‹ La région Matane-Matapédia [microforme]Chapitre 6 sur 21 · PR RE · texte numérisé non relu

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Aperçu Historique.

Les premières concessions de terre de la région Mi Matapédia datent de la fin du XVIe siècle, En 16?:, la seigneurie de Matane est concédée au sieur Mathieu d'Amours. Donakt Mack: nnon l'acheta en PTS des descendants de la funille d'Amours pour la revendre, en ?93, à Simon Fraser.

La seigneurie de Métis comprenait les fiefs Métis et Saint-Barn be concédé 1, do Picras en 1659 et devenu: “ti commencement du XfKéme siècle la propriété de la famille MeNider, puis en 1891, de James Sheppard ; celui du lac Metis, d’abord concédé, en 169%, à Augustin Rouer, sieur de la Cordonnière; enfin le fief de la rivière Métis, dont le premier conces-

Le pont Mercier à Saint-Laurent de-Marapédiu.

sionnaire fus François Pachot et qui appartient aujourd'hui à lord Mount Stéphen, M. W. Furguson, de Métis. possède maintenant presque tous les droits de la seigneurie de Métis.

En 1694, la seigneurie du lac Matapédia fut concédéo à Louis-Nicolas-Joseph d’Amours. Patrick Langan en acheta les deux tiers, en 1797, à une vente faite par autorité de justice, et

CAC)

On remarquera que les concessionnaires de ces fiefs et seigneuries semblent avoir fait peu de cas de ces propriétés et que quelques-unes fûrent abandonnées et vendues par le shérif. La raison en est que le mouvement colonisateur ne se porta guère vers cette région éloignée, si l'on en excepte quelques rares établissements sur le littoral du Saint-Laurent, où l’on se livrait surtout à l'industrie morutière. Dans sa *Topograj ie du Bas Canada”, publiée en 1815, Joseph Bouchette ne fait aucune mention des établissements qui auraient pu s'y développer: mais il mentionne la vallée de la Matapédia comme une terre fertile et appelée à devenir un important centre agricole.

in 1818, James McNider, seigneur de Métis, dit. ‘evant un comité de la Chambre d’Assemblte du Bas-Cnaada, qu’une quarantaine de familles, surtout das Ecossais, se sont établis dans sa seigneurie. Il fournissait aux colons les provisions, les “urosses hardes” et se faisait payer en travail. Les deux premières années, les colons ne payaient rien en argent, et ensuite, une rente annuclle de douze shellings et demi. Parlant des récoltes, il dit : “Le blé d'automne pesait 78 livres le minot; le seigle d'automne, 62 livres; lavoine, 46 livres; l'orge mondé, 60 livnis; l'orge barbue, 45 livres; les navets avaient 35 pouces de tour et les carottes, l’oignon, les choux et les patates étaient d'une qualité excellente et d'une belle grosseur.” (1)

Vers la même époque, un certain nombre de loyalistes des Etats-Unis s'étaient fixés à Restigouche. On trouve d’intéressants renseignements sur cette colonie et les conditions d'établissement dans le témoignage de M. Isaac Man, devant le sus dit comité:

“Un homme qui s'établit doit avoir les moyens de s& fourair avec sa famille de provisions pendant au moins une année après être arrivé sur sa terre. Je regarde comme absolument nécessaires les ustensiles, les hardes, les lits et couvertures ot quelques articles pour son logement, tels que des vitres, des clous et des pentures. J’ai toujours considéré £20 à £25 pour chaque individu d’une famille comme la moindre somm2 qu’un homme dût avoir en argent en partant de Québec pour se mettre sur sa terre.

“Dans les établissements, on paye rarement le travail en argent. Des provisions, des animaux, des effets sont les moyens

(1) Andrew MeNider s'était auparavant ruiné dans une tentative de colonisation et son successeur ne fut guère plus heureux.

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