‹ La région du Témiscamingue [microforme]Chapitre 14 sur 30 · LE NOUVEL ONTARIO · texte numérisé non relu

LE NOUVEL ONTARIO

Cette superbe région s'étend sur tout ce v:"te territoire situé au nord et à l’ouest du Lac Nipissing, des Rivières Mattawa et des Français. Elle se prolonge

. jusqu’à ia Baie d'Hudson au nord, et à l’ouest depuis les bornes de la Province de Québec, jusqu’à celle du Manitoba ; ce territoire forme plus des deux tiers de la snperficie de la province d’Ontario, laquelle est de plus de 140,000,000 d’acres,

La partie la plus riche de cette région et la plus propre à la colonisation est certainement la partie du comté

de Nipissing, connue sous le nom de Témiscamingue Ontarien.

Le sol du Témiscamingue Ontarien est comme celui du Témiscamingue québecois, une terre glaise, très friable, recouverte d’une couche de humus. Les grains et les légumes y croissent en aussi grande quantité que dans les autres parties du pays.

A l’exposition nationale canadienne tenue à Toronto durant les deux premières semaines de septembre 1909, le “Mail and Empire” jugeait ainsi les produits du Témiscamingue : “Les grains qui croissent dans le Témiscamingue sont bien étalés. Quelques épis a'orge exposés mesurent au-dessus de cinq pieds, et le blé, l’avoine, les pommes de terre, les choux, et les autres légumes ont aussi belle apparence que les produits qui poussent dans les parties sud de cette province. On peut admirer spécialement de magnifiques échantillons d’avoine. Une javelle prise sur un champ semé en juin, renferme des épis mesurant plus de six pieds de haut.”

Le colon ici n’est pas perdu dans de vastes étendues sans bois comme dans les grandes prairies de l'Ouest. Il peut bâtir sa maison en peu de temps, en abattant les arbres forestiers qui l’entourent. Excepté le pin, tout le bois qui se trouve sur son lot, est sa propriété privée, et il peut le vendre à un bon prix. Quand il n’est pas occupé à défricher sa terre, il peut gagner 81.75 par jour en travaillant aux chemins de colonisation, ou bien dans les chantiers, les moulins et les mines.

Un million d’acres de bonne terre ont été arpentées dans cette partie, tout le long du chemin de fer Témiscaming and Northern Ontario, jusqu’à Cochrane.

Les colons qui ont un petit capital, et qui ne désirent pas aller s’établir en pleine forêt peuvent trouver à acheter, dans tous les centres que nous allons énumérer ci-dessous, des fermes en partie défrichées, et cela à un prix fort raisonnable.

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