SCÈNE IV
Les Mêmes, cm Huissier.
l'huissier , annonçant.
Le prince de Tarcnic !..
DURAZZO, à part.
Tarcnic! comment sc fait-il?.. (Haut, i Lillo, en lui faisant signe de se retirer.) Lillo...
LILLO
C’est juste. Monseigneur... il ne faut pas qu’on nous voie ensemble... Je sors et j’attendrai vos ordres...
(li salue Durazzo et sort par ta droite.)
SCKNE V.
DURAZZO, TARENTE, entrant parlefond.
DlîRAZZO, courant a Tarente.
Que vois-je ! comoiem , vous ici , prince de Tarente ? les babitans de Palerme auraient-ils brisé les portes de la prison d’état, où vous gémissiez depuis cinq ans?..
TAUBNTE.
Non, Durazzo, non... les Siciliens, en apprenant la révolte de Naples, n'ont pas cberché à se soulever... Mais le gouverneur , jugeant que la cause de Jeanne était perdue , est venu luiméme m'annoncer que j'étais libre... et je suis accouru ici...
DURAZZO
Pour joindre vos cirons aux nOires, pour aider à renverser un pouvoir qui vous a condamné à une prison pcri^tuelle... quel arrêt barbare !.. En vain vos amis sollicitèrent le roi André , il resta sourd à nos prières. . . et lorsque nous voulûmes savoir quel était votre crime, André garda le silence le pins absolu...
TARENTE, a part, arec joie.
Grâce an ciel, on ne sait rien !..
DURAZZO
El vous-méme, vons n'avez jamais appris pourquoi?..
Non, jamais...
DURAZZO
El à toutes vos demandes ?..
TARENTE
On répondait toujours ; C'est l'ordre du Roi!..
DURAZZO
Eb bien ! aujourd'hui même, vous serez vengé... l’Ius votre coiidamiiatimi Tut criicUc... plus votre vengeance doit être éclatante... |Hiur VOILA, désormais, plus de crainte... plus d’exil!
une place près do trAiic!.. l'.imitié du souverain!..
TARENTE . étonné.
Du souverain !