SCENE III
LE ROI, LA REINE. STROZZI, entrant. U porte te costume des officiers du palais.
STROZZI
Un chevalier français qui veut être inconnu Pour révéler, dit-il, un important mystère, A Rhodes, ce matin, en secret est venu.
Le roi souffrant encor, veut-il qu'on l'introduise? Ou, pour vous délivrer d'un trop pénible soin,
A l'ambassadeur de Venise Doit-on le renvoyer?...
LE ROI
Il n'en est pas besoin î La reine qui bientôt de la toute-puissance, Pour un fils encore au berceau Va supporter le pénible fardeau, Voudra bien en mon nom, lui donner audience! (A la Reine.) C'est votre règne qui commence, Noble femme !... et mes yeux avant de se fermer, Vous verront, des partis confondre l'espérance ï Qui mieux que vous saurait se faire aimer?
(Le Roi sort par le fond appuyésur la Reine.) strozzi,» part, regardant au fond.
C'est bien lui!... c'est Gérard !... Sous cette robe aus-
(tère En ce palais ose-t-il bien venir?
C'est à Mocénigo de percer ce mystère, Courons le prévenir...
(Gérard entre, Sirozzi l'observe avec défiance.)