SCÈNE PREMIÈRE
VIOLA, VIOLETTE, VIOLINE
Ce sont les trois folles de la Reine. Presque des enfants. Des habits de fantaisie et de rêve, rappelant, — avec des réminiscences mythologiques, le costume des bouffons royaux. — L'habillement de Triboulet et de Momus, compliqué d'un charme féminin, avec des enfantillages. Un peu de turquerie, aussi, selon la mode du temps. — Elles ont des marottes où tintent des grelots.
Au lever du rideau. Viola sort du palais, tout en haut, traverse des groupes de seigneurs et de dames, sautèle de marche en marche, descend avec des brusqueries d'oiseau, a l'air de chercher quelqu'un, arrive sur la terrasse, et parle en agitant les grelots de sa marotte.
VIOLA, sur la terrasse, penchée, agitant sa marotte, et appelant.
Violette ?
Sur la scène, Violette sort d'entre les arbres de gauche et répond d'un coup de marotte,
VIOLETTE
Voici !
VIOLA, se tournant vers la droite.
Violine ?
Violine sort d'entre les branches de droite et agite sa marotte.
VIOLIXE
Voilà !
Violette et Violine, se prenant par la taille, et tournant le dos au public, s'avancent vers Viola qui descend l'escalier de la terrasse. Viola vient à elles, les enlace en les faisant se retourner; elles forment un groupe comme de trois touffes de fleurs mêlées.
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Le bouquet est complet. r:\v j'y join- \"iola !
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à droite, déroulant son è<'liarp(' dont clic a douué un bout à Viola,
et tournant autour des deux folles.
Va moi, pour que la Reine en ^euille être parée, Je l'enrubanne avec une écharpe dorée!
Elle revient ù sa première place. Les deux bouts de l'écharpe :^e rejoignent, formant comme une faveur autour du bouquet vivant. Et les trois folles éclatent de rire !
le doiyt sur la bouche.
Silence ! Nous avons des devoirs !
VIOLETTE, très urave.
VIOLIXE,
(le même.
Je crois bien!
Sérieux !