Lettre publiée par L. Cadière, Documents, p
2. Michel-Duc Chaigneau, Souvenirs de Hué, p. 18. Alf. Brissaud, dans sa notice, s'exprime à peu près dans les mêmes termes.
3. Cadière, ihid., p. 73. On sait que tous les ans un galion chargé de produits manufacturés et d'argent mexicain était envoyé aux Philippines, d'où il revenait avec une cargaison de soie et de denrées d'Extrême-Orient. Voir dans Renouard de Sainte-Croix, Voyage commercial et politique, une lettre intéressante sur ce commerce ; II, Lettre LVII, p. 357-378.
raconte * est confirmé par une lettre de Mgr Labartette qui donne bien d'autres détails ^ ; il paraît superflu de les reproduire ici. A partir de 1804, date de ce voyage, il est fort possible que Dayot, ou son frère Félix, en fit d'autres, mais l'information que fournit Sainte-Croix au sujet de l'accueil parfait qu'il trouva toujours auprès de Gia-long est nettement contredite ; d'après une lettre du missionnaire Audemar, il devint odieux à Gia-long à qui l'on rapporta qu'il était un agent des Anglais '.
Sainte-Croix cite dans une note le Pilote cochinchinois de Dayot * et dit aussi que les deux frères dressèrent, en suivant l'armée, le plan des côtes de Cochinchine ^ Il faut fournir à ce sujet quelques explications.
Pendant leurs courses répétées tout au long des rivages annamites, non seulement « en suivant l'armée », mais encore au cours de leurs opérations de ravitaillement, les frères Dayot se livrèrent à un travail qui leur fait grand honneur : le levé des plans hydrographiques des côtes et des ports. C'est Renouard de Sainte-Croix lui-même qui porta en France