada,

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