‹ La reine Fiammette, conte dramatiqueChapitre 89 sur 105 · SCÈNE MI · texte numérisé non relu

SCÈNE MI

Les mêmes, CHIARINA, puis le promoteur, suivi de QUELQUES NOXXES CLARISSES, PUIS GIORGIO D'AST,

PUIS CÉSAR SFORZA

Chiarina entre par la droite et court à la reine.

OR L AND A

Ah! —Tu l'as vu?

CHIARINA,

douloureusement, à voix basse.

J'ai vu son désespoir s'aecroitre.

« Si je n'ai pas la mort, a-t-il dit, j'ai le cloitre! » Il s'est enfui.

ORLAXDA

L'ingrat. Mais je le rejoindrai !

Partons.

Elle se lève, appuyée à l'épaule de Chiarina. Elle s'arrête, c'est

LA HKLXK FIAMMKTTK

qu'elle voit le groupe des nonnes à. la porte du milieu, et le Proniciteur <iui s'avance entre la double haie des courtisans.

Que veut cet homme? Et qu'a-t-on préparé? César Sforza entrera silencieusement après les deux premiers vers lus par le Promoteur; il se tiendra devant la porte à droite.

LE PROMOTEUR, lisant.

(( Nous, Pierre, abbé, commis du sicge apostolique.

« A poursuivre en tous lieux, clandestine ou publique,

« L'hérésie exécrable et folle de Luther ;

(( En vertu de la bulle Indulgeat Noster;

({ — Devant César Sforza, prince du consistoire; —

(( Requérons qu'Orlanda, maléfice notoire,

« Suspecte de prêter aide au schisme infernal

(( Dudit Luther, paraisse à notre tribunal,

« Pour être au nom du Roi Jésus qu'elle renie.

« Absoute, s'il se peut, et, s'il le faut, punie! »

Mouvement de surprise parmi les courtisans. Jean Cesano et ses compagnons laissent voir la joie du triomphe. Orlanda pleure dans les bras de Chiarina.

ORLANDA

Hélas !

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