‹ La région Matane-Matapédia [microforme]Chapitre 14 sur 21 · HA · texte numérisé non relu

HA

“Sur le 13e rang, il y a environ 55 lots de propres à la eulture avec terrain généralement ascez plan.

“Sur le Le ranz, tous les lt: dpuis le 1e jusqu'a 3e sont de bonne qualité et peu accidentés et il «st faile douvrir un chemin st° le front de ces Lits cn suivant la ligne entre les rangs 15e et, 14e.

“En supposant que la paroisse de St-Ulrc loie £ariler le territoire qu'elle à aujourl'hui, le r ste canton Matane peut fournir environ 250 lots propres à la culture et dont le centre geographique se lrouverait aupproïtnativement sur le lot No 50 du 11e rang.”

La ferme de Victor Sirois à Ce lar-Iall.

Le canton Matane contient plusieurs lacs, dut qu lyuesuns sont très étendus, Signalons encore là rivière \iatare et son affluent, la Petchede'z, laquelle traverse le can‘on dans toute sa largeur, et la rivière Blanche.

Trois paroisses s+ partagent le canton Matane et deux v ont leur centre: Saïnt-Ulrice (Tessierville) Située sur le lit'oril du Saint-Laurent et Saint-Léandre, dont Péglise est sur le lot 18 du rang VIT. Saint-Ulric fut fondé en 1869 et la population est de 1,394 (1) La fondation de Saint-Léandre re- {5 Les Soeurs du Saint-losaire ont désormais la direction de l'école du village.

=. dd

monte à 1900 et sa population vst de 112 hab tante, On y trouve 3 écoles fréquentés par 6S enfants.

Au sujet des débuts de Saint-Iéindre, voici ce que n18 trouvons dans “l'Enseignement Primaire, cu mois le septe ni @ 1901 :

“Les débuts de Saint-léandre furent Ents, mais grèe à l'énergie, au courage de lun de ses premiers cobons, M. Alexandre Levasseur, cet endroit est maintearant en voie de prospérité. M. Levasseur mérite un: mention «p ciale, Ce: un de ces fiers pionnicrs, de ees vrais patrliote:, qui Gomur nt à la civilisation eanalienne Ja bell: vallée d: 1 Mitapelia. Cette iminess région séent depui: la rivère Métis, dans le comté de Matane, jusqu'à la rivicre Restigouche, dont le: etux vont <e meler M celles de L:4 baie ds Chaleurz. Né à Saint- André-de-Kamouraska, M. Levasseur connu: de bonne heure Ps épreuves et les privation, Na famille, comprenant nuf vnfants, quitta Saint-André en novembr: 1S6?, pour al'e: sé :blir à la Rivière Blanche (Saint-Ulrie). Rude fit la tâc e. mais la victoire resta à cette brave famille d: défricheurs qe jamais aucune épreuve ne décourazea. Dix-scpe ans plus t' Alexandre Pevasseur, devent chef de famill', quitta Sunt- Ulric, pour aller éétablir à trois Hieues vers let, presque anx sources de Ja Petite Rivicre Blanche, C'était en pleine fort. Notre héros se mit à l'oeuvre avee courag: et pr é-éranre. Bientôt les limites de la forét se!

jauniresc là où naguère croissaient des lois épais. Qu'iqus courasoux colons rejoignirent M. Levass ur. Nommons les ici.

orne AL: de belles récoltes

etin "sv nous devant ces oscurs travailleurs qui crmpos nt av: ke notre nationalité: Simon Pipe, Bénom Bernie Vaillancourt. Edouard Charest, Xavier Chare:t, Bén t, Léandre Bernier." (C7, Magnan).

; ns derniers ran2s du cant n font provisoirement p r-

tie de Nainte-Marie-de-Savahec,

Dans les cinq premicrs rangs, cominis dans Saint-Ul'ic. il reste peu de terre à eoncéder, tandis qu'il y à place pour de nombreux établissements dans les sapt dernivrs ranr<, Le mip stère de la Colonisation fait de pouveoux chemins tous Jes ans, et les nouveanñx colons y viennent nombreux.

Le chemin de fer Matane-Sainte-Flavis (Canrla & Gulf Terminal) traverse le canton dan: le ses de sa lirgeur, près du littoral. Les stations. de l'ouest à l'est sont: Tart gou, Rivière-Blancho et Saint-Léandre-Station,

Tessier.

Canton de quatorze rangs, d'un: quarant ire de 14 eun. Îlest situé au sud de la Seigneurie de Matane et à du canton du même nom, Il est arr s: par Les riveres Matane et Petite-Matance lusteurs pris 1 ;

Ce canton, quoique montirneux, est fertile ct b en bo - Les parties qui sont propres à la coloïisition peuv ut être «Oo parées aux meilleurs endroits de la Matapié lia,

Le ministère de la Col nisation se propre de construir n chemin qui aura son point de depart à Naint-Lue pour & rendre à la gare d'Amqui, L'exploration qi a ‘té faite à “ujet a justifié l'idée de la mise à evén ion du projt,

SCHIX et a

[n'y a guère le colonication que dans le. jua re | reémie:s ranc Le 0 à (HAUT |

principale oc upation.

ñ sc i (l

La ferme de Auguste Desjardins à Cedar Hall

[n'y a qu'une seule paroisse dans ce cant n: Saint-Luc, située immédiatement au sud da la Seicneurie de Matane, sur

le lot 23, rang II. Voici queiques nos sur cette paroïiss qie nous reproduisons d'une lettre de M. l'atbé FX. LeBel. pré mier Guré:

“La paroisse de Saint-Luc est composée d'une partis du canton essor, 20,035 acress d'une parti

du canton voisin ce Matane (la partie est de la rivière Matane) 1.052 acres, et, d'une partie de la seigneurie de Matane, 2.875 : me.

“Tony a que trois rancs en culture, On dit sue le quatrième est impropre à la culture. maia que les rangs su xricurs sont de première qualit. La pirole Compren | six rañss d ne ie eanton Tessier. L

os

“En général, le terrain est accikmté, Les anne où 1 ne pleut pas trop, les récoltes sont lonnes, surtout dans le: “suis seurs”, {année derniére, si nous avions eu un pu plu ecialeur, nou; aurions eu une récolte extraordinaire, Uneultnate pr

a scie | tHiitiolt d'oiu: «uns la terre Hetie, et & en ip Lio quintaux, Han dernier, nous à : eu une splendide récolte de foin

“Le terrain est composé de terre jaune, grise et d'argile. Toutes les essences forestières existent dans nos forits, et le bois de construction n'est pas rare. Nous avons un: &ie''e et des machines à préparer le bardeau et la plinehe, cte,

“Il y a une bonne beurrerie, Non: avons livré au mirché iusqu'i 40 à 45 boîtes de beurre par set iine,

“Ty a ples de quarante an< que ‘e ; remi:r colon ‘8t venu s'établir ici, Pendant plusieurs années, ia mission 1’a pis avancé bien vite. En 1838, an élisuit des syndes, et l'année surante, Mer Pangevin autorise M. Fabbhé Loc Rouleau, curé de Matane à v dire la messe, dans la maison de François Martre. La mission fut tour à four desservie par MM, les abhés ljarcisse Gagnon, Georges Gagnon, Eugène Pelletir et Francois Xavier LeBel. Ce derni:r devint le premier curé, le ? octobre 1903, et la nouvelle paroisse fut romnée d'après M. l'abb: Luc Rouleau, fondateur de la mission.”

“La population, en 1907, était de 633 âme:, 410 communiants, 33 non-<ommuniants, 101 familles catholiques, 84 cultivatours of 15 emplacitires"

D’après le dernier “Canada Ecclés istioue", 11 popu'ation de Saint-Luc est de #00 habitants,

Sain:-Denis, Cherbourg, Dalibaire et Romieu.

Nous avons atteint le tes de Ja coloni ation preprement dite, les quatre dernie.. cantons n'étant, pour ainsi dire, habités que sur le littoral du Saint-Laurent par un: pootlation de pêcheurs, Ces cantons sont traversés par un assez bon chemim maritime, De ce chemin partent quelques roues qui montent deux ou trois milles dans l'intérieur, où l'on rencontre de rares colons,

La physionomie générale de ces cantons est un peu tourmentée et d’un pittoresque rare. On rencontre partout de la bonne terre, bien arrosée et suffi amment boisée pour les besoins des futurs éiablissoments, ('e { l'éloignem nt des e: trs

affaires et des communications rapides avec l'extérie r qui a

jusqu paralveé bt coloisation ll so Usher] mit ler Sainte FlasieMatune ct Hi vel € uf E Sri LEO t proone dits € { veil de cette natum Hi he demmatide I

C'est du reste l'avis de M. CS. Lepage, arpant

metre, Dans un ort, et dat 1 Î WE 2e j

le sol est en général de terps jau irci eus, proluisan $ bien les ecréales, les age, les ]6 um « A les frut

l'on cultive dans la part és à Proviré que le l

SONL ris Pts 4 ph “tt ‘ il | I ” la Mata

que l'eau est partout en abondance: + sir es =; que ds terrun est généralement à enté, mais 0 s (7 r nuire notuilement 4 la cul | ' |

CALE armilen s ter e: d'ins ] s range -up-

rieurs de Naint-D CUUx Cherboure. Dali baire et Romiecu p we pannes roisdts nr: los habitants deviendraien é. en années p brospères à

mesure que prosresserait ‘ la colci-ation, { ‘e qui em pêche les colons d'ou rriteire & li colonisation, c'est le manque de comm

Sainte-Félécite, { foi s I

, 1615) se

ut

trouve sur le littoral du Saint-lairrent, à l'ext mit: es du ranz { du canton Saint-Denis,

Grosses-Roches, qui n'est qu'une desserte de Sointe-Fél cité, se trouve aussi sur le littoral du Saint-laurent, lo: 41, rang | de Cherbourg.

Saint-Edouard-de.Méchins. sur L Saint-! auront. parolsse foniée en 1SS0 ot avant une population de C°9 habitants, @æ trouve sur le lot 353, ranz | de Dal baire

Saint-P'aut-des"'apucin r le Saint-Laurent, lot 30, rang Jde Romieu n'est qu'une des as de Saint-Edouard,

Les Anciennes Seigneuries Matane.

Huy cinq de es an as domaines dans la région qu: no. décrivons, Deux sont situé»s dans l'intérieur: la sen urie lac Matapédia, cont il «st parlé plus haut, et la s'ncur.e du lac Métis, encore en réserve forestitre

Les trois seisnouries du littoral du Saint-Laurent sort: Lepage et Thivierge, dont une partie es: dans le emté de Rmouski, Métis et Matane.

La seigneurie Lepaye et Thivierg: fut ç ne“dée £n 16)6 À Luis Lepage et G. Thivierge, Elle fut acquise dans la ‘uite par les dames Drapeau, et elle tomba enfin dans la stece nm de feu l'honorable Juge Tissier,

Les terres de cette seigneurie qui ne soit pis Conce es soit impropres à Ja culture,

Il y a trois paroisses dans Ja parie qui s' irouve dans le comté à Matane: 1, Sainte-Flarie, situte sur le Saint-Paur:nt et dont Ja fondation remonte à 1829. La populrion est d'environ 300 habitants, Sainte-Flavie-Station (Mont-doli), à trois milles dans l'intérieur, sur la ligne de l'Intercobonial, est le poin: de départ du nouveau chemin de fer qui s: rend à Matan (Canada and Gulf Terminal). Il s'est dév loipe, à cet en ut, une très belle paroisse. sous le vocable de Notre-Damedé-Mont-Joli, Fondée en 1K89, sa popula in dépasse 2,000 âmes, I v a un souvent, dirig' par les Soeurs Notie-Damne da Rosoire, et une académie commerciale sous 1: coatr'le des Frères de la Croix de Jésus: 2, Saint- dés . Li ‘page, dont la fondation remonte à 1873, contient une ‘lalion de 426 habitants. Elle est située entre les rangs Lil ” de la sei-

gnetrio! l, l .\, sul le la seigneur bande: en 1SGs

de 1,567 ahitants

“Lu seigneuri. de Mélis, située à l'est de la pre à lente, lune lac elle se tt DAT fHoo! i CN à ‘h Nattit-Obcts de Métis et qui est devenue li propriété de M, W, Ferguson, de Métis, était subulivisée primitivement en plusieurs fifa

“Le fief “Métis et Tea Saint-l'arnibé” eut wout premier concessionnaire en 16 lean-Baptiste de Piras qu le cela en

425 à dun Klisalet e J'orr al: Nicolas l'invuot de Targis. En 180%, Mathew MeNiler a qu! ce fief d'Antoine Jobhin dit Baiivert et de Made ne Pinguet de T'arsis. 1 fernme.

La ferme de Joseph Pouliot à Cedan Hall

En 1807 ce fief avant éé velu par de siérif de Qu‘hce, John MeNider l'acheta, et en IN2 1 Gi pasea aus mains de James Shepherd,

“Le fief du lac Métis e° de: t rre: environnan e: fu: concédé tout d'abord en dot an Aueustin Rou r, Sieus do la Cardonnière. Il passa on 1523 à Nicolas F'anouiller qui l'avait acquis de Louise LeGardeur, veuve de Augustin Rcuer,

“En 1831, Jean-Baptiste René Heïtel de Roivil'e possédut ies deux tiers d: ce fief, et sa soeur Marie Ann: Julie Hertel de Rouville, veuve de | onorabl Ch irles Mi; he! lrumberrr de Salaberry. l'autre tiers. Ce fief leur venait de leur gran l'nûre. René Ovile Iertel de Rouville, qui avait épousé en 1° 11, Loue Catherine André, fille 4: Pierre André, scur de lvicne.

“Le fief de la rivière Métis cui ay; artient aujourd'hui à Lori Mount Stephens fut concéd® en 1689 à Frarçois Pa ho. Ce dernier le légua à sa veuve Charlotte Françgr' se Juchercau qui épousa en secondes noces le sieur de LaForea. puis en 1405, Réné Lepage de Sainte-Claire l'acquit de e tte dernitre, En

24, ce fief devient la propritté de Pierie Lepige de Sairt- Barnabé, et de ses frères et socurs.” (1)

La fondation «le Saint-Octare-de-Milis remonts à 1855. Située sur la ligne de l'Interc lonial, ç2ite parois est trs liveloppée. Le commerce du bois est actif et amère une bone circulation d'arsent. Toutes les bonnes terres sont concédées La population catholique est de 2,510 habitants HN] Yaenoutre une trentaine de familles écosaises, établies sur ut dans le 11ème rang; mais e!les tendent à prnire le ch min de l’Ou ::.

En 1999, une nouvelle piroise, Saint-Rémi-de-Pricerillr, a été détachée de Saint-Octave. La population cst de 1.000 habitants, C'est dans cott: paroi<e, sur la rivière Métis, que l'on trouve, à peu de distance de son embouchure, une chute d'eau de 129 pieds, que la “Grand Métis Lumber Co.” exploite pour ACUONNET Ses Vasies SCror tons

La célèbre plage de Petil-Mélis est Cans ceite seisneurie. Elle attire, tous les ans, un gran! nombre dé touri-tes amer:caine qui viennent jouir de ses incomparables beautés naturelles et de la salubrité de son climat. A cet endroit, Le Saint-Laurent a plus de 10 milles de largeur.

La Seigneurie de Matane, situte à l'e:t du canton du mère nom. fut conetlé à Mathieu d'Amonrs en 1657. Dans la su e, en 1?S1, Donald Mekennon en faisai: l'acquisition, et deux ans plus tant Simon Fraser Pachetait aux enchères pul lique . à Québec,

La plus orande partie de ce domfire gst oveuréo Pinun vaste et Pr'ourossive paroisse de Suint-Jérome-'e-Matane, Fondée en 1861, elle compte aujo rd'hu: une population de 2.950 habitants. On y trouve un hôpital, un couvent et un co lt commerelal, de fondation toute récente,

Saint-Jérome, où Simplement Matanr. où ericore Matanesur-Mer, est située dans un bien joli endroit qui est, en mue une belle plage et un port naturel très avantageux,

“Le voyageur qui arrive à Matane, à la vue de s°m port. re li rivière qui y cébouche, des belles. nombreuses et vastes CONS-

(1) Eugène Rouillard. La Colonisation. 1898.

tructions du village, je dirais plutôt de la prtite ville, d: ses grandes maisons de commerce, de ses scicriee, de l'anmat on

le madriers emiassés sur le quai, prèts à être transporté: dans ds biteaux Aux navires qui attendent leur chargeme IC au lare, à la vue, dis-je, de ce spectacle dont il a été déshabitue depuis qu'il à quitté les gramls centres populeux et prospères, Le voragir 8e demande comment il se fait qu'un pareil endroit soit e1cre c& dehors des communications par voie ferrée, et il reporte natue rellement sa penste vers les provinees d'Ontaris, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveiu-Brunswick, où nombre d'en roits, per lus encore il y a quelques annees à peine da’ 8 Tes Lots, mais

où l'esprit d'entreprise et l'intellisence de l'avenir avaient su

Li rewne dans tous les ŒUartiers, des énormes cut <

L'église et le couvent de Savabec

placer des espérances raisonnées et réfléchies, se voient dotés Hjourd'hui d'embranchements qui les relient que villes principales, et leur population s'accroître au point qu'ils deviennent bientôt eux-mêmes des ville: de troisième où de quatrièm: o:dre, Nous sommes ici, monsieur le Premier, en présence d’une ville future importante. Jacques-Cartier, à son troisièm: voyaie au Canada, avait remarqué et mentionné particulièrement le zort de Matane: plus tarl, le capitaine Bavfield, qui a effect 6 ds soniages dans toutes les partics du fleuve Saint-Laurent, et qu a dressé des cartes maritimes qui servent depuis bre à t us ls navisateurs, déclarait qu'il n'v avait, sur tou'e la rive sui du bas Saint-Laurent, que deux ports de mer, l'un à Matane. l'autre

au Bic: ce dernier, les navigateurs le rédouterit, parce qu: le fleuve y cache, dans des profondeurs d’eau de cix à quinze brasses, d'énormes rochers qui sont autant d'écucils pour les navires, tan lis qu'il n'y a rien de semblable à relouter à Mit,

“TE va bien encore, Jusqu'à un certain point, Mont-Loui. situé beaucoup plus bas, sur la côte de la Gaspésie, ma s l’asp ct seul de ce port où vient aboutir la chaîne des Chikchak, din: un formidable encassement de mornes promontoires, suffit à détourner les plus hardis navisateurs. Reste done le por. de Matane seul. Qu’en ouvre une carte maritime, «t l’on constatera immédiatement que la course naturelle des navires qui viennent du golfe et qui se dirigent invariablement vers la Pointe-des-Monts, est de ce dernir eniroit vers Matane. L: gouvernement MeKen’ie avait entrepris, en 1878, la constiuction d'une immense jetée, qui eût fait de Matane un port remarquable, un port d'abri, un port de relâche, un port de ravitaillement, un pcrt de commerce fluvial et océanique, et un centre mis en possession de toutes les eonditions nécessaires pour desservir tout le littoral du bas Saint-Laurent, et en outre l'ir:mense péninsule de la Gaspésie, M:Iheureusement il re fut pas donné suite à cette entreprise, après la construction d’à p u près quatre cents pieds de jetée, la chute du gouvernem® MeKenzie entrînan:, on ne sait Pourquoi, la discontinuati on des travaux.” (1)

Ta citation qui précède, tableau si vivant de C: que nous VOYORSs encore aujourd hui, est extraite d'un habile et chaleureux Dlaidoy r en ‘avenr € la constructio lune vais ferrée, reljiot Matane à Sainte-Flavie ct d'un quai à cau profonc'e,

La voie ferrée est un fait accompli et le quai est en co :<truction.

L'éloquence et la dialectique du patrio ique écrivain n'a:ront pas Eté prodioué < cette fois, au seul prof des lettres can diennes,

Jusqu'ici, la principale industri» de Matane a été celle du bois. La “Price Brothers & Co” y possèle une scicrie im: rtante et des plus perfectionnéts. On y prépare le bois de ce. n+truction, tant pour l'exportation que pour les besoins loc ux.

Il y a encore la scierie dr M. Livain Gagnon vec outillare

(1) Arthur Buies. Lettre à l'hon. M. Honoré Mercier. 1890.

pour blanchir, embouveter, faire lis port celle de M. Léon Mainville qui rivalise fait des travanx de même nature,

et lis chassis, En'in, avec la précé lente ct

Une compagnie a été constituée, à Matane, pour cé.e lopper toutes sortes d'industries dans la p'ninsule de Gaspé, Le: titres patentes ont été aceoriees à MM. Gustave-A, Coté, de Matane, médecin, William Russ 11, de Matane, manufacturier, Donat Caron, membre de J’Ass mblée Législative et à en: d'as- SUN, Herbert-Joseph Lions. tDtrepreneur de

chemins de 4 Réné Dupont, de la cité de Quél ec,

Uh-A,. Berecron, de

fer, de la cité de Montréal, ascnt d° colonisation. Jose

Matane, médecin, Franc is]. Pelletier. ar

Matane, Marchand, AT. Teddell, de

Le collège des Frère

S de Sayabee,

Matane, gérant, Hugh Doheny, de Hervey neur de chemins de fer. et Phil de Québec, dans le but de faire compagnie de téléphone, mais fin, des conseils municipaux int

Junction, entrepre Ppe-Auouste Choquette, avocat.

» en général, les affaires d’une sujette au consentement, à cette éressés dans Je but de construire, ériger, maintenir et mettre en Opération une ligne ou ds lignes de téléphone le long des bords et à travers ou sous tous chemins publics, rues, ponts, cours d'eau ou äüires endroits dans les comtés de Matane, Rimouski, Bonaventure et Gaspé;

Exploiter des pouvoirs d'eau pour la production et Ja vente

de l'électricité ;

Creuiser des puits et percer les mines et faire bâtir, eurstruire, ériger, poser et maintenir des rés rvoirs, aquedur<. «1ternes, digues, ponceaux, tuvau principal et autres appare |:

Faire toutes sortes d'entreprises commerce, nécoces, :t°. ete. SOUS | non de The Peninsula Companx Limited avec un capital total de quarante-neuf mille piastres, divisé en m le neuf cent sixante actions de vingt-cinq piastres chacune.

La principale place d’affaires de Ta corpor:tion est à Matane.

C'est à la nouvelle compagnie de chenin de fer Canada K Gulf Terminal que nous devons le joli non de “Maïane-sur- Mer.” Voici ce que nous trouvons, à ce sujet, dans un jou nil de Montréal :

“Lorsqu'on a inauguré le 29 décembre dernier le si joli chemin de ter de fa Canara & Gulf Ferminal, de Saipte-Flavie à Matane, personne pe réalisait encore Pere de progrès qui souvrait pour cette blle rézsion,

“La compagnie, qui n+ veut pas perdre une 8 ule oeca io1 d'accomplir son oeuvre, a acheté quelgnes ours après la construction Au chemin de fer le terrain de Petit-Métis à Matane et a divisé quelques centaines de magnifiques lots qu'elle offre maintenant en vente à ceux qui seulent se bâtir-des résidences d'été sur la plus lelle plage du Saint-Laurent.

“What's in a name”, dit le proverke anzlais. En ettet, le succès est souvent assuré par un nom.

La compagnie à trouvé un charmant nom pour sa nouvelle plage et elle l'a baptisée “Matane-sur-Mer”, qui peut rivalier avec Old Orchard; et demain tout le monde voudra all'r passe: Pété à “Matane-sur-Mer”,

“Matane-sur-Mer” sera relié à Petit-Métis par un autobus qui fera un service quotilien entre les deux plages,

DIET lonctemns que cette toile plave serait envahie cor les touristes, mais elle était trop loin des chemins de fer. La construction de fa Canada & Gui Ferminal® a assuré son déve boppen ent,

“Il y aura des trains tous les soire entre Montréal et ° M:1tane-sur-Mer”® et un service parfait de chars dortoirs.

“Voilà le commencement de l'oeuvre &: la Canada & G'Af Terminal.”

Page 1