E. Sergent, Traitéde pathologie. Syphilis, t. I, p
States faculté de s'opposer à l’action d’un agent pathogène quelconque, parasite ou poison. »
Et les agents de l’immunité, on les cherche dans le sérum, dans les globules qui ont mission de lutter contre l'infection actuelle et qui prolongent leur action bienfaisante. Ces anticorps sont tellement complexes que le laboratoire ne les connaît pas dans leur composition intime, n’en fait ni l’analyse dernière, ni la synthèse.
Un chercheur de l'heure actuelle tendrait même à prouver que ce sont eux-mêmes des virus ennemis des pathogènes, des bactériophages. |
Mais ces maladies que l’on soigne ou qu'onempêche d’éclore par l’immunité dosée, si j'ose dire, au centimètre cube, sont des maladies aiguës. On sait qu'une rougeole est terminée, ou une fièvre typhoïde, quand le malade ne présente plus de symptômes. On le sait aussi par des réactions de précipitation, agglutination, floculation, fixation du complément, par les cultures. |
Malheureusement il n’en est pas ainsi de la syphilis. Elle est une maladie chronique, et longtemps après l’accident initial le porteur peut être atteint de manifestations diverses, jusqu'au tabès et à la paralysie générale qui n’offrent aucune ressemblance avec l’affection cutanée du début.
Et ces terribles reviviscences apparaissent après de longues périodes d’accalmie où le sujet semblait présenter tous les stigmates d’une bonne santé (1). « Une