PAR
Victoria, Regina Imper atrix.
John Brown vient à perdre son père âgé de quatre-vingt six ans. Le 21 octobre 1875, la reine assiste aux funérailles qui se font à Micras, petit village en face d'Abergeldie, voisin de Balmoral et écrit le soir dans son journal :
Jeudi, 21 octobre 1895..
« Je suis très contrariée que le temps soit si mauvais pour les funérailles du père de Brown, triste cérémonie qui doit avoir lieu aujourd'hui. Il pleut désespérément, c'est le neuvième jour qu'il fait pareil temps. Ironie ! J'ai vu le bon Brown un instant avant déjeuner : il était abattu et triste et partait pour Micras. A midi moins vingt, nous partons en voiture avec Béatrice et Jane Ely pour Micras. En route nous rencontrons le docteur Robertson. Tout le Long de la maison mortuaire, se tiennent des quantités de gens. Brown me dit qu'il y en avait au moins une centaine. Tous mes gardes, Mitchell le forgeron, Vern de Blachanturn, Symon, Graat, les cinq oncles de Brown, Leys, Thomson le maître de poste, le garde forestier, les gens de Micras-le-bas et d'Aberarder, et mes gens Heale,
Lôhlein de retour aujourd'hui d'un congé d'une semaine, Cowley Jarrett, Ross et Gollins, sergent valet de pied, Brown cl ses quatre frères,le cinquième étant en Nouvelle- Zélande. Donald, arrive seulement pendant la nuit et qui arrive du Buisson, la ferme de son frère Guillaume, nous conduit à la cuisine où se tient la pauvre mistress Brown, assise près du feu et tout abattue, mais cependant calme et pleine de dignité. Mr. William Brown est d'une extrême bonté et se rend utile ainsi que la vieille belle-sœur et sa fille. L'honorable Mr. West, Mr. Sahl, les docteurs Marshall et Profeit, Mr. Begg et le docteur Robertson sont également présents. Les fils et un petit nombre de personnes que Brown a renvoyés de la cuisine, sont dans l'autre petite chambre, avec le cercueil. Un petit passage sépare toujours la cuisine du sitting-room dansées vieilles maisons et la porte est en face de cette dernière pièce, Tunique porte. Mr. Campbell, le ministre de l'église de Crathieesl debout dans le passage dr la porte. Aussitôt qu'il commence les prières, la pauvre vieille mistress Brown se love ci vient auprès de moi, entendant, mais hélas ne voyant plus et s'appuyant sur le dos d'une chaise pondant, lès oraisons que Mr. Campbell dit d'une façon
admirable.
Quand il a terminé, Brown vient et fait asseoir sa mère pendant que ses frères emportent le cercueil. Tout le monde sort et suit. Nous sortons aussi en toute hâte • 'i voyons mettre le cercueil sur le corbillard, puis n i petit monticule d'où nous voyons la proci sion ment sur la route tortueuse,