SCÈNE VI
LesMëiies, Seigneurs.
CIUKUn dé( Seigneur*, «ntraiit •( entourant le priuce de Tarente
Après UQ cruel cscitvage ,
Eli quoil Tarente est üe retour?
Chacun üe nous rendait lioramagc .
A ses talens , è son courage ,
Ah I pour nous tous, c’est un beau jour I
TARKNTK , leur terrant U luaiii»
Mes amis, je vous rcmerdc.
Quand la révolte , ici, menace votre vie ,
Me voici prêt à partager Vos combats cl votre danger!
DCRAZZO.
Aucun danger ne nous menace !
! TAReJtT*.
Mais, cependant , le peuple, avec audace,
A méconnu ses devoirs et les lois I
ÜURAZZO.
Le peuple a proclamé ses droits...
I Le peuple est le plus fort... nous devons nous sou-
(mettre ,
S'il veut choisir un nouveau maître.
LES MUCNECRS.
Le peuple est le plus forL.. nous devons nous sou*
(mettre ,
Il faut obéir i sa voix !
t^elul qu'il cliobira pour maître ,
Doit aussi fixer notre choix.
ounAzzo.
Eh bien ! ce choix est fait... mais celui qu'on désigne N'accepterait ]>ascet honneur,
Si par votre concours , vous ne le rendiez digne De gouverner avec splendeur t Oui, pour l'aider à sauver la patrie,
Soyez ses guides, scs appuis...
Partagez avec lui , sa voix vous en supplie 1 Le fardeau des emplois qui lui seront commis
(A uu Srigueur.)
A VOUS , marquis Siello , soutien de la couronne ,
Les pouvoirs de haut justicier!
(A Un auUe.j
A VOUS , comte Slrozzi , que l'estime environne , Tous les soins de grand trésorier...
Pour VOUS , Tareoie, vous, votre voix souveraine Doit commander i nos soldats I