‹ La reine Topaze opéracomique en trois actesChapitre 10 sur 54 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

RAFAEL, ANNIBAL, m le pnnt.

A MRI BAL.

Comment! encore à Venise, seigneur capitaine? Je vous croyais embarqué depuis plus de deux heures, let chaînes du port sont-elles tendues? le vent a-t-il changé?

RAFAEL, naol..

Pour le moment, seigneur, la brise souffle de terre ferme cl tne lient amarré à l'endroit où nous sommes.

ANNIBAL, «ruant en

Ah! ah! capitaine!... cette brise -là ressemble beaucoup à celje qui retint autrefois, dans le poi l d’Alexandrie, le vaillant M ircus Antonius : elle s'échappe des lèvres de quelque Cléopâtre.

RAFAEL

Par ma fui, seigneur Annilial, votre érudition vous rend devin. Figurez-vous l’aventure la plus étrange, la plus inattendue... Mais, étourdi que je suis!... j’ai lais voua la raconter, comme s'il était sage de livrer un secret d'amour à qui nous a délié ce matin, et n'a qu'à « montrer pour vaincre! Vous n'a lien* je* pas, sans doute, que je vous prenne pour confident, quand il est si dangereux de vous avoir pour rival?

AMORAL

Ah! mon vaillant soldat, vous avez peur!

RAFAËL

Ma prudence est un hotnin ige à votre mérite.

ANRIBAL.

Qui évite la bataille redoute la défaite.

RAFAEL

Précisément. Je dérobe ma luuielic, afin de sauver mes drapeaux.

ANNIBAL

Pardieu ! vous inc donneriez envie de m’élancer à votre poursuite, et si je «avais dans quel vallon vous dicuiiucz... (Fnw* d'«»« Uf«.) Mais je le sais!...

RAFAËL

Vraiment?

ANNIBAL

U aboulil à ce pont, et mène à cette hôtellerie.

RAFAEL

Vous croyez?

C’est là qu’est l’ennemi! c é.-l votre citadelle.

RAI Al L.

Alors, permettez-moi d’y enlrer afin de savoir si elle a coutume de se défendre, car j’ignore encore, je l'avoue, cl la qualité de la place et la valeur de la garnison.

ANMIIAL.

Elle s’est rendue bien promptement pour que vous puissiez compter sur son courage.

w \i Art..

Place démantelée est d’avance abandonnée. Le veut change vile, et ma galère « si prête.

ANNIBAL

Prenez garde, capitaine! rien n'est si difficile que de lever l'ancre quand die s’est prise dans les plis d'une robe. N'oubliez pas le proverbe : Cœur de bohémienne est un miroir; tout le monde s’y voit, personue n'y reste.

RAFAEL

Ma foi!... à la garde de Dieu! (il «oc «Lw i’ti6<«'i«iir, — Ou

cul* ml au loin, aur le uul, 4c* rtunlt qui w nipjanrlinel peu à peu.)

ANNIBAL

Des chants! c’est la comtesse!... A merveille! les gondoliers ont suivi mes instructions, (n rpmnuic au roua w* ciupr«-

u-mrnt, mante »ur io pont cl inutile imtre ilei jeu* une f'iuMe q*i*

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