SCÈNE VI
RAFAEL, TOPAZE
RAFAEL, (iiraimol 1 .Iro'tf.
lis m’ont échappé!... (»e*cti»boi ca »c «.) Volé effrontément! on plein jour!... par deux coquins!... Je. les ai reconnus. ils étaient là, tinl&t... (apercent T<t»n) avec loi... quels sont-ils?
TOPAZE
Que vous servirait de savoir leurs noms?... que vous servirait même de les poursuiv re? leur châtiment, sansdoule, n’est pas ce qui vous touche le plus : (»*« cRori) c’est la perte d uo objet qui vous est cher... dont vous aviez juré, peut-être, de ne vous séparer jamais, (.'et objet, les hoinrr.es qui étaient là n’ont pas eu dessein de vous le ravir. Vous les croyez coupables... ils n’ont été que curieux.
Duo.
TOPAZE
J'ignorai* «pin C* tendre gage Pour vou*. hélas ! cûi mm de prit;
Mail puisqu'il votre cœur épris Il retrace une douce image.
Ce portrait, qui charmait vos yeui,
Et dont la perte vous fait peine,
Ce portrait, A mon capitaine,
Je vous le rends, sojer- heureus !
Adieu I... adieu!... «uyei heureux!.».
(Elle v'rtnigar.)
RAFAEL, la releunt.
Où donc vas-tu?
TOPAZE
Je ne sais... LaUscx-moi...
RAFAEL
Tu ne partiras pas ainsi... Des pleurs!.,, pourquoi? TOPAZE.
Que vous importe?
RAFAEL
Réponds-moi...
Pourquoi ces pleurs? Réponds à l'instant même.
Eh bien... parce que je vous aime!...
Jadis, en un péril extrême.
Par le secours de' votre bras,
Vous m'nvr x ravie au trépas,
Au risque île périr vouî-méme,
Et voilà pourquoi je vous aime!...
Comment ?
RAFAEL
TOPAZE
Qu'un tel aveu ne vous surprenne pas...
Chez nous autres, gnu de liohéine,
Quand on éprouve un sentiment,
On l'exprime tout franchement,
El sans user de stratagème.
On dit simplement : Je vous aime!
ENSEMBLE
RAFAEL
Etrange aventure !
Jamais, je !e jure,
On ne rue fil si brusque aveu.
Fille singulière!
Est-elle sincère.
Ou son amour csl-il un jeu?
TOPAZE
De qtioi sert ma hardiesse.
Alors qu'une autre a sa. foi?
Cubons-lui bien ma tristesse;
Son amour n’est pas pour moi !
(to|oi« i’<toigne par b «IfOrtc ; RaCaèl la repu 'te cl v» U lUlwj il est irr.Mé j.»r b vol» <f Ami 1*1.)