‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 36 sur 105 · I.A KKIXE FIAMMl'lTTI'l · texte numérisé non relu

I.A KKIXE FIAMMl'lTTI'l

Quelqu'un m'a raconté qu'un jour, — c'était le temps

(Jù Louis le douzième et Ferdinand d'Espagne

Tenaient avec le pape et les ducs la campagne, —

Des cardinaux, venus en pompeux apparat.

— On voulait que la reine à la ligue adhérât —

La virent qui jouait dans de jolis tapages

Sur les marches du trône avec ses petits pages !

CHIAKINA

Elle a d'autres plaisirs, je m'imagine?

ORLANDA

Oui !

Comme le goéland par un phare ébloui A tout ce qui ra^'onne elle vole, et s'y brûle Avec délices ! Sou aïeul, le duc Hercule, De mille oiseaux brillants, arc-en-ciel envolé En joyaux, se faisait un diadème ailé.

Et sentait, disait-il, ses tristesses guéries A voir rire un brasier rose de pierreries. Elle tient de l'aïeul d'adorer ce qui luit : L'aspérule des bois et l'astre de la nuit. Le bonheur sans égal dont elle s'émerveille C'est quand, le soir, comme un jour plus clair qui s'éveille, La belle fête heureuse aux royaux escaliers Allume les flambeaux et les yeux par milliers, Et que tous les regards, dans toute la lumière Qui l'éclairé d'abord, l'admirent la première !

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