‹ La relation de trois ambassades de monseigneur le comte de CarlisleChapitre 7 sur 31 · I . C'est aussi celle que nous avons ponctuellement suivie · texte numérisé non relu

I . C'est aussi celle que nous avons ponctuellement suivie

xxviij Préambule.

de valeur aux yeux d'un bibliomane, parcequ'elle est moins difficile à rencontrer. Elle diffère des précédentes éditions par quelques changements dans la dédicace au vicomte de Morpeth; par la préface, où l'auteur dit qu'il s'est efforcé d'être aussi concis que possible, tout en présentant plus de faits , et par une tout autre distribution de matières. Dans les précédentes, la description de la Moscovie est insérée après la réception qui fut faite à Archangelà M. l'ambassadeur; ici elle est renvoyée à la fin de la Relation, qui se termine dans toutes les autres par l'apologie de Carlisle; on y remarque aussi quelques corrections dans les dates.

V. Les trois ambassades du comte de Carlisle, ambassadeur de Charles II , roy de la Grande Bretagne , vers Alexey Michailovitz , czar et grand duc de Moscovie , Charles XI, roy de Suède , et Frédéric III, roy de Danemarc et de Norvège , commencées au mois de juillet 1663, et finies au mois de janvier 1665. Où l'on voit quantité de choses remarquables touchant les opinions, les coutumes et le gouvernement des peuples du Nord. A Amsterdam, chez Henry et Jean Boom. MDCC, in-\2. Cette édition est conforme au n. IV au point de porter également : Seconde édition , tandis qu'elle est réellement la quatrième édition françoise (voire même la cinquième , puisque nous en avons trouvé une de 1669) et la troisième publiée à Amsterdam. Son titre, orné de caractères rouges , est le seul qui ait cette recherche parmi les éditions françoises.

Préambule. xxix

Vl.DesGraffen von Carlisk N ahmtns Sr . Kanigl.Maj. von Gross-Britannien abgeUgle Drq Gesandtschafften , an AUxium Michaelowitz, Czaaren und Grois-Fûrsten, in Mosskau, etc., Cari dcn Eilfften, Kœnig in Schneden, etc., und Friedrich den Dritten, Kœnig in Dennemarck, etc. Sambt eincr curieusen Bcschreibung des Landes Moscovien , ingleichen Liefflands und deren beyderseits Einwohner ; aus dem Frantzasischen ûbersetzet, auch in der Bcschreibung hin und nieder vermehret. Franckfurt und Leipzig, verlegt von Joh. Gabriel Ehrî. 1701, in-12, 753 p., dont 16 n. n. La substance de cette traduction, pareillement rarissime, comme son plan, prouve qu'elle a été faite sur celle d'Amsterdam de 1672, ou peut-être sur la précédente. La dédicace de Guy Miége et sa préface y sont remplacées par une préface du traducteur anonyme et une dédicace de l'éditeur, libraire d'Erfurt, à un syndic altenbourgeois , receveur des tailles de Freyesleben , qui la lui avoit demandée. Ces deux pièces nous révèlent que ni le traducteur ni l'éditeur n'avoient connoissance de l'édition angloise. Ils prétendent que la Relation a primitivement paru en françois , et ils ne se donnent pas la peine d'en chercher l'auteur. Ils disent que cette édition allemande a été provoquée par l'intérêt que prêtoit à ce livre la guerre qu'il y avoit à cette époque entre la Russie et la Suède, et qu'ils se sont empressés de la faire paroître pour aider à l'intelligence de la Gazette hebdomadaire. Les augmentations que promet le titre ne nous ont pas frappé , et si cett édition renferme le double de pages des autres , cela

XXX Préambule.

ne provient que du triste choix de ses caractères. Le titre de cette traduction , orné de lettres cramoisies , a cela de singulier qu'il est imprimé transversalement sur deux pages en commençant par celle de l'envers.

La narration de Miége de la réception solennelle du comte de Carlisle au Kremlin est insérée , mais en abrégé et sans ses épigrammes , dans le célèbre Corps universel diplomatique du droit des gens de Dumont et Rousset, Amsterdam, 1726, t. 2, p. 648. Beckmann et Adelung disent que cette Relation est imprimée, sans doute fort sommairement, dans la première édition de Harris , navigantium atque peregrinantiam bibliotheca, London, \'jo<^. Nous n'avons pas pu le vérifier (1), mais elle ne se trouve pas dans la quatrième édition de Harris. »

Quand un ouvrage a paru sept fois, il peut risquer une huitième apparition. Je me figure donc ne m'être pas livré à une œuvre oiseuse en faisant entrer la Relation du comte de Carlisle dans une Bibliothèque digne en tout point du nom gracieux qu'elle a ressuscité ; je

I. La i^^ édition de cet ouvrage est excessivement rare, la Bibliothèque impériale ne la possède même pas ; mais, si nos souvenirs ne nous trompent pas , nous croyons que cette fois Adelung n'a pas tort.

Préambule.

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veux même espérer que les annotations que j'y ai jointes n'entraveront pas trop son succès , parcequ'elles sont empreintes , à défaut d'érudition , d'un sentiment toujours estimable, sous quelque forme qu'il se manifeste, et quand même il se trompe, je veux dire celui de l'amour du sol où l'on est né. Ce n'est pas ce sentiment qui choquera jamais des lecteurs françois.

/^o6poe /rt.io, npaB^y roBopnm'b cM'fcAO.

A MONSEIGNEUR EDOUARD HOWARD vicomte de Morpeth, etc.

ONSEIGNEUR,

Bien que cet ouvrage ait premièrement paru en anglois sous les auspices de monseigneur votre père , j'ai cru néanmoins que c'étoit du devoir et de la bienséance de vous dédier cette édition en françois. Elle a cet avantage sur l'angloise qu'elle en est l'original, et que, pour n'avoir pas été si précipitée, elle en est beaucoup plus correcte ; enfin, qu'elle est couchée dans une langue particulièrement chérie de toutes les nations qui aiment la politesse. Ce ne sont pas là pourtant les raisons qui me font espérer, dans cette rencontre , l'honneur de votre protection ; mais c'est dans cette vue ici que je l'espère principalement, parceque c'est à la mémoire éternelle de monseigneur votre père que j'ai consacré cet ouvrage , car c'est lui surtout qui en fait le sujet et l'ornement tout ensemble; et, comme la vertu porte toujours sa récompense avec soi, c'est à lui à en tirer la gloire qu'il mérite. Ce n'est pas , Monseigneur, que je prétende vous priver du droit que vous y avez , et je n'ignore pas que la police , suivant en cela les ordres de la nature , communique souvent aux enfants ce qui appartient à leur père, tl suffit que Son Excellence soit la source de cette gloire et qu'elle s'épande en ses divers canaux, dont vous êtes le principal, puisque vous avez le bonheur d'être l'aîné de son illustre maison. Mais ce seroit trop peu , Monseigneur, de ne vous imputer qu'une gloire par réflexion ; vous avez dans vous-même une source féconde de vertu , comme si c'étoit quelque chose d'hé-

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