ACTE TROISIÈME
Danielo! Mon trésor!
Éveille-toi. Parlons, rions. Je suis encor Tremblante.
DAMKLO
Toi!
ORLANOA
Tes mains! tes yeux! J'ai fait un rêve Aussi... figure toi... c'était affreux.
DANIF.LO
Acliève !
OULANDA
Mais c'est fini. Je ris. Songe donc! J'ai rcvé Que tu venais à moi. sombre, un poignard levé...
DANIELO
Iléléna !
ORLAN'DA,
reprenant le poignard.
Celui-ci justement.
DANIELO
Quel prodige!
ORLANDA, lui offrant ramne.
Prends-le. Je n'ai plus peur. Allons, prenez, vous dis-je.
Elle joue avec le poignard, offrant le pommeau, la pointe ver^ Plie.— Comme dans une attente, et avec l'orgueil du déli ;
90 LA RICIXE FIAMMETTE
Là, dans l'or, ec sont des reliques?... d'un grand prix".'...
Prends donc.
Il prend, le poiguarcl, elle attend un peu. Elle a un rire fou,.. Elle lui saute au cou.
Ah ! je t'adore! Et vois comme je ris!
DANIELO
se dégageant doucement.
Quel divin signe, ou quel infernal stratagème, A celle que je hais mêle celle que j'aime?
Il a traversé la scène. Il s'assied en rêvant sur l'escabelle près de la table, où, par mégarde, il laissera le poignard. — Orlanda est restée assise sur les marches du lit. Très rieuse :
ORLANDA
Mais ces hommes sont fous ! Aller, précisément. Pour m'en faire un bourreau, choisir, qui ? mon amant! Après une petite rêverie. —Avec une résolution gaie.
Eh bien! soit. Ce qu'on veut, je le \eux. L'heure est proche, Il l'en faut avertir.
Elle s'est levée. Elle traverse la scène. Elle s'accoude à l'épaule de Dauielo. Très doucenieut.
J'ai bien peur d'un reproche, Danielo.
Il se retourne.
J'ai menti ce matin, pour avoir Quelques heures de plus le charme de vous voir. — C'était bien aujourd'hui la date...