‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 14 sur 105 · POMONE MICHELA · texte numérisé non relu

POMONE MICHELA

On me vole !

FLORE

On me tue !

CASTIGLIONE

Angélique !

Vous avez le profil de la Rachel biblique.

PAXTASILÉE,

s"iaterposaiit entre Castiglioue et Angelica. Eh bien ! allez garder les troupeaux chez Laban !

CASTIGLIOXE, à Pautasilée.

Dites un mot, houri, je coiffe le turban, Et j'ai mon paradis dans une perle !

POMPEO CORTEZ

Donne Tes fleurs, Flora!

JEAN CESANO

Donnez vos pommes, ô Pomoue !

ACTK PREMIER

FLORE

Non !

POMOXE

Laissez-nous!

PANTASILÉE,

avec une caucleur très maniérée.

Jésus ! serait-ce un guet-apens ?

Notre jeune innocence ignorait les serpents, Et jamais ou ne vit d'Èves plus ingénues. Nous espérions en nos honnêtes retenues Qu'en route on cueillerait des fleurs...

Les jeunes hommes reuleut les embrasser.

aux buissons verts !

Mais vous, soudainement terribles, et pervers, Sans que le cri tremblant de nos pudeurs vous touche. Vous nous baisez les mains, les bras, les yeux, — la bouche ! Et voici nos rubans tout sens dessus dessous. Hélas ! méchants seigneurs ! que voulez-vous de nous ?

CASTIGLIOXE

Pardieu! Je t'aime ainsi, sainte Pantasilée!

JEAN CESANO

à Pomone.

Je t'adore, nouuain !

POMPEO CORTEZ

à Flora.

-cî

■20 LA REINE FIAAIMETTE

JKAN VASARI, il Michela.

Neige immaculée!

CASTIGMONE, <i Pantasilée.

Ange! sans rien d'humain î

(Lui regardant la gorge.)

ni d'artificieL

PANTASILÉE

Des anges! Soit. Qu'il faut poursuivre jusqu'au ciel!

Elle s"enfuit, en éclatant de rire, suivie par toutes les belles filles, qui montent la côte, ù droite; les jeunes hommes s'élancent à leur poursuite, mais ils s'arrêtent brusquement. Restent en scène Jean Vasari, Jean Cesano, Pompeo Cortez, Castiglione. On entend encore les rires des fugitives.

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