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CONSEILS D'UN AGRICULTEUR D'ONTARIO (M. FLATT, DE HAMILTON, QUI A VISITÉ LE LAC EN 1890), AUX COLONS DU LAC SAINT-JEAN.
‘ La première chose à faire est de bien préparer le sol et le mettre dans des conditions propres à produire une bonne récolte. Cela fait, il convient d'étudier quelle espèce de grain rapporterait le plus pour la peine qu’elle coûte. La terre que le colon se propose d’eunsemencer au printemps doit être labourée l'automne précédent, et les rigoles creusées suffisamment pour que l'excès d’eau s’égoutte de bonne heure, aussitôt la neige fondue et la terre dégelée, disons à une profondeur de trois pouces. I] serait bon de semer avant toute autre chose de l'avoine et du blé de printemps, et les autres grains après, mais sans retarder.
Je vous conseillerais de mêler de la graine d'herbe à touies vos semailles de printemps, laissant une partie de votre terre en foin et passant l'autre partie au labour. Dans la partie que vous avez l'intention de labourer à l'automne, semez un minot de graine de trèfle par chaque dix acres ; dans la partie laissée en foin semez un demi minot de graine de timothy et un minot de trèfle, par chaque dix acres également.
Maintenant que vous possédez des facilités nombreuses pour l’expédition de tous les produits quelconques, il est bon de faire un choix des grains que vous voulez cultiver et d'étudier s’il ne serait pas avantageux d'essayer, par exemple, le houblon.
L'élevage de lx volaille paierait bien aussi, je présume, attendu que Québec doit être un bon marché et pour la volaille et pour le porc.’
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OBSERVATIONS faites sur la température d'automne la plus élevée à Montréal, à Québec et à Roberval, Lac Saint- Jean, par les bureaux officiels de météorologie.
Pour démontrer de quel excellent climat jouit la vallée du lac Saint- Jean, particulièrement à l'époque de la moisson, nous donnons ci-dessous un tableau des observations faites sur la température, en 1890, par les officiers des bureaux météorologiques de Montréal, de Québec et de Roberval.
On y constatera que la moyenne de la température, à cette époque, a été de deux degrés plus élevée à Roberval qu’à Québec et à Montréal même.
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Aux personnes engagées dans l'exploitation du bois, des scieries, des usines et des fabriques en général.
Le long de la ligne du chemin de fer du lac Saint-Jean se présentent de nombreux endroits favorables à la construction de scieries, de moulins à pulpe, de fabriques de papier et autres industries.
La compagnie fait un des objets de sa politique d'offrir tous les encouragements possibles à l'établissement de ces industries, en accordant des taux de fret spécialement bas, des contrats pour un nombre d’années déterné, de même que le transport des machines à un prix nominal.
Les nouveaux embranchements de la ligne, à la veille d’être terminés, offriront des débouchés pour les produits des moulins et des manufactures, dans toutes les directions.
Le chemin de fer des Basses-Laurentides, qui devra frapper la ligne du lac Saint-Jean à la Rivière-à-Pierre, apportera une communication directe avec Trois-Rivières et Montréal, et ‘‘1 Extension Orientale ” de la ligne, allant de Chambord à Chicoutimi et à Saint-Alphonse, sur la rivière Saguenay, donnera accès à des ports de mer où les plus grands navires et les steamers océaniques peuvent charger en toute facilité.
L’embranchement de La Tuque, sur le Saint-Maurice, qui est actuellement sous contrat, devra ouvrir un des plus beaux territoires forestiers de la province et permettra aussi d'exploiter d'énormes quantités d’épinette et de pin, qu’on ne peut aujourd hui transporter au marché à cause de la distance et des frais trop élevés de production qui en résultent.
A la chute de La Tuque, le volume tout entier du Saint-Maurice, qui s’y engloutit, forme un des plus puissants pouvoirs hydrauliques de la province, capable d’actionner des scieries et des fabriques en grand nombre.
De La Tuque aux Grandes Piles, à trente milles de Trois-Rivières, le Saint-Maurice est navigable par des steamers, pour une distance de 70 milles ; on projette en conséquence, aussitôt l’'embranchement de La Tuque complété, de faire courir un steamer entre LaTuque et les Grandes Piles, d’où le chemin de fer du Pacifique conduit à Trois-Rivières. Ce sera là une ‘‘ tournée ” incomparable pour les touristes.
Le chemin de fer de Québe: et du Lac Saint-Jean offre les avantages suivants aux colons:
Sur présentation d’un certificat de l’assistant-commissaire de l’agriculture, à Québec, les cultivateurs, et sur présentation d’un certificat de l’agont d'immigration, à Québec, les immigrants arrivant d'Europe, qui iront s'établir au Lac Saint-Jean, pourront bénéficier des priviléges ci-dessous : 3 *
Transport gratuit de Québec au Lac Saint-Jean des colons de bonne foi et de leurs familles, de 300tbs. d'effets de ménage pour chaque adulte et de 1501bs. pour chaque enfant. Tout excédant de 300tbs. d'effets de ménage—mais pas au delà d’un chargement de char pour chaque famille—sera transporté au prix nominal de 9 centins par 100%bs,
Les colons de bonne foi qui désireront aller seulement examiner les terres obtiendront un demi-passage de Québec au Lac Saint-Jean et retour, soit $2.75 chacun, sur présentation d’un certificat de l’agent d'immigration du Dominion, ou de l’assistant-commissaire de l’agriculture. ;
Les colons trouveront à acheter de belles terres en culture au Lac Saint-Jean.
Pour renseignements concernant la vente des terres, ete., s'adresser à M. GEORGE Auper, agent des terres de la couronne, à Roberval, lac Saint-Jean, Mgr Labelle et Mer Marquis, au dénartement de l’agriculture, à Québec, et les immigrants d'Europe à M. L. Stafford, agent d’immigration du Dominion, à Québec.
Pour autres renseignements demandez nos indicateurs. '
Nore.—Pour se procurer un certificat de l’assistant-commissaire, il faut que l’applicant (de la classe agricole) soit porteur d’un certificat du curé de sa paroisse, afin de donner une preuve äe sa bonne foi.
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