‹ La reine Jeanne opéracomique en trois actesChapitre 9 sur 48 · JEAN!IE · texte numérisé non relu

JEAN!IE

Et au milieu de mes ennemis, lui , le prince de Tarentc !

rneiNo.

C'est un coup terrible pour votre cœur, sans doute... mais dans ce moment, Madame, livrée sans défense à une noblesse qui fait cause commune avec le peuple , rintérét de votre sûreté exige que vous songiez...

JEANNE, avec douleur.

Ah! je ne liens plus à l’existence... celui qui me la faisait aimer, il m’abandonne, il me trahit!.. l'ami de mon enfance, lui qui disait me chérir comme une strur, et que je croyais n’aimer que comme un frère...

unniNo.

Cet amour, qui a toujours été un secret pour tous... que le prince de Tarentc n'a jamais connu... oublicz-lc, Madame!

JEANNE

L’oublier!., oui, je le devrais!., mais cet amour, c’est ma vie!.. Vous avez vu mon désespoir, lorsque j'appris l'arrestation du prince de Tarentc... les mains jointes, les yeux remplis de larmes, je me suis jetée aux pieds du Roi, j'ai demandé sa grâce... non pour devenir une épouse coupable, mais pour sauver celui que j'aimais tant!..

VRBINO.

Et vos prières, vos sanglots, que le Roi attribuait à la seule amitié, n’ont pu le fléchir... il nous laissa même toujours ignorer la cause de sa colère... Les joui's SC passaient et sa rigueur ne se démentait pas... C'est alors, Madame, que, voyant votre douleur, je vous conseillai de quitter ritalie pour vos états de Provence... j'espérais que l'éloignement , vos devoirs de Reine vous feraient oublier cet amour... Quelle était mou erreur !.. A Li nouvelle de la mort du Roi, vous êtes accourue ici , moins pour régner seule, que pour partager le trône avec celui qui conspire aujourd'hui contre vous... Madame, penser encore ù cet amour , ne rien tenter pour assurer les jours de Votre Majesté... pardonnez-moi , mais ce serait..

JEANNE, comme revenant à elle.

Une faiblesse... vous avez raison , il faut me rendre à moi-même... D'ailleurs, le prince de Tarentc. je ne l’aime plus... il est temps de me rappeler que je suis reine, que j'ai une couronne â défendre... Marquis d'Urbino , dans un instant , nous partirons pour Naples.

VBBINO.

Y pensez-vous. Madame? mais votre présence, au lieu de calmer la révolte, ne ferait que la rallumer!.. C'est vouloir courir à une pene certaine!.. Qui pourrait vous défendre? vous êtes seule, sans partisans!.. Ce peuple, vous le savez , Madame , on ne lui a jamais appris à vous connaître, a vous himer... Du vivant de votre époux , on a su vous tenir sans cesse éloignée de Naples... te bien que vous avez pu faire, on laissait ignorer qu'il venait de vous... le mal, on en changeait votre nom !

JEANNE, arec amertume, k CVsi vrai’

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