‹ La région Matane-Matapédia [microforme]Chapitre 7 sur 21 · LEA · texte numérisé non relu

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les plus ordinaires de rémunération: où Lin. l'on rend le travail; mais je suis d'opinion qu'une personne placée sur une terre ne réussira jamais à moins qu'elle ne donne tout son travail et son attention à son propre lot, car l'expérience a prouvé que cest un mauvais système que de gagner de quoi vivre en travaillant de temps à autre pour les autres,

“Pour avoir un billet de location, le colon dit avoir le moyen de se rendre sur son lot et les moyens dy subsister pendant une année. Dès que le choix du lot est fait on ne permet aucun échange, Un homme, une fois placé sur sa terre, il ne

Le confluent des rivières Matapédia et Ristisgouche,

lui était plus permis, sous aucun prétexte, de S'abcenter sans l'approbation du Département, et s'il le faisait, son lot était donné à quelque autre. S'il avait fait quelques améliorations sur la turre, on les faisait estimer par deux personnes désintéresstes, et celui à qui le lot de terre était donné était obligé d'en payer le montant au premier possesseur dans le cas où il retournerait à son établissement, Le temps fixé pour la résidence avant qu'un homme soit mis en possession de son titre est de trois années, si durant ce temps, il a continué à accomplir les conditions d'éta-. blissement, on devait le lui donner immédiatement.”

Ces colonies des seigneuries de Métis, Matane et du canton Restigouche se développèrent tant bien que mal. Dans son grand ouvrage, “The British Dominions in North America” (Londres 1831), Joseph Bouchette écrit qu'il y avait dans la seigneurie de Métis une population de 110 habitants, un moulin à farine, une scierie et un magasin; dans elle de Matane, 245 habitants, un moulin à farine, une scierie, une chapelle ete. ; Restigouche avait une population de 319 âmmes, dont quelques Acadiens, trois magasins, etc.

Ce fut en 1830 que le chemin Kempt fut ouvert entre Métis et la rivière Restigouche. Malheureusement, ce travail avait été fait à la diable et ne fut mais terminé. Il ne rendit donc pas les services qu’on était en droit d’en attendre, mais il n'avait pas moins attiré l'attention du public sur cette contrée éloignée, et, en 1842, la population du canton Matapédia était assez nombreuse pour justifier son érection en municipalité,

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