‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 4 sur 105 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Un jeune homme est venu, hier soir, clans ton auberge?

LUCAGNOLO

Fier comme un condottiere et doux comme une vierge !

Si fier qu'on pense voir descendre d'un tableau

Le demi-dieu Michel ou l'archange ApoUo

Quand il lève sa face au regard de jeune aigle!

Si doux, les bras en croix, l'œil clos selon la règle,

Qu'il semble, avec sa joue encore sans duvet,

Une nonne glissant du Parvis au Chevet.

Montrant la porte au haut de l'escalier. Il loge là.

LE PÈLERIN, à soi-même.

C'est bien.

' LUCAGNOLO

Faut-il qu'on vous apporte, Avec le pain, de l'eau?

LE PÈLERIN

Reste encor.

Montrant la porte basse, à droite.

Cette porte?

LUCAGNOLO

Celle- d'une cellule où j^our de doux reclus Nous'mettons quelquefois deux couverts, — jamais plus.

n LA lŒINE FIAMMETTE

],!■ pèlerin va vci^ la iioitc. l"eiUr'ouvre, regarde à l'iulérieur.

LE l'KLERIN,

se retournant vers Lucagnolo.

Cl mil te !

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