‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 15 sur 105 · ACTE PREMIKH · texte numérisé non relu

ACTE PREMIKH

JEAN CESANO

Et leur fuite Nous laisse libres.

POMPEO CORTEZ

C'est ici le lieu ?

JEAN CESANO

Choisi

Par Monseigneur Sforza lui même.

Parait le cardinal.

Et le voici.

Tons s'inclinent sur son passage. Il traverse lentement la scène. Il se tourne vers eux qui saluent plus cérémonieusement. Long silence non sans (luelque solennité. Le cardinal s'assied. Ils se redressent.

CÉSAR SFORZA

Le Saint- Père a pesé vos griefs. Il estime La révolte, à l'égard d'Orlanda, légitime, Et veut que vos desseins, justes, aient leur effet. Pendant que j'obtenais cela, qu'avez-vous fait?

JEAN CESANO

La reine est au couvent d'Assise...

CÉSAR SFORZA

Une hérétique !

Au cloître ?

CASTIGLIONE

Pour Tencens, les fleurs, et la musique !

JEAN CESANO

Puis, elle se complaît quelquefois à ce jeu, La païenne, d'avoir des caprices pour Dieu! Donc elle est en retraite aux Clarisses d'Assise... Le sixième d'avril, au matin, je précise, Elle rentrera dans Bologne. Ce jour-là, Des hommes sûrs, que mon lieutenant enrôla. Seront de garde, assez nombreux, une centaine, Aux portes du Palais, dont je suis capitaine.

CÉSAR SFORZA

Fort bien, monsieur le grand veneur.

■POMPEO CORTEZ

Pages, valets.

Ce matin-là, jusqu'aux bas servants du palais. N'obéiront à nul ordre de femme ou d'homme Sans m'avoir consulté d'abord, moi, majordome.

CÉSAR SFORZA

Fort bien, monsieur le grand échanson.

JEAN VASARI

Un archer Pour que la garnison puisse en hâte marcher A notre aide au premier signal donné pour elle. Se tiendra dès le jour levé sur la tourelle Du fort de Sammoggia, dont je suis le gardien.

CÉSAR SFORZA

Monsieur le gouverneur de la ville^ fort bien!

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