ACTE 11, SCÈNE IX
URUINO.
néfléchtsscz. Madame!.. Votre voU resterait impnissante sur ce peuple que vos cunemis ont abusé , sur ce peuple qui n’a jamais pu appré* cicr toute la grandeur ctla bonté de votre âme... etàqui vos traits même sontétrangers... Croyez* moi. Madame . il vaut mieux retourner eu Pro* vcnce et attendre...
JEANNE
Attendre !.. laisser la trahison se consommer ! non pas ! (Se disposant it sortir.) A Naples, marquis d'Crbinot à Naples!..
(Ëllese dirige vers le fond, précédée part rbi no. On apcrçoitdes scniiueUes postées^ l’extérieur et qui s'opposent à leur passage.)
URRINO.
Que vois-je? des soldats!..
JEANNE
Serais-je piisonniére?.. Qui donca osé?..
SCKNE IX.
Les Mêmes, TAULNTE, tenant un papier a la main, DUftAZZO.
DORAZZO.
Moi, Madame! prévoyant les dangers que courrait Votre Majesté en s’éloignant de ce château, j’ai dû songer à la sûreté d’une existence qui nous est si précieuse... A Naples, vous. Madame, mais ce serait vous perdre !.. Vos sujets soûl maintenant livrés à eux-mémes, et pour les faire rentrer dans le devoir, il faut une main ferme et puissante... ceUo d’une femme...
JEANNE
Songcrail-on à m’ûier la couronne ?
DUHAZZO.
Votre noblesse vient de délibérer, Madame...
elle pense que Votre Majesté, éclairée sur les dangers qui nous menacent et pour éviter de grands malheurs, n’hésitera pas à...
JEANNE
Parlez, Messieurs... Prisonnière, je suis forcée de vous entendre. .. (Sur un signe de Durauo, Tareotc s’approche lentement de Jeanne et lui présente le papier qu’li ticntàia otain. — Jetant les yeux surle papier.) Qu’ai-je vu?., une abdication!.. (A part , montrant Tarentc.) Et c’est lui qui vient ! lui!..
OCRAZZO.
Que décidez-vous , Madame ?
JEANNE
Le trOne, par la trahison , vous pourret me le ravir!., mais l'abandonner de moi-méine... jamais !.. (a part , après avoir jeté un regard rapide sur Tarentc.) Que Je soullhe , mon Dieu! que je souflre!/. (Haut.) Suivez-moi, marquis d’ürbino!..
(elle sort précipitamment par la porte de gauche ; t'rbino la suit.)