‹ La région Matane-Matapédia [microforme]Chapitre 15 sur 21 · RER · texte numérisé non relu

RER

Depuis quelques mois, il se publie à Saint-Jérôme-de-M1tane un excellent journal hebdomadaire, “Le Cri de l'T:t”.

Puissent #8 patriotiques appels se faire entendre par tout le pave et la Nouvelle-Ansloterre et attirer dans fa révion Matane-Matapédia de nombreux colons et industriels qui participeront à la mise en valeur de ses incomparables richeses naturelles,

L'Agent ds terres de la Couronne pour Ja division de RimonskiEst, M. Alexandre Frasor, réside ä Saint-Jéromedde- Matane.

Renseignements pour les Colons

Le choix d’un lot. — C’est pour le colon prévoyant, une affaire de première importance, [1 Y va de la réussi'e ou de la non-réussite de sa tentative de s'établir ot d'assurer le bonheur et l'avenir de sa famille

La rue principale de Savabee, nouvellement macadamisée. piituks et le genre

lter de préférence l'agent de: terres ou le curé, personnes bien au fait de la situation de: lieux et du genre d'épreuves et de labeurs que coit subir tout colon défricheur.

ent le lot 4: terre que l'on a l'intention d'acquérir, sa sitaation Par rapport au marché où il écoulere ses produits et aux voies de CoMmINuUNications est aussi pour le colon une condition essentielle de succix,

Celui qui veut Sétilir sur ure ‘erre lié» doit a oir quelque arzent pour pouvoir vivre p'udant au meirs un an. Les travaux des chantiers et de la cons'ruction des route: publiques: ne peuvent faire vivre un colon; c'est une aile, v1 à tout !

On peut dire d'une manière géné'ale qu'un colon sobr: et laborieux peut étre <ûr de réussir avce un cipital de deux à trois cents piastres

Il est préférable pour le colon de se rendre sur son loin de terre le printemps et de profiter du bin marché des derniers chemins d'hiver. Plusieurs s'y ren lent toutefoi: l'automne, font quelques défrichements et construisent Li maisonnette qui a ritera Ja famille le printemps suivant. Ces travaux préliminu'es sont certes très utiles, car ils évitent à la famille 1< ennuis ct les inconvénients du ‘campement provisoir: ?

Le prir des terres.—Dans la région Matane-Matapédia, il est puivinent nominal: vingt à trente cents l'acre, Et encore, ce petit montant Rest pas linimédiatement exicible, ainsi qu'on va le voir.

Conditions de la vente. — Ta vente d’un lot s'effectue : ux conditions ci-après énumérées et reproluites du billet de 1: cation :

L'acquéreur pourra payer la balance du prix de vente en quatre versements évaux annucls, avee intérêt de 6 p.e. de cette date, mais il faudra qu'au moins un versement soit payé cha jue année.

L’acquéreur deyra, dans les dix-huit mois de l1 date de la vente, bâtir une maison habitable d’au moins 16 piels sur 20, Poccuper et v résider continuellement de €<e morient jusqu'à lPémission des lettres patentes,

Dans le cours de cinq ans, il devra défricher et mettre er bonne culture (en vue de récolte profitable) une étendue d’ic l'@ égale à au moins quinze acres en un seul bloe, mais il faudra que chats année il défriche au moins trois acres, et il ne pourra actricher plus de cinq ares par année, sauf si le bo's a été détruit par force majeure, et après autorisation spéciale du Ministre des Terrest et à Fexiration des cinq anné & il devra posséder sur le dit lot une grange d'au moins 20 picds sur ?5 et une étable d'au moins 15 sur 0, les deux pouvant n‘anmoins consistér en une geule et même bâtisse. Trois acres au moins de la partie en culture devront être labourablez,

T1 devra, chaque anné+, cultiver le terrain qu'il aura céfriché comme susdit,

en vertu des lois antérieures

moins tout

I! ll sera Co pi H tentes que pour l: défricl les clôtures: ot tout

“ bois avant l'émiss'on des lettr. pae Chiuf'agr, La bât s. et : contrairurent à cette condition sera considéré conne AYant ete coupé sans perms su” le terres publiques,

Nul transport des droits de l'acquéreur ne sera fat pendant nq ans de la date de lt vente. avconts bar donation entre vifs où par testament, en livne directe as erdan dante où par succession “a intostat” taire ou l'héritier ront < l'acquéreur primitif,

IORIOTIE 1

DOIS co]

te oll d {OT ot dins ce ens, le d ina- Mmis à Ja môm prohibiti n uue

Les Lettres patentes SUTONT cinises, dans AUCUN CIS, avant Cinq ans à compter de Ja date du l1 Vinie, ni avant l'ac- Gomplissement de toutes |

[El LES conditions d'icelle,

Vue du village de Saint Moïse,

Toute personne qui à obtenu pour fins de colonisation, tant

qu'en vertu de la présente loi, la permie, ne peut en obtenir pus, tre dés lettres patentes pou Le location, et, tant qu'au moins n'a pis été mise en elture, Niane euücessionnaire qui, avant obtenu

u une plemière concession de cent acres, fait devant l'agent une déclaration attes-

quantité d'acres de terre alor tant qu'elle n'a pas fait Gnettre terres qu'elle détient sous billet de la moitié des dites terres

tée sous serment qu’il est père d'au moins quatre enfants n’ayan, pas atteint l'âge de svize ans, a droit à une nouvelle concession de cent acres.

Les colons sans tilre, Les colons sans titre (squatters) sont ceux qui occupent des terres sirs les avoir acquises de la Couronne. Ils ne sont pas reconnus par le Ministère, mais ils peuvent, en sertains cas, être admis à régulariser leur position, c'est-à-dire obtenir un titre de propriété qui les empêche d'être dépossédés à un mornent donné des améliorations qu'ils peuvent avoir faites.

Ils s'adressent, à cet cffet, à l'agent local ou au Ministre des ‘l'erres et doivent payer au moment de l’achar la rente d'occupation,

La coupe du bois. — I! n'est perçu aucun droit de coupe pour le bois coupé dans le défrichement.

Le porteur de licence de coupe de bois doit, pendant le temps qui lui reste (de la date du billet de location au 30 avril qui suit), pour prendre le bois sur la terre du colon, donaer à celui-ci la préférence pour la coupe ou la préparation du bois marchand au prix payé par le susdit porteur de licence dans la localité.

Par contre, le porteur de licence a la préférence d'acheter le bois marchand provenant du défrichement d'un Dt situé dans les limites de sa concession forestière, au prix qu'il paie dans la localité.

Protection contre le feu. — Pour les fins de défrichement, il est permis de brûler les abaîtis entre le 15 juin et le 1er septembre et entre le 15 novembre et le 15 mars, Cependant le ministre a le pouvoir diserttionnaire de défendre ou de perimettre de brûler Les abattis en tout temps de l'année, après avoir détermint le< précauti ns nécessaires à pr ndre,

Privilège des colons. — Le gouvernement non ‘eulement tempère la rigueur des lois concernant l'exécution des conditions d'établissement, mais il en a créé d'autre pour protéger le colon contre sa propre imprévoyance ou la rapacité de ses créanciers,

C’est ainsi que les terres publiques otroy“es aux colons sérieux. à quelque titre que ce soit, ne peuvent ètre engarces et saisies, durant les cinq premières années, où avant que les lettres patentes ne soient émises, pour aucune dette qu Heonaue, eveepté les taxes ordinaires et spéciales. Et pendant les trois moi: qui euivent l'émission des lettres patentes, le colon peut se constituer un patrimoine de famille de cent acris au plus et lexemater de eaisie, de mème que les bâtisses qui y sont crivées, durant un

laps le temps te de purgr des cl avant d'avoir olitenu plique aussi bien à lattes, {Articles

D'a tri décrétés en faveur du

ments, combustibles, ments aratoires, maté le premier cas, cote cipales et autres

Vue du village de Saint Léandre,

son bien, à titre gratuit ov onéreux, méme Sins l: consentement notarié de son conjoint,

Entretien des ponts. En vertu de la loi 5G Victoria. chap, %%, les municipalités sont tenues à l'4 ntretien des ponts en fer ou en béis qui se trouvent dans leurs limites, IL en ect c'e mème des chemins d'approche de ces ponts. Les mun cipalités doivent donc les faire peinturer réculiorem nt pour empéchor la rouille où la pourriture de les détériorer. La même remar ue s'applique aux rivots, aux clous, ete. qui doivent être rempla és quant l'en est besoin.

La loi que nous avon, citée plus haut décrète une san.t on rigoureuse envers les municipalités qui ne feraient pis leur devoir.

Le gouvernement s'impose d’ascez lourds sicrifices pour la

ne

construction de ces ponts, qu'il n'est que juste que les conseils municipaux en prennent soin,

Les moyens de subsistance. Les colons qui s'étiblissent dans Jes régions nouvelles et qui ont certains moyens d: subsistance font mieux de consacrer tout leur temps au défricheinent de leurs lots; ils seront plus vite en mesure de vivre du revenu de jeur terre, mais ceux qui sont obligés, pour assurer la vie de leur famille, de chercher du ail, trouveront, dans = nombreux chantiers qui se font tous Les hivers, à gagner de vinst à trente piastres par mois, Pendant la saison de l'été, 118 peuvent avoir de l'emploi à la confection des chemins du gouvernement, On paye pour ces travaux #1.25 par jour en Inoyenne,

Une autre source de revenus pour le colon, est la vente du bois de service fait dans le défrichement, aux marchands de bois qui paient de bons prix. Cette industrie est d'autant plus rénumératriee pour le propriétaire d’un lot, que ce lot est biem oisé et libre de toute redevance au gouvernement, En somme, les moyens de subsistance sont multiples dans les forêts. Uhaque année il est payé au: colons par les propriétaires de limites en achat de bois, salaire et pour la coupe et le transport des billots plus de cent mille piastres valant.

Trois grandes ressources, l'agriculture, l'ouvrage des chantiers et la vente de son bois, en tenant compte des restrictions que la loi impose, contribuent à la prospérité du colon ,

Pour les fils de cultivateur, -— 11 n’est pas rare de rencontrer des cultivateurs ayant quatre ou cinq fils, alors qu’ils n’en peuvent établir qu'un seul.

Nous sommes en état d'offrir aux pères de ces j unes gens des terres relativement faciles d’accès, aux prix ordinai.e; de 20 cents l'acre,

Ils pourraient prendre un de ces lots de cent acres et l'ouvrir moyennant une légère dépens: annuelle, et ils v établiraient leurs enfants quand ceux-ci seraient en âge de se pourvoir.

Combien de fils de eultivateurs, ne sachant pour ainsi dire que la culture, quittent le toit paternel pour se livrer à des occupations dans lesquelles ils végètent le plus souvent, quand ils pourraient utiliser les seules connaissance: qu'ils possèdent, sur des terres qui coûteraient peu à leurs familles et où les s’erifices et les misères du début leur seraient pour ainsi dire éparcnés,

Vos terros prennent de Ja

Vi l AE:

les fils de nos cultivateurs n seraicnteils pas a HU sont abhelés nn: te T'rrres en parti de fric hi I! nes pas r

tror dos cultivateurs qui r ali-ent pour eux terre nouvelles, VIeUX; où encore de jeunes

sur les Mais qui 8

ens QuL Criinent rude travail du défrichement.

\ux premiers comme aux SOCOILIs, nous Co ONUCUR petit capital, l'achat de t rres défrichi:e der: TE 8,

ben lasantise qu

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te de rencone y aurait

roi un peu je vrer au

s'ils pirtie

La ferme de M, Herménégitde (

a totttours di rl Matapédia. Co fait wat puut-êtro vorihlement le futur colon: mais faut qu'un gens Ss'etant im!

sans avoir les qualités requises pour mener à travail, ont dû abandonner leur ferme ou'ile bas prix. [lv a en outre un certain nombre font oeuvre de défricheurs. Dès qu'un lot e. tions requises pour faire vivre une famille. ils le vont recommencer plus loin.

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certain mbre de

Eh bien! ces terres s'offrent aux cultivateure paroisses qui vivent à l'étroit sur une terre de :

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“ante où cent

arpents et ne peuvent établir les trois ou quatre garçons qui

(D3M. S. Dufault. Lettre au Ministre de la Coloni:ation, etc.

bientôt prendront la route de l'usine! 11 y en a pour tout les beurses, depuis 8500 jusqu'à #?,000,

Mais ici encore nous conseillons la plu: extrême pru lenve, Que celui qui veut acquérir une ferme dans ce cünditions, “ille la visiter avec soin avant de conclure un marché,

Les frais de douane et Les entries libr.s. L'article 455 du tarif des Douanes du Canada permet l'admission en franchise de certains effets et articles d'immigrants, éavoir: — “vêiements, livres mobilier ordinaire et raisonnable et autres effets de ménage, instruments ct outils de in ler, o cupation ou eme ploi, fusils, instruments de musique, machine à coudre l'usage

domestique, elavigraphes, ? icyelettes, « harreite à d'ux‘u quatre roues et autres véhicuie: de roulage, instrüments arato res vt bétai! vivant pour la ferme, non compris le bétail sur p'ed on articles pour la vente où pour usise comme parti: d’un outillage d'entrepreneur, ni les véhicules, ni les instruments à traction mécanique, ni la machinerie à l'usage d’un établissement à l'étranger la propriété de limmigrant pendant au moins six mois avant sa venue au Canada, et sous la ré<ern : rèrlements du ministre des Douanes: toutefois, n: peuvent ‘tre cléclarés comme effets d'immigrants, les articks imposables qui n'acecmpagnent pas limmigrant lors d': <a première venue; et ces articles ne peuvent étre vendus ni autrement allié 64 sans acquittement des droits avant qu'ils aient été douze mis on usage vfiectif en Canada.”

Agents du Gouvernement.

Ils ont pour mission de fournir, soit verbalem: nt, soit par écrit, tous les renseignements, brochures, cartes, ec. doni futur colon peut avoir besoin.

Montréal, S?, rue Saint-Antoine, M. Emile Marqu'tte, tout ce qui concerne l'immigration et les mines.

M. L-F, Carufel, pour tout ce qui concerne la colonisation, la chasse et la pêche.

M, abbé Fvanhoë, Caron. colinisation et rapatriement.

Laurentides, P.9. Damase Gauthier, colonisation et rapatriement.

Québec. Capt, Geo. LeBel, immigration,

Ville-Marie, M, AÀ.-0, Barette, mine:

Hull, E.-H. Laflamme, mines,

Worcester, Mass, E.U, J.-B. Lucier, rapatriement,

gralion P. f'oursin, inmi ra lon P. Wiallari mmie gration, Invers, 29, rue du Souey. M, 1, Tréau de Coli gration (1). | N-B—M., E, Mur juette s'oci pe tout <pécialement lu placement gratuit des domestiques, garcons de fermes de L'éms sion les certificats de mineur<, de permis d'exploitation, e’e, M, L.-E, Carufe! fournit les renseignements divers sur les régions à coloniser, l'obtention des facilités tran<port pour les colons et l'émission des permis de chasse et de pèch?. Brochures, cartes, ete, On peut « ls proœcurcr gratuitce ment, soit en s'adressant 1 bureau d'fimtnisgration et de Cole misation, S2 rue Saint-Antoine, Montréal, ou au Ministère de Ja Colonisation, des Mines et des Pôchories, à Québe:,

Lnini-

La fromaserie de M. Mathias Michua

Agences des Terres.

Il y a trois agences des terre: de C uronne ilans li région que nous décrivons, avec bureaux à Matane (Saint-

(1) MM. Gauthier, Bélanger, Foursin, Fréau de Cali et Wiallara, relèvent du gouvernement fédéral,

Re

Jérôme), Amqui (Saint-Benoit-Joseph-Labre) et Saint-Laurent-de-Malapédin. C'est à ces bureaux que le colon devra s'adresser pour acheter son lopin de terre, Il pourra aussi s'adresser directement au ministère des Terres et Forèts, ou encore au ministère de la Colonisation, des Mines et de: Pecheries, il s'agit de lots compris dans une rés-rie de colonisation.

Le prix des terres varie de 20 à 30 cents l’acre, Dans la vallée de la Matapéilia, il est de 20 cents l’acre.

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