ACTE QUATRIÈME
Les jardins du palais, à Bologne. — Partout des fleurs et des arbustes rares, où se dressent çà et là, dans un désordre apparent, des statues de nymphes et de dieux .
La scène est assez vaste, dans un encadrement de portiques qui mettent comme des ouvertures d'allées entre les verdures.
A gauche, au second plan, au-dessus de trois marches, le trône préparé pour la Reine, — plutôt un trône de divinité que de reine, avec des attributs mythologiques. — Un trône de dryade princière.
A droite, au premier plan, une statue de Diane qui lance des tlèches.
Au milieu, un escalier, très vaste, aux nombreuses marches de marbre, monte vers une terrasse praticable, où, à droite et à gauche, sont dressées des estrades pour les musiciens.
De cette terrasse commence vers le palais, — tout blanc, — que l'on voit un peu de biais, un autre escalier très blanc, praticable aussi, tournant à demi presque dans le lointain.
Des jets d'eau, dans des massifs de verdures, mettent des fusées irisées. — Une impression de joie et de luxe, de lumière et de fête.
Au lever du rideau, la scène est vide. On entend venir de là-haut, du palais, où, par instants, des groupes apparaissent sur le second escalier, vme musique de danse, lointaine, presque éteinte, — musique grêle et toute faite de cordes et d'instruments de bois.
Quelques heures se sont passées depuis l'acte précédent.