SCÈNE III ORLANDA, DAXI1<:L
ORLAXDA
Danielo !
Danielo, sévère, avec un niouvemeut qui s"oppose.
DANIELO
Je croyais, en ce lieu de détresse, Trouver la pénitente et non la pécheresse, Et que de votre esprit repentant du passé Seul, le nom du Seigneur n'était pas effacé.
ORLAXDA
Mais je n'ai que ton nom au cœur et sur la lèvre. Et chaque battement de ce cœur dans la fièvre En est une syllabe !
II se détourne vers la porte.
Oh ! ne me quitte pas !
Comment ! Je vais mourir, — de quel affreux trépas ! Et toi, par qui je meurs, car, si j'étais restée Souveraine, ma vie eût été respectée, Toi, d'oLi vient tout le mal qui semble venir d'eux, Quand déjà sur mon front le silence hideux Des ténèbres comme un grand filet se déploie. Tu ne veux même pas m'accorder cette joie De sentir mon regard s'éteindre sous le tien Et de t'enteudre avant de n'entendre plus rien !